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vendredi, 06 octobre 2006

Mythe au logis

(octobre 2003 - extrait)

    Oppressée, énervée, un moustique assoiffé, la pleine lune exhibée… un peu tout qui s'bouscule, comme un jour de promos spectaculaires à l'hyper du coin… J'm'éloignerais bien, loin des humains, et de leurs humeurs du matin.. c'est pas un drame, mais c'est trop tôt, pour s'engouffrer dans une rame de métro… Ces dernières nuits le sommeil me délaisse, mais l'ennui se lasse face au céleste ; je ramasse les restes de pensée égarés au fond du lit, et regarde l'éternel ballet qui se joue depuis tant de vies..

Tu m'as fait découvrir des contrées stellaires, délestées de toute contrariété… le courant passait, même si on voguait souvent contre vents et marées ; on avançait doucement dans la galère, sans autre repère que ces lumières, fragiles par temps couvert. On attendait un Cygne, mais le ciel s'est voilé. Et là, la lumière aveuglante des éclairs, la foudre déchirant l'air de filaments géant. Finalement, à quoi ça sert…

C'est vrai, je me suis souvent dit que regarder le ciel sans l'invoquer ne servait pas à grand chose ! C 'est pas Cassiopée qui ferait taire les casse-pieds, bien calée sur sa chaise. Elle a misé sur Pégase, bien côté à l'argus, tandis qu'Arcturus, à l'affût de la Grande Ourse, n'attend qu'une chose, de la passer à la casserole… Ca a tout juste été utile aux pirates, aux pires des ratés en mal de mer, qui ont égaré leur Boussole, et qui jamais ne s'en consolent… On voit encore leur navire, Argo, avec le vent en Poupe, les Voiles gonflées et la Carène à peine épargnée par les météorites… héritiers des tempêtes de l'éternité, à contempler la Lune et lui compter les plaies, sans pouvoir les panser.. Et je repense aux histoires que tu me racontais…

[...]

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