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dimanche, 05 novembre 2006

Kentucky Straight

medium_kentucky_straight.jpgAbrupt comme les crêtes, tortueux comme les cours d'eau, l'esprit s'est formé au contact de la roche, le paysage a poncé les coeurs des hommes et des femmes qui peuplent le décor.


Sec comme le bois de chauffe, noir comme le glaviot de chique craché dans un seau, ces hommes et ces femmes n'attendent rien de la vie, si ce n'est la mort. Certains s'attachent tellement à leur terre, leurs terres, que leur âme s'enracine aux côtés des plus vieux arbres des forêts sombres et denses. Les forces obscures dansent au sommet des crêtes, aplatissent les plus orgueilleux, hérissent le poil des plus téméraires. Et si le chien hésite, ou mène sur une fausse piste, il se fait liquider, et donné en pâture aux prédateurs qui rôdent. point d'hésitation, point de sentimentalisme. La survie ne laisse place à aucun regret, le cynisme s'éloigne sur la pointe des pieds.

9 nouvelles sans aucun espoir, sans aucune lueur dans le noir, aucune accalmie de l'esprit.

J'ai adoré "La sciure", "Dernier croissant", "Blue lick", et "Tante Granny Smith". J'ai moins accroché pour les autres, mais, indéniablement, l'atmosphère est pesante, étouffante. les dialogues sont aussi rugueux que la rocaille, langage aussi châtié que la fange dans laquelle baignent les cochons, ceux-là même qui finiront leur vie dans la pièce à côté, grillés dans l'assiette du propriétaire. Même pour eux, aucun espoir.

Un conseil, feuilletez quelques pages d'un beau livre sur les Appalaches, trouvez quelques images sur Internet, vous comprendrez mieux pourquoi la vie s'y transforme en huis-clos.

13:07 Publié dans contes rendus | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature, livre, roman | | | |  Facebook

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