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dimanche, 07 janvier 2007

Dictionnaire de la bêtise

Vous savez l'un des p'tits bonheurs d'exercer ce métier de bibliothécaire ? Non ? Ne me dites pas que vous n'avez jamais été bibliothécaire dans votre vie ! Comment est-ce possible ! :)

Ca n'est pas grand chose, en fait, pour le commun des mortels.. C'est même ridicule, aux yeux de certains.. Mais lorsqu'il s'est trouvé dans mon champ de vision.... wouaaaah !


Alors, l'un des p'tits bonheurs de ce métier est qu'il s'égare de temps à autre sur le bureau des retours de petites merveilles (d'où le nom de cette catégorie, futé n'est-ce pas !).

medium_dictionnaire_de_la_betise.3.jpgAvant hier, Le Dictionnaire de la bêtise et des erreurs de jugement, réédition de 1981, s'est présenté sous mes yeux, juste après s'être présenté sous le lecteur du code-barre.... Pas de retard.. bien...

Une petite merveille donc, un travail colossal réalisé par les deux auteurs, effeuillant quelques milliers d'ouvrages pour y dénicher les pires (enfin les meilleurs) bêtises écrites et pensées par des hommes et femmes, célèbres ou pas..

Tenez, par exemple, ce qu'on peut lire, concernant le gorille :

 

"Ce qu’on raconte:
Il est hors de doute que les négresses enlevées par les gorilles n’ont pas eu à se plaindre des mâles qui les ont prises pour compagnes, un peu par la douceur, beaucoup par la violence. Ces femmes n’avaient été nullement maltraitées par ces amants redoutables ; les gorilles les nourrissaient le mieux qu’ils pouvaient, ils chassaient pour elles, leur bâtissaient des cabanes, se montraient complaisants et empressés. Le savant naturaliste ajoute que lorsqu’une négresse, par épouvante, lassitude, surprise ou brutalité, finissait par céder à un gorille, celui-ci lui témoignait sa reconnaissance du mieux qu’il pouvait. Dans une tribu du Congo, les femmes furent un jour émerveillées de ce que l’une d’elles contait sur les gorilles. Les Congolaises, obligées par leurs maris à un rude travail, menacèrent de quitter le village ; quelques-unes mirent ce projet à exécution et partirent en forêt où elles furent des mieux accueillies par les gorilles. Les maris essayèrent bien de reprendre leurs moitiés, mais en vain.
Sept ans après, des voyageurs anglais consignèrent leurs observations dans les registres des annales géographiques. Ils racontèrent qu’ils avaient rencontré une troupe de gorilles installés dans une espèce de village et qui se servaient du feu pour cuire les aliments. Ils crurent avoir affaire à des nègres, mais ils reconnurent que c’étaient des singes, mariés à des négresses, qui leur avaient appris à faire du feu et leur avaient enseigné tout ce qu’elles savaient.
Les voyageurs anglais ne purent séjournet’ au village qu’une demi-heure. Leur présence éveillait la jalousie des gorilles et ils craignaient la colère de ces animaux
redoutables.
G. DUBOIS-DESAULLE, Étude sur la bestilaité, 1905, citant un ouvrage d’un voyageur belge. M. de Chaillu."

J'ai failli en louper mon arrêt de bus.. Impensable n'est-ce pas ! Enfin voilà, ce n'est pas un ouvrage des plus anciens, mais il m'est déjà devenu précieux .. Un coup d'feuilles..

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