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lundi, 19 mars 2007

La Brûlure

medium_brulure.jpgPrésentation de l'éditeur
Au début, il y a La jeune Femme et c'est la seule qui croit vraiment à cette histoire. C'est par Elle que tout commence. Elle certifie avoir vu un homme emmener un enfant au bout de l'allée, le battre, le violer et le manger. Dans le quartier, c'est l'émoi. Crime véritable ou imagination ? On ne sait pas. Peu importe la vérité. Mais il faut qu'il y ait un crime pour le payer. Il faut un coupable, afin que la communauté puisse se laver de l'horreur qu'elle a elle-même suscitée.


L'écriture d'Hubert Colas est une écriture de chair, c'est à dire une langue qui agit sur le corps même de l'écrit mais aussi de celui qui l'interprète et de celui qui la reçoit. Une langue nerveuse et physique, qui témoigne d'un refus de toute passivité. Elle devient alors la pique acérée qui va interdire l'endormissement. S'endormir, comme une petite mort, un renoncement du corps à la vie. Car c'est bien vers la vie que tend cette écriture. C'est elle qui imprime alors son énergie sur les corps qui la reçoivent, leur donne matière à résister, à être force d'action. Et dans un même temps à leur permettre l'expression de sentiments enfouis, de se retrouver autour de valeurs permettant peut-être d'espérer l'émergence d'une communauté humaine qui pourrait enfin s'avouer comme telle, affronter ses propres doutes et imperfections en paix avec elle-même.

capté sur theatre-contemporain

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