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vendredi, 06 octobre 2006

Avide pas sage

(extrait - fin 2004)

 

 

 

Un bonheur de passage, un homme pas très sage de l’autre côté attend un signe de ma part pour s’allonger à mes côtés, laisser glisser quelques minutes sur ma peau, le temps passe, mais il ne reste pas..

 

Un homme se baisse pour encore renouer ses lacets encore défaits, et sait déjà qu’il se relèvera, les yeux injectés, le cœur éjecté, le sang aux tempes qui bat la même mesure à chaque fois que se rouvre la blessure. Le disque est terminé ; pourtant il marche encore dans son sillon. Le micro ne marche pas, la sono déconne, encore… l’alternatif, ça use un corp

 

La raison me dit de tout abandonner, de tout laisser sur place, libérer le passage pour avancer.. un présage m’a dit que c’était lui, un beau paysage ne vaut rien si l’on est seul à le voir.. 

 

« - Ça n’est pas en se regardant dans un miroir qu’on peut se consoler, en se mirant dans son reflet on ne fait que s’isoler. On cherche  une solution, mais la réflexion n’avance pas, s’arrête au constat. Miroir, O mon beau miroir, dis-moi qu’elle est la plus belle.. mais il ne renvoie que l’envers du décor, le corps en travers de la voie, les maux qui restent sans voix, en travers de la gorge. Il absorbe un temps la souffrance, puis la renvoie de toutes ses forces, pour repartir en errance. Le visage est trop pâle dans un miroir sans tain, l’écran éteint, on tente de reprendre une vie normale, faite d’onomatopées, on continue de tâtonner.  Le reflet contemplé est le temple du con en arrêt.. »

          Si je regarde bien, l’un a refermé la porte, l’autre regarde par le trou de la serrure, si j’écoutais les voix de la sagesse, je passerai mon couloir, vers d’autres portes pas encore enfoncées.. mais je n’ai jamais été capable d’être raisonnable, j’ai toujours marché sur un câble trop tendu, prêt à rompre, sans que jamais ma vie ne s’interrompe.. les souvenirs s’estompent, la douleur reste, la douceur glisse vers les gens heureux ; lasse de jouer sans cesse les seconds rôles, je m’enrôle dans la solitude et m’y complais, sans cesse en quête du meilleur je ne rencontre que son meilleur ennemi, j’aspire à quelques gestes tendres et vais m’étendre seule tous les soirs..

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