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dimanche, 19 août 2007

Desert

f93cf0806f566e8f2534f2c3aed56938.jpgTitre: Désert

Auteur: Le Clézio.

Ce livre est l'histoire de la jeune Lalla qui a pour ancêtres les "hommes bleus", guerriers du desert saharien. Elle vit dans un bidonville, au sud du Maroc vers 1920. On suit tout le long de ce roman son émerveillement enfantin pour la beauté de la nature. On est touché par son amour pour le Hartani, un jeune berger muet  qui connaît tout les secrets et les légendes du désert.  Les pages s'enchaînent et le lecteur est plongé dans un tourbillon d'émotions, de sensations puissantes, tant Jmg Le Clézio  rend compte de façon extraordinnaire  de la beauté des paysages du désert. Son sens descriptif est sans égale.

Puis c'est l'exil à Marseille et la violence qui commence... Mais Lalla a beau souffrir,  être arracher aux siens, travailler dans un hotel de passe, devenir cover-girl célèbre, rien n'éteint ses souvenirs, sa force elle la tire de ses origines, de sa foi envers le désert et du sang de ses ancêtres.

Prix Renaudot en 1980 et grand prix"Paul Morand" décerné pour la première fois par l'académie française, ce chef d'oeuvre de la littérature française du 20eme siècle traite de l'identité et de l'éxil.

JMG Leclezio arrive avec un style poétique et envoutant à nous transporter dans le désert, ce livre est un véritable voyage.

                                                       AGENT BEN.

EXTRAIT:  Ils sont apparus, comme dans un rêve, au sommet, de la dune, à demi cachés par la brume de sable que leurs pieds soulevaient.

Lentement ils sont descendus das la vallée, en suivant la piste presque invisible. En tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par le voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.

C'étaient des silhouettes alourdies, encombrées par les lourds manteaux, et la peau de leurs bras et de leurs fronts semblait encore sombre dans les voiles indigo.

Ils marchaient sans bruit dans le sable, lentement sans regarder où ils allaient. Le vent soufflait continûment, le vent du desert, chaud le jour, froid la nuit. Le sable fuyait autour d'eux, entre les pattes des chameaux, fouettait le visage des femmes qui rabattaient la toile bleue sur leurs yeux. Les jeunes enfants couraient, les bébés pleuraient, enroulés dans la toile bleue sur le dos de leur mère. Les chameaux grommelaient, éternuaient.

Personne ne savait où on allait.

 

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