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mercredi, 30 mai 2007

Quand l'art s'en mêle : A&A - thème : l'envol - étape 5 : le poème

Pour ceux qui ont loupé le début de la visite : étape 1 ==> étape 2 ==>étape 3 ==> étape 4

Etape 5 :

Ta voix qui menaçait la mienne qui te bravait,
puis le silence éperdu, notre bouche unique,
l'arbre sursaute hagard
vers l'inconnue demande humide,
des mains perdues qui se multiplient,
des cris inentendus dans une eau sourde,
et l'épée délirante des larmes de joie
qui laissera les mots sans trace...
L'amour se déchire à se parfaire, il assure
l'élan de l'être en combattant.

L'amour réconcilié, André Frénaud

 

(tableau, photo, texte, musique, poésie, sculpture)

La dernière étape ici, dans quelques millions de secondes...

 

mardi, 29 mai 2007

Suzanne et les ringards

(Oui, j'avoue, je suis en retard pour ce conte rendu.. Mais j'avoue aussi que je déménage.. j'avoue enfin que je bosse..)

c15ab41d1dee665d0ea86aea7acaa254.jpgUn rejeté de la société, un ex-taulard, (trois ans pour avoir fracassé des activistes d'extrême-droite) à la gueule d'Elephant Man devient garde du corps/vigile/conducteur de poids lourds. Il écoute le chant désespéré des baleines dans sa cabine la nuit.
Une star de ciné a eu un accident de voiture, dans lequel elle a perdu l'amour de sa vie. Elle en profite pour goûter un anonymat précieux et fait une fugue professionnelle. Elle s'est kidnappée. Elle veut comprendre. Echapper au monde du business, monde de ringards.

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Soûle, Eve ment - extrait

[...] C’était beau, c’était immense, si court, si intense, plein de tendresse, insensé, deux jours entre parenthèses, synthèse du bonheur parfait, dont la durée n’excède pas 72 heures. Après son départ, l’euphorie, le cœur engourdi, la douleur présente, mais pas encore ressentie, lèvres encore scellées de tant de baisers, témoins d’une torture à frôler l’extase sans pouvoir la toucher, à ne pouvoir finir la phrase sans commettre une erreur de syntaxe, à ne pouvoir conclure autrement que par l’absence annoncée depuis si longtemps. [...]

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Lumière intense mais si brève...
capté ici

 

 

lundi, 28 mai 2007

Dans le lit vaste et dévasté

Dans le lit vaste et dévasté
J'ouvre les yeux près d'elle ;
Je l'effleure : un songe infidèle
L'embrasse à mon côté.

Une lueur tranchante et mince
Echancre mon plafond.
Très loin, sur le pavé profond,
J'entends un seau qui grince...

 

Paul-Jean Toulet, extrait de Contrerimes

dimanche, 27 mai 2007

Le loup et l'art niais

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L'imperceptible

 Ça vient, c'est déjà reparti. Tu crois que c'est le temps, mais non. Autre chose. Comme une effervescence minuscule: tu fais un lit, tu marches dans une rue quelconque et c'est là. Comme une clarté au milieu du jour, mais sans lumière. Sans rien d’autre pour le dire que quelques mots, soudain, très simples — table, cri ou silence ou nuit… — et qui insistent. Alors, tu les prends: ils forment de petits organismes brefs, pareils à des coquillages que tu porterais à l'oreille pour écouter. (Tu crois que c'est le bruit de la mer, mais non). Ou des cristaux brûlant du même éclat multiplié, mais d'où venu? Tu regardes autour de toi: montée d’escalier, mur, visage, cuvette, matin sur la vitre. C'est comme une vague unique, silencieuse, invisible. Toutes les choses la reflètent et, en même temps, elles y brillent, s'y effacent. Ça vient, oui, mais c’est immobile. Ce n'est rien de ce que tu peux dire. Mais tu parles, malgré tout. Pour écouter entre les mots, comme dans le coquillage. Ce vide bruissant. Tu dis chut!, écoute. Mais ce n'est rien. Tu dis: c'est l'imperceptible.

Jacques Ancet, extrait de Lettres vives, 1996

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samedi, 26 mai 2007

En ce temps las

... Et presque tout cela se passait aujourd'hui, c'est-à-dire, comme toujours, dans le temps.
    Et tous suivaient celui qui criait : "En avant !"
    Et puis soudain, ce ne fut ni n'était aujourd'jhui, hier soir ou demain matin, on entendit un autre cri : "En après !"
    C'était, venant d'une autre espèce d'impasse d'espace, une voix d'enfant, la voix joyeuse et folle d'un hors-la-loi du temps.

Extrait de Choses et Autres

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vendredi, 25 mai 2007

Aux origines : le livre de ceinture

Capté ici

Les “livres de ceinture” [Girdle books, Beutelbücher] étaient des livres qui étaient reliés de telle façon qu’ils avaient une “queue” flexible qui pouvait être passée dans la ceinture en sorte de permettre un facile transport: lorsque le porteur voulait lire le livre, il lui suffisait de le prendre et de l’ouvrir. Lorsque le livre était lu sur une table ou un lutrin, la queue retombait par-delà le bord du support. Les livres de ceinture ont commencé d’apparaître à la fin du 13e siècle, gagnèrent en popularité au long des 14e et 15e, avant […] de passer de mode vers la fin du 16e siècle.

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Maintenant, on a ça :
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15:25 Publié dans cultiver | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, livre, histoire | | | |  Facebook

Jeu latent - extrait

[...] S’élever au dessus des mers, s’éveiller dans un autre Eden, fuir un certain temps l’ascète, revisiter les sept merveilles du monde, s’allonger un instant près du mausolée d’Halicarnasse. Retrouver l’hédoniste égaré dans les jardins suspendus de Babylone, s’adonner sans gêne à l’esthétique du plaisir. Adonis en perd ses moyens. Braver l’éthique, corps dépravés dénoncés sur la place publique, le lubrique fait vendre là où il n’a (soi-disant) pas sa place. Jusqu’au jour où la montagne de glace fond en sueur, et immerge à jamais l’image du couple parfait. Les faire-part sont renvoyés à l’expéditeur, le mâle est versatile, l’effet du mal dévastateur. [...]

 

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Quand l'art s'emmêle - thème : l'envol - étape 3 : la peinture

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(c)Klimt

 

Suivez le guide, il reprend bientôt a repris la visite... Il reste encore quelques oeuvres à contempler..

(tableau, photo, texte, musique, poésie, sculpture)

jeudi, 24 mai 2007

C'est quoi ça ?

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capté

15:25 Publié dans bulles | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature, livre, humour | | | |  Facebook

Quai de Béthune

Connaissez-vous l'île
Au coeur de la ville
Où tout est tranquille
Eternellement

L'ombre souveraine
En silence y traîne
Comme une sirène
Avec son amant

La Seine profonde
Dans ses bras de blonde
Au milieu du monde
L'enserre en rêvant

Enfants fous et tendres
Ou flâneurs de cendres
Venez-y entendre
Comment meurt le vent

La nuit s'y allonge
Tout doucement ronge
Ses ongles ses songes
Tandis que chantant

Un air dans le noir
Est venu s'asseoir
Au fond des mémoires
Pour passer le temps

Et le vers qu'il scande
- L'amour qu'il demande
Le ciel le lui rende -
Bat comme le sang

Est-ce une fenêtre
Qui s'ouvre et peut-être
On va reconnaître
Au pas le passant

Est-ce Baudelaire
Ou Nerval un air
Qui jadis dut plaire
A d'anciens échos

Vienne le jour blême
Montrant qui l'on aime
Rendre son poème
A Francis Carco.

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mercredi, 23 mai 2007

Le bien

Tu n'as jamais la même allure
Le plaisir est toujours nouveau
Le bien ne se pose jamais
N'a pas de nid n'a que des ailes

Claire ou sombre au ciel de mes songes
Tu ne sais rien de l'avenir
Tu l'incarnes il est présent
En toi qui ne finiras pas.

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Association d'idées

Un de mes rêves-objectifs-projets, appelez cela comme vous voudrez, est d'associer différents arts autour d'un même thème..

C'est alors qu'en lisant un poème de Jules Supervielle, et en ayant toujours en tête le roman d'Ananda Devi, La vie de Joséphin le fou, j'ose me permettre l'association des deux écritures... :

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HAUTE MER

Parmi les oiseaux et les lunes
Qui hantent le dessous des mers
Et qu'on devine à la surface
Aux folles phrases de l'écume,

Parmi l'aveugle témoignage
Et les sillages sous -marins
Des mille poissons sans visage
Qui cachent en eux leurs chemins,

Le noyé cherche la chanson
Où s'était formé son jeune âge,
Ecoute en vain les coquillages
Et les fait choir au sombre fond.

Quand l'art s'emmêle : A&A - thème : l'envol

 ATTenTIoN : nouvelle catégorie, lire la notice avant manipulation, danger d'incompréhension

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Point de départ :

"Le couloir reçoit l’empreinte de ses pas indiscrets. L’immobile s’offre, instant figé, sensuelle effigie, à ses lèvres elle suspend un sourire, dans ses yeux sous-entend le corps déjà nu. La pièce s’emplit des murmures d’un mystère bientôt dévoilé, les voix sont dispensées de tout commentaire, les vêtements dispersés par terre. Dans un courant d’air la porte s’ouvre, on quitte la terre…"

 

 la suite, chez .... Ambroise

 (tableau, photo, texte, musique, poésie, sculpture)