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dimanche, 01 juillet 2007

Paul Valéry, encore

05285e58fdbaaacd14923bf7646bb8a7.jpgMonsieur Valéry, vous avez la cote. Non seulement vous êtes un ange, mais vous avez la cote. Cette fois-ci, c'est votre recueil Poésies qui s'élance quelque part ailleurs en France. Mais comment faites-vous ?

 

 

 

VUE

Si la plage penche, si
L'ombre sur l'oeil s'use et pleure
Si l'azur est larme, ainsi
Au sel des dents pure affleure

La vierge fumée ou l'air
Que berce en soi puis expire
Vers l'eau debout d'une mer
Assoupie en son empire

Celle qui sans les ouïr
Si la lèvre au vent remue
Se joue à évanouir
Mille mots vains où se mue

Sous l'humide éclair de dents
Le très doux feu du dedans.

 

 

 

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