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mardi, 19 juin 2007

Les cinq sens invités dans la bibliothèque du futur

Alors que la numérisation des fonds des bibliothèques se poursuit sans relâche, certaines initiatives tentent de tirer parti des nouvelles technologies à l’intérieur-même des bibliothèques, à l’instar du centre de recherche interactivesspaces.net.

Imaginez : votre doigt ou vos pieds transformés en souris d’ordinateur sur un écran projeté aux murs et au sol, un livre qui parle au creux de l’oreille et auquel le lecteur répond, un chapeau qui vous raconte des histoires selon les parcours effectués dans les rayons de la bibliothèque, … Toutes ces propositions, et d’autres encore, ont été étudiées pendant deux ans par le centre de recherche interactivesspaces.net dans le cadre du projet « la bibliothèque interactive des enfants». Elles ont donné lieu à des expérimentations grandeur nature dans la bibliothèque publique d’Aarhus au Danemark.


Ainsi plusieurs prototypes sont nés, comme ce drôle de « Bibphone », un objet audio qui fait parler le livre. Présenté soit sous forme de deux pavillons reliés entre eux par un fil, soit sous forme d’une bouilloire, cet outil offre la possibilité aux usagers, non seulement d’écouter les avis laissés par les visiteurs sur un ouvrage spécifique (enregistrés et stockés au cœur des puces RFID _ identification par radio fréquence_), mais également de livrer son propre message vocal à la suite. Une démonstration est accessible sur le site Dailymotion sous le titre « bibphone demo ».

Les murs prennent la parole

Une autre idée est testée dans la bibliothèque d’Aarhus, transformée en laboratoire géant. Il s’agit des interfaces tangibles qui permettent de projeter des données sur des surfaces réactives au toucher, qu’ils s’agissent de piliers, de murs, ou même de sols. La Royal Danish Library éprouve également cette technologie dans le cadre du projet Infogalleri. Si une information projetée intéresse l’usager, il lui suffit alors de la toucher pour en explorer le contenu en profondeur. Il peut ensuite enregistrer les références sur un téléphone Bluetooth ou l’envoyer sur sa messagerie Internet.

Ces interfaces tangibles ouvrent encore la voie à d’autres applications inédites. Sur un tapis digital de la bibliothèque d’Aarhus, appelé Icom-floor, les visiteurs peuvent ainsi interagir les uns avec les autres sous la forme d’un question-réponse auquel ils participent par l’envoi de sms ou de e-mail. Chaque réponse particulière, en plus d’être projetée au sol, est envoyée directement à l’utilisateur qui a posé la question (référencée par un numéro unique dans le serveur), via sa messagerie Internet personnelle ou son téléphone.

L’usager au cœur du concept

Les chercheurs de l’interactivespaces.net réfléchissent, en parallèle, au développement d’autres outils, encore conceptuels. « L’œuf » en est sûrement l’un des plus innovants. Il se présente comme « un espace de solitude » conçu pour « stimuler les sens par l’usage d’éléments ambiants comme le son, la lumière, l’air (l’odorat), la température, les mouvements et les images ». Le simple fait d’apporter un livre comportant une puce RFID dans l’œuf activerait ainsi différents effets.

Crainte pour les entraves à la vie privée que cette technologie rend possibles (par ² traçage ² de l’utilisateur), la puce RFID pourrait cependant s’imposer comme la solution contre la désertification des bibliothèques. Reste à en développer et contrôler les applications exponentielles.

 

vlg, le 13 juin 2007
Capté

 

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