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vendredi, 06 octobre 2006

Impro

(juin 2004)

 

 

 

 

    Bien évidemment je lui en veux, de m’avoir laissé croire que, de m’avoir laissée me perdre dans ses yeux, éblouie par cette lueur faite pour moi, mais qui brûle pour une autre. Evidemment  je lui reproche de m’avoir laissée m’approcher pour aussitôt devoir me décrocher, de ne me laisser qu’un trou de serrure par lequel je n’aperçois que des bribes de lui..

    Et après, même si c’est de sa faute, ça changera quoi ? même si j’ai laissé mon cœur à la fosse commune, j’existe encore dans la vraie vie, je fais semblant de vibrer, quand un homme s’intéresse à moi de très près, et je me laisse prendre au jeu, après tout ça ne peut que me profiter, ce rôle que je quitte pour en incarner un autre, ce carnet sur lequel je ne prends plus de notes, ce quart d’heure pendant lequel je me suis oubliée. A présent j’erre dans un sanctuaire des plus somptueux, pour enterrer les tâches d’hier, pour sentir l’air , pour retirer la hache qui fend mon cœur en deux.

18:11 Publié dans de mes nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Improvisation | | | |  Facebook

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