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mardi, 16 janvier 2007

Les livres que j'ai empruntés - 2

medium_un_lamentable_dieu.jpgPrésentation de l'éditeur
" Depuis longtemps, le hic n'était plus que quelqu'un empêchât notre mariage comme cela pouvait être le cas cinq ans auparavant. Aujourd'hui, en ce printemps 1991, alors que Lucie dépassait bravement la quarantaine, ils auraient consenti à la marier à un cheval de brasserie, pour peu qu'il promît de ne pas répandre de crottin sur leur parquet. Le hic, donc, c'était que, moi, je n'arrivais pas à me décider. Mais maintenant, après la chute du communisme, en des circonstances et conditions bien changées et alors que les cartes étaient tout autrement distribuées, j'avais le sentiment que la famille n'avait plus sur moi aucun pouvoir et que ce qui s'était passé il y a trente-cinq ans, ce qui s'était passé dans mon enfance (mais aussi celle de Lucie), était mort depuis longtemps et que je pouvais désormais me rapprocher de la famille. Mais, bien sûr, je me trompais. Le passé restait toujours vivant et la famille s'était juste adaptée très habilement à ces circonstances et conditions bien changées, c'était un monstre fossile capable de se réveiller à tout moment. " Le deuxième roman de Jiri Kratochvil à paraître en français nous plonge dans la vie du quadragénaire Ales Jordân, mouton noir de ce que l'on pourrait appeler " une grande famille ". Le romancier tchèque s'interroge ainsi sur la place de l'individu dans des structures collectives - qu'elles soient familiales ou étatiques - mais son propos est servi par une drôlerie remarquable et un ton résolument ludique.

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