Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 07 février 2007

L'usine à lapins

medium_l_usine_a_lapins.3.jpgEn fait, je pensais que tous ces personnages étaient liés, d'une manière ou d'une autre, à une intrigue. Je pensais, comme ce livre était classé dans les polars, qu'il y en avait une, d'intrigue... une enquête, quoi... En fait non. Chaque personnage a son propre mystère.


On assiste simplement à quelques jours de la vie "glauque"" de nos protagnosites, sans lien apparent, mais qui, en se croisant, se confrontent aux manques, aux ratés, aux douleurs de l'enfance, bref, à tout ce qui alourdit leur vie.

Arthur sait que sa femme se tape d'autres hommes, rencontrés au Peabody... Il subit ses problèmes d'érection comme une sentence, celle qui sonne le glas d'un mariage d'intérêt.. Anjalee y collectionne les amants, pour la "relative" sécurité financière qu'ils peuvent lui offrir, vu qu'ils meurent les uns après les autres. Helen, la femme d'Arthur, y attend en vain Eric, celui qui résistera à ses charmes et verra en Arthur un second père. Et Wayne, un marine, revient dans ce bar, dans l'espoir de demander Anjalee en mariage.

Il y a aussi Domino, le boucher dealer d'herbe en viande congelée.. Et Merlot, et Pénélope...

Tous n'ont à l'origine, rien en commun, mais à force de se télescoper, certains pètent les plombs (les autres ayant disjoncté depuis belle lurette). Au fil du récit le rythme s'accélère, la vie défile de plus en plus vite, comme si la mort les talonnait...

Pénélope n'aurait pas dû garder son arme de service, dans la maison de Merlot. Non, elle n'aurait pas dû. Pourtant il le lui avait déjà demandé...

Le capot de la voiture de Domino n'aurait pas dû rencontrer ce cerf, non, il n'aurait pas dû...

Et Mademoiselle Muffett n'aurait pas dû trébucher avec la perforeuse sur M. Hamburger.. non... Pas facile de garder l'équlibre aussi, avec une jambe en plastique..

Oui, voilà, chacun de nos protagonistes boîte, claudique, trébuche.. Sous nos yeux merveilleusement dénués de compassion.

Note : 7/10

Les commentaires sont fermés.