lundi, 02 janvier 2012
Un homme louche

Journal d'un fou, d'un déglingué, aux ressorts trop tendus et prêt à s'envoler, prendre de la hauteur pour mieux observer d'encore plus près ses congénères, cette espèce en voie de prolifération.
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jeudi, 15 décembre 2011
Délire d'amour

J'ai lu entre vos lignes, Ian, et j'ai compris que c'était la seule façon que vous aviez trouvé pour entrer en contact avec moi sans éveiller aucun soupçon. Quelle habileté, quel tact, quelle délicatesse. Cela ne m'étonne guère, à vrai dire, j'ai toujours su, même si c'est la première fois que j'ai la chance de vous lire, que vous étiez exceptionnel.
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jeudi, 01 décembre 2011
Des vents contraires

Saint-Malo et ses côtes déchirées, comme peut l'être parfois le cœur, chahuté par les vagues de l'âme, l'humeur noire comme un ciel en colère.
13:15 Publié dans à lire/à voir, contes rendus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, des vents contraires, adam | | |
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mercredi, 19 mai 2010
Le conte à domicile
Non seulement je lis, j'écris, mais en plus, je raconte. Enfin j'apprends. Avec un auteur/comédien/conteur. Et quelques autres. Et un loup qui fait la course avec un escargot, et un arbre qui parle à une hyène. Et une marmotte qui a peur du noir. Et un enfant qui regarde le monde, une dernière fois. Entre autres..
Le pire, c'est que tout est vrai. La preuve ici.
16:15 Publié dans à lire/à voir, cultiver, dans ma p'tite ville | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |
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mercredi, 07 avril 2010
Des bibliothèques dans le désert
En Afrique aussi, on a étudié le monde. Depuis sept siècles au moins. Mais les moyens manqueront peut-être pour conserver, restaurer, et faire connaître les manuscrits. Certains s'effritent au moindre contact. Dunes de papier sitôt réapparues, sitôt disparues ?
L'article du Courrier international ici
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jeudi, 29 janvier 2009
Premier roman : Maud Lethielleux
A découvrir, le premier roman de Maud Lethielleux, sortie prévue pour le 4 mars : Dis oui, Ninon.
Rien que le titre me plaît.
Découvrir Maud Letjhielleux et des extraits de son roman : http://maudetlesmots.free.fr/index.htm
14:30 Publié dans à lire/à voir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, lethielleux | | |
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vendredi, 24 octobre 2008
Sélection Prix Goncourt 2008
Quelle bonne surprise, dans la sélection du Prix Goncourt des Lycéens, de voir apparaître "Qui touche à mon corps je le tue", de Valentine Goby. Quand je dis surprise, ce n'est pas tout à fait exact. Cela ne m'étonna guère, en fait. Il le mérite. Absolument pas horrifiant, ni funeste, ni violent, c'est juste la vie de trois protagonistes intrinsèquement liés, même sans se connaître, qui cherchent tous trois les limites de leur propre corps dans l'espace, le temps, tentent de se l'approprier, ou de n'en rien laisser. Lumineux, malgré la mort, c'est même l'idée de la mort qui rend ces corps plus vivants, les transcendent, les "immortalisent", l'espace de quelques heures nocturnes.
Alors même s'il n'est pas retenu, cela reste, à l'instar d'Ananda Devi par exemple, un roman à l'écriture ciselée, en quête de salut. Sans forcément le trouver.
Sublime.
(le "conte-rendu" à venir)
17:31 Publié dans à lire/à voir, Potins d'écrivains, Ré-flé/a-xions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, goncourt, lycéen | | |
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dimanche, 06 juillet 2008
Ni Fées Ni Sorcières (page autorisée aux chiens et ...
Si vous avez quelques minutes, lisez ceci
Extrait :
«- Moi j'vais te dire qu'en 1980 nous on a fait, et attention en babouches s'il te plaît, La Marche des Beurs à travers toute la France de Navarre via l'Alsace et la Lorraine avec un pèlerinage à Poitiers vite fait pour s'excuser qu'on est parti sans dire au-revoir!
10:53 Publié dans à lire/à voir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, apartheid, racisme, algérie, abdel hafed benotman | | |
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mercredi, 02 juillet 2008
Secousse du coeur
Lu dans Le magazine littéraire juillet-août 2008 :
"Au fond, l'humour, s'il n'est ni bête ni méchant, c'est une secousse du coeur et de la raison réconciliés : ça postule l'universel, ça ressemble à l'intelligence quand elle est partagée, à l'amour en plus rigolo."
Frédéric Ferney.
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mardi, 24 juin 2008
Le Verbe
" Sur cette route il n'y a pas d'hommes du Verbe. Ils sont partis et m'ont laissé seul. Ils ont emporté le monde avec eux. Question : Quelle différence y a-t-il entre ne sera jamais et n'a jamais été ? "
Cormac Mac Carthy, extrait de La route
23:50 Publié dans à lire/à voir, Un jour un mot | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roman, mac carthy, la route | | |
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lundi, 16 juin 2008
Roubaix, l'imaginaire en actes

Des hommes et des femmes vont au bout de leurs rêves. Flux, lumières, reflux, Roubaix est un lieu de tous les passages. Les cheminées d’usines grattent le ciel et témoignent de cette aventure humaine.
Parcs, jardins, musées, ateliers et fabriques s’ouvrent sur tous les horizons et rappellent la force attractive de la ville. Née de la plaine , façonnée par le travail, la cité des grands patrons et des ouvriers du textile s’invente désormais de nouveaux projets. Chatoyante et chaleureuse, Roubaix est en pleine effervescence. Elle attire les étudiants, les créateurs, les stylistes. Ancrée dans le vingt-et-unième siècle, elle se retrouve au cœur des enjeux de la société contemporaine.
Ce beau livre, illustré par les deux photographes Jean-Pierre Duplan et Eric Le Brun, révèle le caractère et l’énergie de Roubaix. Hervé Leroy dévoile l’âme de la cité et de ses habitants. Marie Desplechin qui préface l’ouvrage, ravive les souvenirs d’une enfance roubaisienne. Portrait sensible. La mémoire est invoquée, l’avenir inventé. La beauté d’une ville se construit sur l’imaginaire en actes.

13:19 Publié dans à lire/à voir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livre, roubaix, duplan, le brun, leroy | | |
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lundi, 02 juin 2008
Les maîtres du polar
Ce mois-ci dans le magazine Lire : Les secrets des maîtres du polar
Georges Simenon (1903-1989)
Ecrire «gris», limiter son vocabulaire pour «ne prendre que les mots qui ont la même résonance dans chaque esprit», les détracteurs de Simenon le lui ont longtemps reproché. Or ce minimalisme veut correspondre aux histoires qu'il raconte. Le rythme est souvent caractéristique pour exprimer l'action des personnages. Il affectionne le monologue intérieur et les interrogations indirectes. «Je suis un instinctif, dit-il à Bernard Pivot en 1981 lors de l'émission Apostrophes, je ne suis pas du tout un intellectuel. Je n'ai jamais pensé un roman, j'ai senti un roman. Je n'ai jamais pensé un personnage, j'ai senti un personnage. Je n'ai jamais inventé une situation. La situation est venue lorsque j'écrivais un roman mais je ne savais pas du tout où mon personnage allait me mener.» En écrivant ses premiers Maigret, Georges Simenon explique qu'il le fait pour apprendre le métier d'écrivain et que le choix du roman policier lui paraît plus facile, plus technique. Il instaure dès le début ses rituels d'écriture: rumination, rassemblement des informations, rédaction. Il tape directement à la machine, évite de trop se relire, travaille dans une sorte de transe, en quelques jours pour ne pas perdre le fil de son histoire. La dernière étape est celle de l'ultime relecture où l'auteur se contente le plus souvent d'alléger encore son style, retirant des adjectifs, des adverbes. Ce qui l'intéresse, c'est le criminel beaucoup plus que le crime. Maigret au début n'est qu'une silhouette qui va peu à peu se préciser, manifestant sa sympathie pour les petites gens, Paris et ses quartiers populaires. Au départ, Simenon choisit de se pencher sur un homme sans aspérité en état de crise. Les décors restent un peu les mêmes, une France réinventée mais qu'il connaît bien, des impressions de lieux plus que des descriptions précises. Son éducation dans un milieu petit-bourgeois et sa formation de journaliste lui serviront pour imaginer Maigret mais également tous ses personnages qui se doivent d'être «ordinaires». Maigret antihéros, c'est la marque de Simenon, un homme simple, banal mais excellent enquêteur grâce à son don d'imprégnation, son envie de comprendre les raisons d'un crime. «Je tiens Simenon pour un grand romancier, le plus grand peut-être et le plus vraiment romancier que nous ayons eu en littérature française aujourd'hui.» Qui dit cela? André Gide, en 1939. C.F.
17:05 Publié dans à lire/à voir | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, policier, polar, simenon | | |
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samedi, 31 mai 2008
Quand leurs yeux se rencontrèrent
Extrait :
"Oh, elle enseigne aux torches à briller clair !
On dirait qu'elle pend à la joue de la nuit
Comme un riche joyau à une oreille éthiopienne.
Beauté trop riche pour l'usage, et trop précieuse
Pour cette terre ! Telle une colombe de neige
dans un vol de corneilles, telle, là-bas
Est parmi ses amies cette jeune dame.
Dès la danse finie, je verrai où elle se tient
Et ma main rude sera bénie d'avoir touché à la sienne.
Mon coeur a-t-il aimé, avant aujourd'hui ?
Jurez que non, mes yeux, puisque, avant ce soir
Vous n'aviez jamais vu la vraie beauté."
13:55 Publié dans à lire/à voir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, poésie, amour, rencontre | | |
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Jean Meckert
Ah la la, encore un auteur que je m'étais promis de lire, et que j'ai laissé là, dans son rayon, étouffé par les autres.. J'ai failli ne pas entendre sa plainte, un chuchotis à vous glacer les sangs, de ce genre de chucotement qu'on croyait entendre, petits, quand le vent sifflait par les interstices des fenêtres..
Pourquoi lui ? parce que j'ai lu des petites choses le concernant, sur sa vie, son écriture.. sur le fait qu'il a longtemps était mal considéré, voire pas du tout. Et pourtant..
Il fait partie de ces auteurs que j'affectionne, capables d'écrire une histoire sur un type qui n'en a pas. Un pauvre type, comme dans le dernier roman que j'ai lu "Le syndicat des pauvres types". Raconter une vie médiocre, c'est tout un art. Mais surtout, ce qui m'interpelle, ce qui m'attire, c'est ce moment, ce point de non retour qu'ils peuvent atteindre, parfois. Ces vies border line qui, on ne sait pourquoi, basculent soudain, et rarement du bon côté. Ou alors pour peu de temps..
Je pense à Chuck Palahniuk, à Régis Jauffret, à Céline Curiol, à Eric Faye justement, et à ceux que je n'ai pas encore lus. Chacun, à leur façon, nous font entendre la voix de ceux qu'on n'a jamais le temps d'écouter, sur le pallier de l'immeuble, dans la salle d'attente du médecin, à la caisse des supermarchés. Ces personnes qui si on les écoutait, ne serait-ce que quelques minutes, ne seraient plus anonymes, qui, si on leur portait un regard, n'éclateraient pas, un matin, chez eux.... emportant quelques pans de murs avec eux..
et le voisin ne dirait pas "ah bah voilà qui c'est qui va payer les dégâts !"
J'aime ces auteurs qui nous montrent que la médiocrité n'est pas toujours là où on l'imagine....
12:07 Publié dans à lire/à voir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, meckert | | |
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samedi, 24 mai 2008
Les mots bleus
Il y a quelques mois, j'ai vu Les mots bleus, d'Alain Corneau, avec Sylvie Testud et Sergi Lopez.
Et puis, hier, en rangeant quelques romans, j'aperçois une couverture rouge, mes doigts s'attardent, agrippent le livre et le sortent de son carcan. Leur histoire, de Dominique Mainard.
Intriguée, je retourne le livre et lis la quatrième de couverture :
"Anna a six ans. Elle n'a jamais parlé. Une crainte étrange court tel un fil dans sa famille depuis trois générations, la crainte que les mots ne soient «des traîtres, des voleurs», une menace insidieuse capable de vous ôter la vie et l'amour des êtres qui vous sont chers.
Nadèjda, sa mère - la narratrice -, a refusé d'apprendre à lire et à écrire. À l'âge d'Anna, elle a assisté impuissante à la mort de sa grand-mère, provoquée, s'est-elle imaginé, par l'un des mots du conte que la vieille femme lui lisait alors...
Lorsque, en désespoir de cause, elle inscrit Anna dans une école pour malentendants, elles croisent le chemin de Merlin, un enseignant qui emploiera toutes ses forces à «donner la parole» à l'enfant. Entre la frayeur que Nadèjda éprouve et l'amour qui naît bientôt entre elle et Merlin, des bulles de savon, un sifflet, des masques seront autant de pierres formant un gué périlleux qui permettra à Anna d'atteindre l'autre rive. "
Et là, je me dis, je connais cette histoire, oui, je l'ai vue, et le titre c'était.... raaaah..... Les mots bleus ! Merci Christophe...
Alors là, je me suis dit, c'est l'occasion ou jamais de voir comment l'auteur s'est inspiré des mots pour en faire des images, des images d'une petite fille qui n'en dit aucun, de mot, justement :
"Anna, mon enfant fleur, mon enfant muette. Depuis toujours me semble-t-il, depuis avant même sa naissance, j'observe sa bouche silencieuse, ses gencives pâles et nues qu'ont peu à peu percées les dents de lait - les minuscules tourelles blanches de ses dents de lait, défendant sa bouche, des armes dérisoires, mais elle est restée muette. Avant qu'elle n'apprenne à manger seule, à chaque cuillerée glissée entre ses lèvres j'essayais de glisser mon regard jusqu'à sa gorge, espérant quoi ? Apercevoir ses cordes vocales alignées telles des cordes de chair, prêtes à vibrer, espérant toujours qu'il s'en échappe un mot; même si cela avait été un mot vide, une simple bulle, d'air, de souffle, d'haleine, je l'aurais reconnu, je crois, et j'en aurais été si heureuse. Mais un an, deux ans, trois ans ont passé, et il n'y a eu ni marna, ni doudou, ni zozio, même à l'oisellerie où je l'emmenais quand je n'avais trouvé personne pour la garder et où elle passait des heures en contemplation devant les cages des bengalis et des perruches. Quand elle avait sommeil, elle se glissait le pouce enfoui dans la bouche à l'intérieur de l'immense volière vide exposée en vitrine, par une toute petite porte en fer forgé, la luxueuse volière destinée à accueillir des aras ou des familles entières de merles de Nubie et dont j'avais tapissé le sol de coussins; les passants s'arrêtaient pour contempler derrière la vitre cette enfant endormie dans une cage malgré la cacophonie des chants, lentement recouverte des plumes que perdaient les oiseaux en battant des ailes."
Lisez, regardez, l'un et/ou l'autre, dans l'odre que vous voulez.. C'est un pur bonheur, une écriture virevoltante, une histoire envoûtante, une interprétation bouleversante.
00:08 Publié dans à lire/à voir | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | | |
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