mercredi, 19 mai 2010
Le conte à domicile
Non seulement je lis, j'écris, mais en plus, je raconte. Enfin j'apprends. Avec un auteur/comédien/conteur. Et quelques autres. Et un loup qui fait la course avec un escargot, et un arbre qui parle à une hyène. Et une marmotte qui a peur du noir. Et un enfant qui regarde le monde, une dernière fois. Entre autres..
Le pire, c'est que tout est vrai. La preuve ici.
16:15 Publié dans à lire/à voir, cultiver, dans ma p'tite ville | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 07 avril 2010
Des bibliothèques dans le désert
En Afrique aussi, on a étudié le monde. Depuis sept siècles au moins. Mais les moyens manqueront peut-être pour conserver, restaurer, et faire connaître les manuscrits. Certains s'effritent au moindre contact. Dunes de papier sitôt réapparues, sitôt disparues ?
L'article du Courrier international ici
10:07 Publié dans à lire/à voir, C'est quoi une bibliothèque ?, cultiver | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, manuscrit, afrique, tombouctou, courrier international
jeudi, 29 janvier 2009
Premier roman : Maud Lethielleux
A découvrir, le premier roman de Maud Lethielleux, sortie prévue pour le 4 mars : Dis oui, Ninon.
Rien que le titre me plaît.
Découvrir Maud Letjhielleux et des extraits de son roman : http://maudetlesmots.free.fr/index.htm
14:30 Publié dans à lire/à voir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, lethielleux
vendredi, 24 octobre 2008
Sélection Prix Goncourt 2008
Quelle bonne surprise, dans la sélection du Prix Goncourt des Lycéens, de voir apparaître "Qui touche à mon corps je le tue", de Valentine Goby. Quand je dis surprise, ce n'est pas tout à fait exact. Cela ne m'étonna guère, en fait. Il le mérite. Absolument pas horrifiant, ni funeste, ni violent, c'est juste la vie de trois protagonistes intrinsèquement liés, même sans se connaître, qui cherchent tous trois les limites de leur propre corps dans l'espace, le temps, tentent de se l'approprier, ou de n'en rien laisser. Lumineux, malgré la mort, c'est même l'idée de la mort qui rend ces corps plus vivants, les transcendent, les "immortalisent", l'espace de quelques heures nocturnes.
Alors même s'il n'est pas retenu, cela reste, à l'instar d'Ananda Devi par exemple, un roman à l'écriture ciselée, en quête de salut. Sans forcément le trouver.
Sublime.
(le "conte-rendu" à venir)
17:31 Publié dans à lire/à voir, Potins d'écrivains, Ré-flé/a-xions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, goncourt, lycéen
dimanche, 06 juillet 2008
Ni Fées Ni Sorcières (page autorisée aux chiens et ...
Si vous avez quelques minutes, lisez ceci
Extrait :
«- Moi j'vais te dire qu'en 1980 nous on a fait, et attention en babouches s'il te plaît, La Marche des Beurs à travers toute la France de Navarre via l'Alsace et la Lorraine avec un pèlerinage à Poitiers vite fait pour s'excuser qu'on est parti sans dire au-revoir!
10:53 Publié dans à lire/à voir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, apartheid, racisme, algérie, abdel hafed benotman
mercredi, 02 juillet 2008
Secousse du coeur
Lu dans Le magazine littéraire juillet-août 2008 :
"Au fond, l'humour, s'il n'est ni bête ni méchant, c'est une secousse du coeur et de la raison réconciliés : ça postule l'universel, ça ressemble à l'intelligence quand elle est partagée, à l'amour en plus rigolo."
Frédéric Ferney.
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mardi, 24 juin 2008
Le Verbe
" Sur cette route il n'y a pas d'hommes du Verbe. Ils sont partis et m'ont laissé seul. Ils ont emporté le monde avec eux. Question : Quelle différence y a-t-il entre ne sera jamais et n'a jamais été ? "
Cormac Mac Carthy, extrait de La route
23:50 Publié dans à lire/à voir, Un jour un mot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, mac carthy, la route
lundi, 16 juin 2008
Roubaix, l'imaginaire en actes

Des hommes et des femmes vont au bout de leurs rêves. Flux, lumières, reflux, Roubaix est un lieu de tous les passages. Les cheminées d’usines grattent le ciel et témoignent de cette aventure humaine.
Parcs, jardins, musées, ateliers et fabriques s’ouvrent sur tous les horizons et rappellent la force attractive de la ville. Née de la plaine , façonnée par le travail, la cité des grands patrons et des ouvriers du textile s’invente désormais de nouveaux projets. Chatoyante et chaleureuse, Roubaix est en pleine effervescence. Elle attire les étudiants, les créateurs, les stylistes. Ancrée dans le vingt-et-unième siècle, elle se retrouve au cœur des enjeux de la société contemporaine.
Ce beau livre, illustré par les deux photographes Jean-Pierre Duplan et Eric Le Brun, révèle le caractère et l’énergie de Roubaix. Hervé Leroy dévoile l’âme de la cité et de ses habitants. Marie Desplechin qui préface l’ouvrage, ravive les souvenirs d’une enfance roubaisienne. Portrait sensible. La mémoire est invoquée, l’avenir inventé. La beauté d’une ville se construit sur l’imaginaire en actes.

13:19 Publié dans à lire/à voir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roubaix, duplan, le brun, leroy
lundi, 02 juin 2008
Les maîtres du polar
Ce mois-ci dans le magazine Lire : Les secrets des maîtres du polar
Georges Simenon (1903-1989)
Ecrire «gris», limiter son vocabulaire pour «ne prendre que les mots qui ont la même résonance dans chaque esprit», les détracteurs de Simenon le lui ont longtemps reproché. Or ce minimalisme veut correspondre aux histoires qu'il raconte. Le rythme est souvent caractéristique pour exprimer l'action des personnages. Il affectionne le monologue intérieur et les interrogations indirectes. «Je suis un instinctif, dit-il à Bernard Pivot en 1981 lors de l'émission Apostrophes, je ne suis pas du tout un intellectuel. Je n'ai jamais pensé un roman, j'ai senti un roman. Je n'ai jamais pensé un personnage, j'ai senti un personnage. Je n'ai jamais inventé une situation. La situation est venue lorsque j'écrivais un roman mais je ne savais pas du tout où mon personnage allait me mener.» En écrivant ses premiers Maigret, Georges Simenon explique qu'il le fait pour apprendre le métier d'écrivain et que le choix du roman policier lui paraît plus facile, plus technique. Il instaure dès le début ses rituels d'écriture: rumination, rassemblement des informations, rédaction. Il tape directement à la machine, évite de trop se relire, travaille dans une sorte de transe, en quelques jours pour ne pas perdre le fil de son histoire. La dernière étape est celle de l'ultime relecture où l'auteur se contente le plus souvent d'alléger encore son style, retirant des adjectifs, des adverbes. Ce qui l'intéresse, c'est le criminel beaucoup plus que le crime. Maigret au début n'est qu'une silhouette qui va peu à peu se préciser, manifestant sa sympathie pour les petites gens, Paris et ses quartiers populaires. Au départ, Simenon choisit de se pencher sur un homme sans aspérité en état de crise. Les décors restent un peu les mêmes, une France réinventée mais qu'il connaît bien, des impressions de lieux plus que des descriptions précises. Son éducation dans un milieu petit-bourgeois et sa formation de journaliste lui serviront pour imaginer Maigret mais également tous ses personnages qui se doivent d'être «ordinaires». Maigret antihéros, c'est la marque de Simenon, un homme simple, banal mais excellent enquêteur grâce à son don d'imprégnation, son envie de comprendre les raisons d'un crime. «Je tiens Simenon pour un grand romancier, le plus grand peut-être et le plus vraiment romancier que nous ayons eu en littérature française aujourd'hui.» Qui dit cela? André Gide, en 1939. C.F.
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samedi, 31 mai 2008
Quand leurs yeux se rencontrèrent
Extrait :
"Oh, elle enseigne aux torches à briller clair !
On dirait qu'elle pend à la joue de la nuit
Comme un riche joyau à une oreille éthiopienne.
Beauté trop riche pour l'usage, et trop précieuse
Pour cette terre ! Telle une colombe de neige
dans un vol de corneilles, telle, là-bas
Est parmi ses amies cette jeune dame.
Dès la danse finie, je verrai où elle se tient
Et ma main rude sera bénie d'avoir touché à la sienne.
Mon coeur a-t-il aimé, avant aujourd'hui ?
Jurez que non, mes yeux, puisque, avant ce soir
Vous n'aviez jamais vu la vraie beauté."
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