Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 25 janvier 2007

Le mec de la tombe d'à côté (ma mère a lu pour vous, mais d'abord pour elle)

medium_le_mec_de_la_tombe_d_a_cote.2.jpgBah oui, ça peut vous étonner, mais ma maman à moi elle lit aussi.. les chiens ne font pas des chats hein... et puis, je suis assez bien placée maintenant pour ramener de bons p'tits livres, à ma môman..

Alors elle m'a dit, ma mère ici présente, qu'elle avait bien ri, en le lisant.. Elle m'a même laissé quelques mots glissés entre les pages du livre.. Et dessus, il y a marqué :

"Rencontre de deux êtres que tout oppose, amusant, drôle et tendre à la fois"...

Ca tombe bien remarquez, c'est ausi ce que m'avait dit la lectrice qui l'avait ramené quelques jours plus tôt, à la médiathèque.. Comme quoi, ça doit être vrai !

"Placez côte à côte sur un banc, dans un cimetière, un vieux garçon séduisant et une jeune veuve terne. Elle est bibliothécaire et ne pense que culture, il est agriculteur et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ». Avec ces ingrédients, Katarina Mazetti a conquis les lecteurs suédois qui se sont arraché "Le Mec de la tombe d’à côté". Il est vrai qu’un coup de foudre parmi les tombes, à l’heure où l’horloge biologique de Madame sonne l’alarme, ne manque pas de ressorts comiques. Mais ce roman d’un amour hors norme fait aussi la démonstration qu’on ne s’affranchit pas sans douleurs de sa classe sociale : lorsqu’il s’agit de choisir entre opéra et traite des vaches, la passion est requise. Et c’est un minimum."
Epok, l'Hebdo de la Fnac.


Extrait :
"Putain, je ne peux pas la blairer, je ne peux vraiment pas la blairer !

Pourquoi elle est tout le temps assise là ?

J'avais l'habitude de me poser un moment sur le banc après l'entretien de la tombe pour reprendre le fil de mes pensées. J'essayais de trouver un petit bout de ficelle auquel m'accrocher et qui me permettrait d'avancer encore un jour, ou deux. À la ferme, quand je cavale entre tout ce qu'il y a à faire, je n'arrive pas à penser. Si je ne me concentre pas sur ce que j'ai en mains, inévitablement arrive une mini-catastrophe qui me donne un jour de travail supplémentaire. Je plante le tracteur sur un rocher et l'essieu arrière pète. Une vache s'abîme un trayon parce que j'ai oublié d'attacher son protège-pis.

Me rendre sur la tombe est mon seul bol d'air, mais même là, j'ai du mal à me dire que j'ai le droit de faire une pause et de simplement penser. Il me faut d'abord biner et planter et m'activer, avant de m'autoriser à m'asseoir.

Et alors je la trouve assise là.

Décolorée comme une vieille photo couleur qui a trôné dans une vitrine pendant des années."

21:00 Publié dans contes rendus | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, roman | | | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.