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dimanche, 19 novembre 2006

Birdman

medium_Birdman.jpgBirdman, c'est le type qui découpe le thorax des femmes pour y mettre un oiseau vivant.. la pauvre bête meurt, inexorablement, privée d'oxygène, mais non point de nourriture.. puisqu'elle a un peu de chair à se mettre sous la dent, enfin, sous le bec.. et puis elle agonise, pauvre petite bestiole privée de toute affection, elle agonise dans ce qu'elle croit être un nid, dans la nuit.. bien au chaud, trop d'ailleurs.. Oui, pour qui ne supporte pas de voir de pauvres petits oiseaux innocents mourir de la sorte, ne lisez pas ce roman..


Enfin, il n'y a pas non plus de quoi appeler la SPA , on n'assiste pas à une torture de ces minuscules êtres vivants, non, vous vous doutez bien qu'il ne s'agit là que d'un symbole. Mais je comprends votre inquiétude ; ces derniers temps on a beaucoup parlé de la grippe aviaire. Ne vous en faites pas, même si ces oiseaux étaient contaminés, ils n'ont pu transmettre la maladie qu'à celui qui les a incarcérés.

Et l'auteur a réussi à bâtir une histoire autour du symbole que représente ce petit oiseau, ce petit être innocent.. le tueur, le découpeur, est surnommé Birdman, à ne pas confondre avec Birdy, l'homme qui se prenait pour un oiseau.. Non non, notre criminel est bel et bien un homme, un être humain, enfin, humain.. un reste d'humanité, un déchet, un rebut, même si d'apparence il est quelqu'un de bien placé. Sa mère ne devait pas faire le tri sélectif, ou alors le mauvais..

Il y a aussi de l'art dans ce livre, de la peinture, sur tableau, sur visage. Il y a bien sûr de l'anatomie, l'étude des larves de mouches, un peu de cuisine, mais pas trop.. Trafic de drogues, douces et dures, mais surtout dures.. Et des histoires de voisinage..

Et plus on avance dans le récit, plus il fait sombre, froid.. on se perd dans la noirceur de l'âme humaine, on s'égare dans les détours, on erre entre désarroi et perversité.. C'est horrible, c'est atroce, ces mutilations, ça ne peut pas être humain.. mais alors, ça serait quoi?

Le lecteur entrevoit les causes de déshumanisation possibles, sans trop vouloir y croire, s'en trop s'en approcher. Et si jamais on connaissait quelqu'un comme ça, si on passait devant sans le savoir.. Fermez bien vos fenêtres, il vous guette peut-être... évitez la routine, les journées réglées comme du papier à musique, il note vos moindres faits et gestes..

Enfin, ceci dit.. c'est vous qui voyez.. de toute façon c'est bien connu, ce genre d'histoire, "ça n'arrive qu'aux autres"...

 

Note : 08/10

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