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lundi, 22 janvier 2007

Le parfum d'Adam

medium_rufin.gifWroclaw. Pologne.

Jusqu'aux singes, Juliette n'avait rien ressenti. Ou presque.
Il faut dire que tout avait plutôt bien commencé. Le laboratoire était exactement situé à l'adresse indiquée par Jonathan. Et, en contournant le bâtiment par la gauche, Juliette avait tout de suite repéré la porte de secours, malgré l'absence d'éclairage. La serrure n'opposa aucune résistance à l'action du pied-de-biche. Dans l'obscurité, elle atteignit à bout de bras le boîtier électrique et actionna l'interrupteur. Brutalement, la lumière blanche des néons inonda l'animalerie.
La seule surprise était l'odeur. Juliette s'était préparée à tout sauf à cet écœurant mélange de fourrure sale, d'excréments et de fruits blets. Heureusement, sitôt la lumière allumée, la puanteur avait diminué, comme si elle s'était réfugiée sous les cages, au ras du sol, avec les ombres. Juliette avait haussé les épaules. Il lui fallut tout de même quelques instants pour calmer sa respiration et vérifier qu'elle n'avait pas déchiré ses gants.
Ensuite, elle s'était avancée vers les cages.
Jonathan n'avait rien pu lui dire sur leur emplacement. Selon les besoins de l'expérimentation, les animaux changeaient souvent de place. Leur nombre aussi variait. Certains étaient sacrifiés ; d'autres venaient les remplacer. On les répartissait par lots, en fonction des traitements qu'ils subissaient. Près de l'issue de secours, qui était restée grande ouverte sur la nuit, deux cages superposées contenaient des chats. Ils semblaient encore en bon état. Dès que Juliette avait entrouvert leur porte, ils bondirent dehors et quittèrent la pièce en courant.

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