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mardi, 16 janvier 2007

Le peuple

Le peuple est très nombreux. Il s’oppose à l’élite. Laquelle est souvent élue, voire plébiscitée par le peuple qui prouve ainsi qu’il n’est ni fier, ni envieux, ni rancunier. Bien souvent, les élites méprisent le peuple, allant jusqu’à l’opprimer. Lorsqu’elles s’intéressent à lui, il devient « les gens d’en bas », alors que dans d’autres pays, il se confond avec les masses travailleuses. Mais, dans les deux cas, son sort n’est guère enviable. Alors qu’ils vivent dans un même pays, peuple et élite ne se comprennent pas. Les exemples abondent.
Si la religion est l’opium du peuple, qu’en est-il des élites pratiquantes? Quand l’élite, à force de se reproduire entre elle, est à court d’idées, elle s’approprie les coutumes du peuple : la cuisine devient bourgeoise ; la peinture du dimanche, l’art brut le « mauvais goût », le kitsch, etc.
Ainsi le peuple est très utile. Mirabeau le rameuta dans une situation difficile : « Nous sommes ici par la volonté du peuple, et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes. » Le peuple, en dépit de son bon vouloir, ne réussit cependant pas à empêcher Mirabeau de finir sous un pont.
Lors des élections, le peuple devient vox populi, avant de retourner à sa triste condition.

19:30 Publié dans Un jour un mot | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, jeux de mots | | | |  Facebook

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