Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 06 octobre 2006

L'âme aux râles

(mai 2004 - extrait)

 

    C'est dans l'air du temps , c'est comme un appel d'air.. l'adulte erre vers demain enfermé par ses désirs les plus refoulés.. jusqu'à tendre vers l'appel de la chair au détriment de la chère et tendre.. les courbes remémorées, les gestes réinventés, au gré du passé encore présent.. cette alchimie des corps, chimère trop fière d'être rappelée à notre bon souvenir, qui a senti le vent venir, dévoiler le corps gonflé d'une chaleur ramenée à la surface ; on ne veut pas perdre la face mais la saveur n'est pas assez amère pour rester de glace, on poursuit sans relâche la moindre goutte de sueur, suave liqueur qui roule sur le corps tant convoité et conduit aux cavités coupables de trop de gravité ; irrésistible appel des profondeurs pour mieux parvenir au sommet, où le plaisir éclate et fond comme neige au soleil dans une langueur sans pareil qui se voudrait éternelle.. Je regarde les nuisettes accrochées au portant, que je croyais ne plus porter avant un certain temps? ce voile qui dénude un corps plus qu'il ne l'habille, au clair d'une lune entr'aperçue. On se glisse sans scrupules dans le vice ; sous couverture de se rendre service on se délivre du supplice des heures passées sans ce plaisir échangé, les habits s'évaporent tandis que les pores se dilatent. L'insoumise rougit sans fausse pudeur. La nuit se pare sans détour de ses plus beaux atours, d'une odeur de communion, de murmures rappelant la confession, de souffles sans bougies, et sans bouger la nuit revêt son aube sur les corps endormis.

    [...]

Les commentaires sont fermés.