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lundi, 08 janvier 2007

Le Prix des libraires - 2

medium_clameur_des_tenebres.2.jpgLa clameur des ténèbres, Neil Bissoondath (Boréal)

Arun a 21 ans. Il quitte son milieu bourgeois après avoir refusé de reprendre l’imprimerie de son père, pour aller enseigner dans le sud d’un pays insulaire non identifié, mais qu’on associe aisément au Sri Lanka. À Omeara, village côtier pauvre, il apprivoise peu à peu les gens parmi lesquels il vivra, tout comme Carlo Levi dans Le Christ s’est arrêté à Eboli. Mais cette société n’est qu’un des côtés du triangle composé aussi des militaires et des rebelles, et la frontière entre ces trois mondes n’est pas toujours étanche, loin s’en faut. Arun s’y retrouve «comme un poisson pris aux mailles d’un filet». Bissoondath nous livre ici un grand roman, dont les thèmes – l’étranger et sa différence, la morale, l’indifférence, le relativisme –  touchent à l’universel. À lire sans faute.

Par Yves Guillet, Le Fureteur

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