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mercredi, 31 janvier 2007

Calligraphe

Calligraphe recherche femme de caractère

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Histoire de la femme cannibale

medium_histoire_de_la_femme_cannibale.jpgPuis, à dater de ses vingt-six ans, de la naissance de sa fille, la maladie, sournoise et souveraine, avait triomphé. La graisse avait inexorablement interposé ses coussins adipeux entre elle et l’affection, l’amour, le sexe, toutes ces choses dont les humains ont tellement besoin pour ne pas finir déments. Peu à peu, son précieux organe s’était réduit à un couinement de souris qui fusait, incongru, pathétique, de sa gorge. Un jour de mars et le carême incendiait La Pointe, sa voix s’était définitivement éteinte sur un couac comme elle entonnait Adios, pampas mias. Elle avait été clouée pendant seize ans dans un fauteuil d’invalide, vingt-trois ans dans un lit dont ses chairs débordaient, aussi incontrôlables que les eaux d’un fleuve en crue. Quand la délivrance était survenue à soixante-cinq ans, Roro Désir, de l’Entreprise des pompes funèbres Doratour, « Confiez-nous vos morts, nous leur rendrons la jeunesse », lui avait confectionné un cercueil de quatre mètres sur quatre. Certains êtres ne sont pas bénis par la bonne chance. A leur naissance, des comètes furieuses zigzaguaient à travers le ciel, s’y cognaient, s’y bousculaient, s’y chevauchaient. Conséquence, ce désordre cosmique a influencé leur destinée et, dans leur vie, tout va de travers.

mardi, 30 janvier 2007

Tours

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Vu dans Le magazine littéraire, février 2007...

Obsessence

N. f. :

Besoin obsessionnel de parvenir à un chiffre rond lorsqu'on prend de l'essence à une station libre-service, au risque de faire déborder son réservoir.

A cause de son obsessence, ses chaussures répandaient en permanence une forte odeur de carburant.

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Au tour de Balladur

Edouard Balladur a profité des fêtes de fin d'année pour entamer la rédaction d'un ouvrage qu'il n'escompte achever que «dans deux ou trois ans»: il s'agit d'un livre sur François Mitterrand, et sur la façon dont lui-même suivit et croisa le parcours du président.

Source : livres.lexpress.fr

Décidément, politique rime très mal avec économie de papier, et donc avec écologie...

La voyeuse interdite

medium_la_voyeuse_interdite.jpgCe matin, le soleil est plus haut. Hautain je dirais. Juché sur un trône invisible, il déverse son énergie dans ma rue qui se détache orgueilleusement du reste de la ville. Epicentre de l’aventure, c’est ici que tout se passe pour cette femme cachée derrière sa fenêtre, pour cet épicier rougeaud assis sur son tabouret, pour cet homme guettant un rideau clos, pour ces petits et petites qui courent dans un rectangle bien délimité par des bâtisses sombres et anguleuses.

On hurle, on flâne, on regarde, on triche, on vole. Et ils violent. Le reste n’existe plus ; au loin, il y a juste un port sans lumière qu’animent des sirènes lugubres, un lieu d’arrêt entre le rien et le rien, une passerelle jetée dans le vide dont personne ne connaît le bout.

lundi, 29 janvier 2007

Mangez-moi

medium_mangez-moi.3.jpgForce des images, sens de la métaphore : " Il arrivait avec son camion bleu, un très joli bleu, entre dur et clair un bleu de quand on était petits"... et là, je le visualise, ce bleu, je me le représente très précisément. alors que celui de la narratrice est purement subjectif, je le vois quand même, comme si elle m'entraînait dans ses images, dans sa vision des choses...

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Avis aux blogueurs hautetfortiens

Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens...

Je voulais savoir si vous aviez quelques petits soucis d'administration avec votre blog....

16:25 Publié dans LaVieDuBlog | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |  Facebook

Banlieue

Banlieue


medium_motamorphoses.3.jpgBanlieue comme tous les autres bans de la famille, les banni, bandit, banal, bannière, aubaine, bande, contrebande ou forban, a toujours été très dépendant du pouvoir et de son appétit.
A l’origine ces mots appartenaient à deux souches différentes: le francique ban qui voulait dire proclamation et le germanique banda, signe ou étendard servant à désigner un corps de troupe. Les deux clans assez proches ont été fréquemment mélangés, ils ont fini par ne plus faire qu’un, associés étroitement au seigneur, à sa bannière et à son bon vouloir.

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15:50 Publié dans Un jour un mot | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, mot | | | |  Facebook

Francophonies

En mars, il y a la semaine de la Francophonie, et même on devrait dire la semaine DES Francophonies. Il y a en effet tant de façons de parler français, que j'en arrive à me demander pourquoi on "néologise" tant.. C'est vrai que c'est agréable d'inventer des mots, de se penser "inventeur" ne serait-ce qu'un instant...

medium_histoire_de_la_femme_cannibale.2.jpgEn ce moment je lis Histoire de la femme cannibale, et je suis surprise de ne pas être choquée par l'irruption de mots que je ne connais pas mais que je reconnais, étant donné qu'ils s'imbriquent tout naturellement dans leurs phrases.

C'est parce qu'il y a cette semaine de la Francophonie que je vous laisse quelques textes d'auteurs francophones, découverts sur les rayonnages de la bibliothèque où je travaille. En fait ça n'est pas un hasard, c'est justement en vue de cette semaine que nous rassemblons précieusement contes, poèmes, pièces de théâtre et romans d'auteurs d'ici mais surtout d'ailleurs... Et c'est un vrai bonheur, que de (re)découvrir toutes ces langues françaises, de se sentir à la fois habitant et étranger de tous ces langages. Plaisir de s'immiscer dans ces rythmes différents, ces paysages inconnus, ces contrées si lointaines dans l'espace, si proches dans le temps...

Merci Leopold Sedar Senghor, d'avoir eu cette idée..

Lauréat "Angoûlèmien"

Comme par hasard, me direz-vous, c'est un manga qui remporte le Festival au moment-même où se crée cette catégorie... "Le hasard comme par hasard", disait un p'tit comique...

Je n'attends pas que l'Agent Ben prenne ses fonctions ici pour vous balancer l'info, le temps qu'il maîtrise toutes les fonctionnalités, on n'est pas arrivés ! (roooo, it's a private joke!).

LE GRAND GAGNANT EST ...... (roulements de tambour) :

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de MiZuKi

NonNonBâ, une vieille dame mystique et superstitieuse qui aime à raconter des légendes étranges, est accueillie dans la famille du jeune Shigeru. L'imaginaire déja débordant du garçon s'en retrouve décuplé. Les histoires de fantômes et de yokaï * deviennent son univers quotidien et prennent le pas sur la réalité. Bien sûr, ce deuxième monde chasse l'ennui du premier, mais en contrepartie, il complique tout : il est déjà bien assez difficile de savoir à qui se fier, sans qu'en plus des petits monstres bizarres viennent s'en mêler... Largement autobiographique, NonNonBâ conjugue récits intimistes et ambiances oniriques et peut être lu par tous les publics. *selon la mythologie animiste japonaise, toute chose a une âme, et le yokaï en est la monstrueuse incarnation.

Eve de ses décombres

medium_eve_de_ses_decombres.jpgEVE :

Marcher m'est difficile. Je claudique, je boitille en avant sur l'asphalte fumant.

A chaque pas naît un monstre, pleinement formé.

Le nuit de la ville s'enfle, élastique, autour de moi. L'air salé venant du Caudan racle mes douleurs et ma peau, mais je continue.

Je ne suivrai plus que ma propre logique. Ce qui fuit en moi, ce goutte-à-goutte de la vie qui s'échappe et me transforme en une créature exsangue, vampirisant la nuit, n'a plus aucune importance. Le silence entré en moi me coupe le souffle.

J'entre dans mon pas. C'est le seul recours, désormais. Mon bruit sur la route est un martèlement faits de ratés. j'accroche mon cartable à mon épaule droite. Ce soir, il ne contient pas que des livres. Une boursouflure rassurante s'y trouve, tout contre mon aisselle : la brûlure de tous les faux départs et de toutes les arrivées manquées. Bientôt, ce ne sera plus un rythme caché dans mes veines. Ma marque s'imprimera sur un front, entre les sourcils. C'est pour cet instant que je suis née.

dimanche, 28 janvier 2007

Doeuil

Regard embué de mélancolie

Extrait de Le petit fictionnaire illustré.

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Le pays où l'on ne meurt jamais

medium_vorpsi.jpgEntre-temps j'avais découvert une mine d'or : les livres. Je lisais jusqu'à épuisement de mes yeux et de moi-même. Quand ma mère rentrait, je n'avais pas toujours le temps de cacher le livre que je lisais, et bien souvent il m'était arraché des mains, censuré, puis enfermé à clé dans une armoire. . C'était la plus grande punition qu'on pouvait m'infliger, cette interruption de lecture interrompait le cours de ma vie.

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L'usine à lapins

medium_l_usine_a_lapins.2.jpgBon, ok, je le continue, en fait, il est pas mal, et Domino, un ex-taulard devenu boucher personnel et dealeur d'herbe est bien, bien déjanté... Surtout lorsqu'il abat un flic de peur que celui-ci ne se rende compte de la dope cachée dans de la viande congelée.. Y a juste Arthur et ses problèmes de libido qui ralentit un peu l'histoire.. Mais bon, je suis sûre que ça doit être relié avec autre chose.. J'ai déjà des soupçons d'ailleurs, concernant sa femme, 20 ans plus jeune, qui l'a épousé pour son fric..