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mardi, 02 janvier 2007

Lecteurs.ca

"Le but de ce site est de promouvoir gratuitement les publications franco-canadiennes et les artistes d’ici. Entièrement indépendante, l’entreprise s’engage à faire un suivi quotidien du monde littéraire en vous offrant un milieu où vous pouvez à la fois vous informer et vous exprimer. Bonne visite à tous! "

Voilà, le ton est donné...

L'édito :


JOYEUX NOËL!
par Steven Goulet
"Je viens tout juste de revenir d'une fête de Noël passée chez la famille. Il est tôt le matin dans le bureau comme partout ailleurs sur notre fuseau horaire et j'en profite pour rédiger un éditorial.

Premièrement, chers lecteurs, mille excuses de ne pas avoir dédié une page principale ou une bannière afin de vous souhaiter joyeux Noël. J'espère que cette largesse ne vous a pas écarté de la féérie du temps des fêtes. Je suis certain que le personnage qui fut inventé par Coke dans les années trente a été généreux à votre égard, cette année encore.

Durant le temps des fêtes, vous et votre famille avez sans doute fait rouler l'économie en achetant des biens de toutes sortes et j'ose espérer, bien des pages de lecture! Lors de votre passage dans une librairie, Les Intouchables, Fides, Québec Amérique, Septentrion éditeur, JCL, les éditions Arion et j'en passe ont tenté de charmer votre instinct d'acheteur. Vos choix étaient adaptés selon une tonne de critères dont : les goûts particuliers de vos enfants, parents et amis.

Évidemment, les livres qui jouissent d'une grande mise en marché vous étaient plus accessibles. Leurs grands tirages et des budgets promotionnels plus élevés permettent à ces titres de jouir d'une mise en office supérieure. C'est bien cela que ça prend, au Québec et partout ailleurs, pour mousser les ventes d'un œuvre. Je ne crois pas que le marché du livre fasse exception des autres produits. Le livre est un bien de consommation culturel, certes, mais il reste avant tout un objet de consommation.
 
Un auteur de qualité est évalué par sa plume juste, par le style qu'il donne à son texte, mais avant tout, par la fertilité de son imagination. Pour qu'un livre soit rédigé, une idée doit d'abord germer. Je suis certains que dans la tête de plusieurs québécois, poussent des idées qui auraient le potentiel d'enchanter des millions de lecteurs, voire même d'égaler les succès monstres d'Harry Potter. Cependant, seulement qu'une infime partie de la population jouit de la capacité d'exprimer ses idées sur papier et d'être publiée. J'entends par «Infime partie», quelques milliers de personnes. Au Québec, sur papier, beaucoup d'histoires ont le potentiel d'émerveiller jeunes et moins jeunes, mais il semble manquer un élément magique à plusieurs auteurs. Je sais très bien que ceux qui publient n'allient pas tous plûmes, styles et imagination de qualité supérieure. Mais je suis prêt à gager que des bijoux inconnus persistent à rester cachés dan l'ombre. Alors, quel élément manque-t-il à ces auteurs afin d'être vendeurs?

J'accorde ici une importance plus particulière au dernier mot du paragraphe précédent. J.K Rowling, Albert Camus, Anne Robillard, Bryan Perro sont d'excellents écrivains qui allient des classiques à leurs bibliographies. Qu'est ce qu'ils ont de plus que les autres? Ils sont de bons vendeurs! Pour qu'un éditeur prenne le risque d'investir des milliers de dollars dans un manuscrit, il doit avoir confiance en son auteur. Lorsque que Michel Brûlé a fait un «move» avec Bryan Perro, j'imagine qu'ils s'étaient sérieusement rencontrés avant de passer à l'action. Perro a du vendre ses capacités d'écrivain, mais également celles d'être un travailleur acharné. Je n'enlève cependant rien au flair de nos éditeurs. Je vois dans les auteurs à succès des gens qui s'expriment oralement avec aisance et charisme. J'ai vu une Anne Robillard monter sur scène lors de l'événement Prologue costumée et accompagnée de tous les personnages de sa saga qui étaient incarnés par des acteurs. Je crois que cela est une forte démonstration d'audace et de flair.

Les auteurs qui en sont à leurs premiers pas dans le monde littéraire semblent oublier qu'après  l'étape de la production, seule la moitié du chemin vers la gloire est accomplie. Dans le marché du livre comme dans les autres domaines des affaires, être vendeur de son produit, savoir se démarquer et foncer sont de grands alliés pour atteindre la réussite."

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