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jeudi, 18 janvier 2007

Le prix des Libraires - 12

medium_hadassa_big.jpgHadassa, Myriam Beaudoin (Leméac)

Jusqu'à maintenant, la plus belle surprise de la rentrée littéraire se nomme Hadassa (Leméac). Écrit par Myriam Beaudoin, une jeune et talentueuse auteure, ce roman nous fait pénétrer dans l'univers des juifs hassidiques de Montréal. Le roman débute alors qu'une enseignante catholique doit donner son premier cours de français à de jeunes filles juives de 11-12 ans. C'est, en quelque sorte, le choc des cultures. Elle s'attache particulièrement à l'une d'entre elles prénommée Hadassa. Et là, on entre dans un univers ahurissant. On est projeté dans un tout autre monde alors qu'il est tout près de nous.

Le plus remarquable dans le travail d'écriture de Myriam Beaudoin est qu'elle semble mettre tout son talent uniquement au profit de son écriture. Elle ne cherche jamais à épater la galerie. Au contraire, tout est d'une simplicité, d'une sincérité et d'un respect étonnant. C'est ce qui fait toute la force de ce roman. Dès les premières lignes, elle installe une ambiance forte qui nous rend captif du début à la fin. De par sa singularité, Myriam Beaudoin se distingue et apporte une voix nouvelle au paysage littéraire québécois.

Je vous laisse sur cet extrait:

"On m'offrit alors un budget de cinq cents dollars, une minuscule pièce, sombre et froide, attenante au gymnase, et on exigea que chaque nouveau titre passe au comité de censure. Habituées depuis la maternelle, les filles ne chercheraient pas à savoir pourquoi, dans les nouveaux livres, un trait de feutre noir couvrait les jambes et les bras nus, les cochons et les églises, ni pourquoi plusieurs fois par page, des mots étaient rayés et remplacés par des termes manuscrits."

Eric Simard

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