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mardi, 28 novembre 2006

Belle du Seigneur

medium_belle_du_seigneur.jpgLors d'un cours de littérature française, en fac de lettres, nous avons étudié un passage de Belle du Seigneur, afin d'en dégager différentes choses, dont le point de focalisation...


Dès lors j'ai eu envie de le lire. Grand bien m'en a pris. 1013 pages en folio, que du bonheur.. J'en ai même fait mention dans un de mes textes :

"Pendant le bal Ariane et Solal, l’une éperdue, se mirant dans les yeux de l’élu, l’autre contemplant la proie de son vénal dévolu, marchaient sur la Lune , à mille lieux d’imaginer leur macabre destin. La belle se cambre et gémit, la bête se cabre et rugit ; l’adultère les enferma dans un monde austère, cérémonial d’adultes qui  se cachent leurs travers pour toujours se plaire ; un peu d’éther, quelques cachetons, ils échappèrent aux « qu’en dira-t-on » …"

Quelle histoire, mais surtout quel style ! Enfin non, quelS styleS ! Une histoire banale, au final, mais portée si magnifiquement par un récit qui adopte toutes les formes de narration possible ! Le monologue d'Ariane dans sa baignoire, comme si nous étions littéralement plongés dans son esprit, comme si nous étions avec elle, dans l'eau du bain. L'on suit sans se poser de question le fil de ses pensées comme certains suivent le fil de la belle Ariane, justement, et c'est un pur délice.

Une vie à se cacher, des autres, de l'un et de l'autre, mais surtout de soi, se parer des apparences, s'emparer de l'artificiel pour toujours à ses yeux être belle...

Merci Monsieur Cohen...

 

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