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mercredi, 07 mars 2007

J'étais derrière toi

medium_fargues.jpgBanal. D'apparence une histoire banale. Une séparaiton, chacun trompe l'autre, physiquement, spirituellement aussi. Les SMS, les mails, tromperie virtuelle, moderne, facilitée. Confortable même.

Le récit est un peu moins banal. L'on ouvre patiemment d'abord, le sac que le narrateur pose sous notre nez, qu'il déballe ensuite pour mieux nous expliquer les raisons de ses choix. A nous de trier..


La banalité s'envole face au style employé par ce narrateur, un style direct, tutoiement cash. Et l'évidence apparaît. C'est ce mariage, cette unnion qui était virtuelle, au fond. On analyse, on tourne ses paroles dans tous les sens, on les fait résonner en soi, on a l'impression de savoir ce qu'il vit, ou a vécu, on ne sait plus bien le présent du passé. On cherche un sens à tout ça. Oui, on veut comprendre. Car on l'écoute, cet interlocuteur, cet ami, oui, il semblerait que ce soit un ami, vu comme il se confie. Il est là, en face, des fois à côté, mais toujours proche. On se souvient, avec lui.

Il tente de rester objectif. Inutile. Dérisoire même. On s'en fout, de l'objectivité, on n'en veut pas ! Si elle était là, l'histoire n'y serait pas. C'est son coeur qui nous parle, ce sont ses tripes qu'on voit, là, sur la table.. Et j'écoute, presque sans discontinuer. Je suis attentive, à ce qu'il me livre. Je l'entends, cette douleur, qui lui prend au coeur, lorsqu'il découvre l'adultère. Cet étourdissement, le bourdonnement dans les oreilles, et puis les membres qui s'engourdissent, c'est exactement ça : " C'est comme une explosion instantanée dans ton sternum, tout de suite suivie d'une espèce d'onde de choc claire qui t'atteint directement à la racine des cheveux en te laissant exsangue sur son passage, comme une espèce de morphine sourde et fourbe que tu ne peux pas stopper et qu s'installe dans tes veines."

Et là, j'ai compris ce qu'il vivait, mon ami. Pour l'avoir vécu, moi aussi. C'est aussi pour ça que je l'ai écouté. C'est toujours étrange d'entendre son histoire, son ressenti, par quelqu'un d'autre. Sa douleur est venue se congner aux endroits qu'elle a marqué, il y a quelques mois, quelques années.

Non. Ce n'est pas mon histoire.

Note : 07/10

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