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jeudi, 24 mai 2007

Quai de Béthune

Connaissez-vous l'île
Au coeur de la ville
Où tout est tranquille
Eternellement

L'ombre souveraine
En silence y traîne
Comme une sirène
Avec son amant

La Seine profonde
Dans ses bras de blonde
Au milieu du monde
L'enserre en rêvant

Enfants fous et tendres
Ou flâneurs de cendres
Venez-y entendre
Comment meurt le vent

La nuit s'y allonge
Tout doucement ronge
Ses ongles ses songes
Tandis que chantant

Un air dans le noir
Est venu s'asseoir
Au fond des mémoires
Pour passer le temps

Et le vers qu'il scande
- L'amour qu'il demande
Le ciel le lui rende -
Bat comme le sang

Est-ce une fenêtre
Qui s'ouvre et peut-être
On va reconnaître
Au pas le passant

Est-ce Baudelaire
Ou Nerval un air
Qui jadis dut plaire
A d'anciens échos

Vienne le jour blême
Montrant qui l'on aime
Rendre son poème
A Francis Carco.

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