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mercredi, 24 janvier 2007

Fornication


Cabanes en planches pour les uns, salles voûtées pour les autres, le péché de la chair a connu des lieux multiples.
C’est également par une assimilation du lieu à l’acte que le mot de fornication s’est développé.
Fornix en latin voulait dire voûté. Les prostituées de bas étage habitaient souvent tout comme le bas peuple et les esclaves, dans des sortes de réduits voûtés taillés à même le mur des maisons. Le mot s’est ensuite appliqué aux prostituées, puis la morale s’est emparée de lui. Au début du xir siècle, il commence sa nouvelle carrière de pécheur et se retrouve dans de nombreux textes religieux, associé aux flammes de l’enfer. Pour le peuple juif, il fait un écart, on lui accorde un sens plus général.
— «Si un homme se détourne de moi pour aller chez les magiciens et les devins et s’abandonne à eux par une sorte de fornication, il arrêtera sur lui l’oeil de ma colère. » (L.evit., XX, 6.) Mis à part cet écart où le mot signifie trahison, dans la mesure où pour les prophètes ces infidélités sont associées à autant de souillures et d'impuretés, le mot gardera une connotation physique. Au moindre faux pas on tombe dans la fornication comme dans l'adultère.

Le morale ne manquera pas de signaler ces zones dangereuses par de nombreuses pancartes et balises lumineuses, sans grand résultat d'ailleurs.

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