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dimanche, 24 décembre 2006

Gertrude

MMMmmmm, ça sent bon la dinde, le foie gras, ça pétille de Champagne, ça prépare la bûche...

Mais c'est pas encore Noël hein, on s'relâche pas tout de suite, allez on reste vaillants.. oui oui oui... on ne discute pas.. C'est demain la goinfrerie..

Non mais...

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Si, en témoin impartial, je jette un regard d’ensemble sur ma vie, elle ne semble guère heureuse. Mais je ne peux cependant la qualifier de malheureuse, malgré toutes mes erreurs. Et finalement, il est bien déraisonnable de se préoccuper de bonheur et de malheur, car il me semble que je renoncerais moins volontiers aux jours les plus tristes de ma vie qu’à tous ceux qui furent gais. Peut-être l’essentiel d’une vie humaine consiste-t-il à accepter consciemment l’inévitable, à vider la coupe du bien comme du mal, et à dominer soi-même son propre destin, sans concession au hasard et indépendamment de la fatalité extérieure; s’il en est ainsi, ma vie ne fut ni misérable ni malheureuse. Si la fatalité extérieure s’est abattue sur moi comme sur tous, inévitable, imposée par les dieux, ma destinée intérieure
n’en a pas moins été mon oeuvre propre, dont la douceur ou l’amertume dépendent de moi, et dont je pense pouvoir revendiquer seul la responsabilité.

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