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samedi, 29 septembre 2007

En soutien au peuple Birman et contre la gente

Malheur à qui bâtit une nation dans le sang et fonde une cité sur l'Injustice!

ANCIEN TESTAMENT, Habaquq,II.

Malédictions contre l'oppresseur.

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L'eau et la terre

ff899b032dea81f2901f50c9f1895b32.jpgTitre: L'eau et la terre

Auteur: Séra

Cette bande dessinée d'un trait exceptionnel de la main de Séra revient sur la révolution communiste menée par les Khmers Rouges en 1975.

Cette bande dessinée suit le destin des paysans, des citadins, des khmers rouges qui sont pris dans la spirale des tueries et le chaos d'une révolution khmer sans vraiment de but, si ce n'est l'élimination de l'ennemi de la révolution... et qui fera plus d'un million de morts entre 1975 et 1979. Sur la route boureaux ou victimes de cette horreur survivent dans l' enfer des déportations, des travaux forçés, des exécutions.

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                               L'eau et la terre est une oeuvre importante sur le thème de la folie meurtrière qui s'empare si facilement de l' humanité et qui l'amène à s'autodétruire.

Elle dénonce le sang versé pour rien!

AGENT BEN.

 

vendredi, 28 septembre 2007

Décourageux

Décourageux

Ce fut un vrai poète : il n'avait pas de chant.
ort, il aimait le jour et dédaigna de geindre.
Peintre : il aimait son art - Il oublia de peindre...
Il voyait trop - Et voir est un aveuglement.

- Songe-creux : bien profond il resta dans son rêve ;
Sans lui donner la forme en baudruche qui crève,
Sans ouvrir le bonhomme, et se chercher dedans.

- Pur héros de roman : il adorait la brune,
Sans voir s'elle était blonde... Il adorait la lune ;
ais il n'aima jamais - Il n'avait pas le temps. -

- Chercheur infatigable : Ici-bas où l'on rame,
Il regardait ramer, du haut de sa grande âme,
Fatigué de pitié pour ceux qui ramaient bien...

ineur de la pensée : il touchait son front blême,
Pour gratter un bouton ou gratter le problème
Qui travaillait là - Faire rien. -

- Il parlait : " Oui, la Muse est stérile ! elle est fille
D'amour, d'oisiveté, de prostitution ;
Ne la déformez pas en ventre de famille
Que couvre un étalon pour la production !

" O vous tous qui gâchez, maçons de la pensée !
Vous tous que son caprice a touchés en amants,
- Vanité, vanité - La folle nuit passée,
Vous l'affichez en charge aux yeux ronds des manant !

" Elle vous effleurait, vous, comme chats qu'on noie,
Vous avez accroché son aile ou son réseau,
Fiers d'avoir dans vos mains un bout de plume d'oie,
Ou des poils à gratter, en façon de pinceau ! "

- Il disait : " O naïf Océan ! O fleurettes,
Ne sommes-nous pas là, sans peintres, ni poètes !...
Quel vitrier a peint ! quel aveugle a chanté !...
Et quel vitrier chante en raclant sa palette,

" Ou quel aveugle a peint avec sa clarinette !
- Est-ce l'art ?... "
- Lui resta dans le Sublime Bête
Noyer son orgueil vide et sa virginité.

Tristan Corbière

mercredi, 26 septembre 2007

Le participe a passé

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capté

mardi, 25 septembre 2007

BATTLE ROYALE/SURVIVAL PROGRAM

 

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Voilà un Manga d'actualité, un livre sur les rapports difficiles entre les professeurs et leurs élèves irrespectueux...
Une solution est adoptée par le gouvernement Japonais, un programme éducatif radical pour les élèves d'une troisième B qui fait une rentrée des classes disons difficile... 
Ce programme le "Battle royale:programme de survie" est simple les élèves sont rassemblés sur une île, on leur distribue les fournitures scolaires (haches, sabres, flingues, arbalettes), le principe ils devront pour montrer leur valeur s'entretuer il ne devra  rester qu'un élève. S 'ils n'acceptent pas de se plier à cette pédagogie très instructive ils seront exécuter! genre: EH! toi là dans le fond de la classe!! ça t'intéresse pas ce que je raconte! Paff décapiter!
Vous l'aurez compris donc ce manga tiré d'un roman japonais de Konshun Tokami est extrèmement violent et gore.  
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Comparé à Orange Mécanic de Stanley Kubric POUR SA VIOLENCE l'adaptation cinématographique de BATTLE ROYALE est sortie cette année en DVD, il est déjà un film culte du Gore.
Bien que fan de Manga je conseillerais plutôt l'adaptation cinématographique réalisée par Kinji Fukasaku l'un des réalisateurs préférés (eh oui) de Quentin Tarantino, qui excelle dans sa façon de filmer le carnage entre élèves.
L'interprétation tout en silence et en froideur de Takeshi Kitano professeur  mystérieux qui lance le nouveau programme scolaire  est tout simplement magistrale.
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BONNE RENTREE A TOUS
AGENT BEN.7447c5dcd3d538c4d4a782ab263fdf73.jpg

08:50 Publié dans Fury Manga | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Litterature, manga | | | |  Facebook

lundi, 24 septembre 2007

Ni d'Eve ni d'Adam

963e35930739a441afba44b0ecf8df5d.jpgAuteur: Amélie Nothomb

Titre: Ni d'Eve ni d'Adam

La stakhanoviste de l'écriture Amélie Nothomb fait de nouveau une rentrée littéraire en fanfare: livre placardé en grand format dans toutes les gares de France et de Belgique, oui la star des éditions Albin Michel est de retour et... Le livre est bon!

Amélie Nothomb signe là une sorte de suite de son roman "Stupeur et tremblement" roman à succés très drôle racontant ses aventures comme employée (belge) dans une grande multinationale Nippone.

Dans Ni d'Eve ni d'Adam qui est aussi réussi je trouve que son premier roman se déroulant au Japon, car aussi hilarant Amélie nous raconte son histoire d'amour (son koï) avec un jeune japonais de son âge  Rinri a qui elle donne des cours de français.

 "Stupeur et tremblements pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d'Eve ni d'Adam révélera qu'à la même époque et dans le même liu, j'ai aussi été la fiancée d'un Tokoïte très singulier" (Amélie Nothomb).

Le roman se lit vite et procure un rire franc, les anecdotes et l'autodérision d'Amélie Nothomb font mouche à tous les coups! 37d76a8e9c2d12a750d1cbbce14b8fa2.jpg

Amélie est une véritable héroïne de Manga.

AGENT BEN.

Extrait: Je me sentis extraordinairement stupide avec ma pédagogie à deux sous. Pour retomber sur mes pattes, je parlais de n'importe quoi: quels aliments mangeait-il ? Péremptoire, il répondit:

-Ourrrhhh.

Je croyais connaître la cuisine japonaise, mais cela, je n'avais jamais entendu. Je lui demandai de m'expliquer. Sobrement, il répéta:

-Ourrrhhh.

Oui certes, qu'étais-ce?

Stupéfait, il me prit le carnet des mains et traça le contour d'un oeuf. Je mis plusieurs secondes à recoller les morceaux dans ma tête et m'exclamai:

-Oeuf!

Il ouvrit les yeux comme pour dire: Voilà!

-On pronoce oeuf, enchaînai-je, oeuf.

-Ourrrhhh.

-Non regardez ma bouche. Il faut l'ouvrir davantage: oeuf.

Il ouvrit grand la bouche:

-orrrrhhhh.

Je m'interrogeai: était ce un progrès? Oui, car cela constituait un changemnt. Il évoluait, sinon dans le bon sens, du moins vers autre chose.

-C'est mieux, dis je, pleine d'optimisme.

Il sourit sans conviction, content de ma politesse. J'étais le professeur qu'il lui fallait. Il me demanda le prix de la leçon.

07:10 Publié dans contes rendus | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : littérature | | | |  Facebook

dimanche, 23 septembre 2007

Les bibliothèques américaines s’équipent de drive-in

  Aux Etats-Unis, les usagers de certaines bibliothèques n’ont même plus à se donner la peine de sortir de leurs véhicules pour rendre ou emprunter des livres. Le 23 mai, Docuzik, blog d’un documentaliste musicien qui participe actuellement à un échange à Baltimore (Etats-Unis), révélait une nouvelle mode américaine qui gagne les bibliothèques : le drive-in. L’Anchor Southeast Library, première bibliothèque à être construite à Baltimore depuis plus de 35 ans, « a ouvert un nouveau service de “drive thru”… » Retours, prêts, amendes de retard : ce service permet aux usagers de tout faire sans quitter leur véhicule. Du Texas au Michigan, en passant par la Pennsylvanie, l’Illinois, la Floride, l’Arkansas, l’Etat de New-York, l’Indiana, l’Ohio ou la Virginie, les bibliothèques sont de plus en plus nombreuses à proposer ce service.

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samedi, 22 septembre 2007

La prévention santé selon Google

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vendredi, 21 septembre 2007

Après les romans, les bibliothèques de gare

Une première en France : la gare de Villepreux-Les Clayes (Yvelines) propose aux voyageurs d’emprunter des livres avant de prendre le train.

9a07eff6eaf92ef48747a46e693ad2ef.jpgUn kiosque à livres, baptisé « Correspondance culturelle », a été inauguré le 19 septembre dans la gare de Villepreux-Les-Clayes, à la place d’un ancien point de vente de presse, fermé depuis plusieurs années. Environ trois cents livres de poches (plus une centaine rangés dans une armoire et permettant de renouveler l’offre), sélectionnés en fonction de leur audience, sont exposés sur des présentoirs. Le voyageur s’inscrit (de 3,60 à 5,50 euros par an), et peut alors emprunter deux livres pour quinze jours auprès du bibliothécaire. Pour cette période de test, le kiosque est ouvert de 7 h à 10 h chaque matin. Quelque cinquante personnes se sont inscrites depuis huit jours que le kiosque est ouvert.

Publié le 21 septembre 2007 par ls

capté

jeudi, 20 septembre 2007

Vendredi soir

37850afe2a74d69799b59dbb2fca9c89.jpg"- Est-ce que vous voulez dîner avec moi ?
- Oui.
Il avait répondu tout de suite presque avant qu'elle n'ait fini sa phrase. Il s'était à peine tourné vers elle. Son corps n'avait pas bougé. Seule, sa nuque avait pivoté contre l'appui-tête, un mouvement rapide. "Oui." C'est tout.
Il n'avait même pas semblé surpris.
Peut-être s'attendait-il à cette question.
Ou alors, quoiqu'elle eût proposé, il aurait accepté."

 

C'est le dernier soir de Laure, avant son emménagement chez François, le premier homme avec lequel elle va vivre. Elle jette un dernier regard sur ce minuscule appartement qui contient les huit dernières années de sa vie.
Elle est épuisée, elle se serait bien passé de ce dîner chez Marie et Bernard, mais la ligne de téléphone a été coupé. Tant pis. ELle met le contact, la soufflerie du chauffage poru se sécher les cheveux, et démarre. Mais c'était sans compter la grève des transports. Des kilomètres de bouchon. En plein hiver. A une centaine de mètres, un homme seul, près d'un platane. Il semble attendre quelqu'un. En fait non. C'est droit sur sa voiture qu'il vient. Il lui demande de le déposer, quelque part, n'importe où, ça sera bien. Elle accepte, elle a déjà refusé un piéton.

Il fait nuit, le trafic saturé, l'espace réduit de l'habitacle aussi, saturé de son odeur à lui, de ses odeurs : tabac, parfum, cuir. Elle aurait bien envie d'une cigarette, ça fait si longtemps. Peu de paroles sont échangées. Pas besoin. Pas la place. Les corps parlent, les vêtements, la cigarette qui se consume, le cuir qui craque.. Elle imagine qu'il est attendu par une femme. Elle pense à François. Lui s'appelle Frédéric. 

Elle a faim. Il accepte de dîner avec elle. Elle l'observe, presque jalouse, de ces autres qui lui parlent, à lui, qui gâchent ces instants, qui ne devaient être qu'à eux. Dans quelques heures, elle déménage.

Ecrit simplement, une centaine de pages, aérien, comme cette nuit, survol d'une vie, résumé d'une passion fugace, d'une fuite dans l'instant, comme une transition, une étape nécessaire. Un hasard ? Pas si sûr. Calculé ? Certainement pas. Laure s'imprègne de toutes ces sensations, sa conscience de François semblant évoluer dans une autre dimension, hors de cette nuit, loin de Frédéric. Pas d'hésitation, enfin presque pas.

Etrange sensation. Car au final, ce livre ne parle que de sensations.

Note : 7/10

mercredi, 19 septembre 2007

Cet extrême amour

Une jeune écrivaine corrige et rehausse le niveau de certains manuscrits afin de gagner sa vie. Il faut bien donner une contenance au personnage. Seul le fait d'écrire a son importance. Elle sera conviée pour une interview, où elle n'aura rien à dire. Un des autres invités est un directeur d'agences de pub. Il deviendra son unique direction, à elle. Pour les trois années à venir.

C'est juste l'histoire d'une passion dévorante, au sens propre du terme : "Qu'il me bouffe, qu'il m'avale, jusqu'à la dernière phalange." De toute façon elle n'a plus besoin de ses doigts, elle n'écrira plus jamais, malgré les exhortations de son entourage, sa mère, son ancienne meilleure amie. Elle s'en passerait bien, de son entourage. Elle se passe même assez bien de tout ce qui ne contient pas Loïc. Elle savoure le manque occasionné par l'absence quotidienne de cet homme qu'elle attend, chaque soir, l'oeil collé au judas.."Je ne vivais plus que pour Loïc. J'avais besoin de le voir partir chaque matin, en retard. J'avais besoin de l'imaginer quand il n'était pas là. Le soir, je comptais les minutes qui me séparaient encore de lui, j'écoutais l'ascenseur, je scrutais le palier par l'oeilleton jusqu'à ce qu'il apparaisse enfin. Le temps passait, mais nous n'en savions rien."

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mardi, 18 septembre 2007

La voleuse de livres

5a80f154beb9582615325ca93de6ef66.jpgLiesel a dix ans, elle est juive et ne sait pas lire. Pourtant, elle est fascinée par les livres et ne peut s’empêcher de voler Le Manuel du fossoyeur à l’enterrement de son petit frère. C’est là, au début de la Deuxième Guerre mondiale, que la Mort la rencontre. Intriguée, elle la suivra dans sa nouvelle famille allemande, où sa mère la place pour la protéger. Réveillée par les cauchemars, Liesel demande à son père adoptif de lui lire son premier livre volé. Il lui apprendra ensuite à lire en peignant les mots sur les murs du sous-sol. Plus tard, ces murs cacheront un autre Juif, qui lui écrira une histoire sur les pages repeintes du Mein Kampf d’Hitler. La Voleuse de livres est une histoire de mots, de livres, mais surtout d’amitié racontée par la Mort. À partir de 14 ans.

capté

Par Sophie Perron, Clément-Morin

lundi, 17 septembre 2007

Histoire d'amour

857fdd14b11df8cd55b810499daa4d06.jpg"Nous aurions pu faire connaissance, nous nous serions peut-être plu, et le début de notre histoire n'aurait pas été marqué du sceau de la détention."

Voilà, tout est dit, pas besoin d'en rajouter des tonnes. Ou alors juste quelques kilos. 500 grammes, ma bonne dame, j'vous assure, c'est une affaire ! ça s'rait bien, le livre au kilo, oué, ça s'rait bien.

Alors le narrateur, autant vous prévenir, âmes sensibles que vous êtes, a des tendances schizo-paranoïdo-psychopathe. On sent de suite qu'il ne va pas très bien. Enfin, pas dès les premières lignes, mais presque. Quand il aperçoit cette femme dans le métro, il a une réaction plutôt acceptable, il tombe sous le charme. Quand il descend à la même station qu'elle et qu'il la suit, il a une attitude un peu étrange, mais par amour que ne ferait-on pas ? Et lorsqu'il entre de force chez elle, là, l'on perçoit un pan de sa nature profonde.. Oui, ce n'est que le premier. La "victime", entre guillemets car la narration joue d'une ambiguïté extrême, portera plainte le lendemain, deux mois d'incarcération, et la plainte est retirée. Dans la plupart des cas, chez la plupart des gens, même pas bien finis, même si l'on est récidiviste, on ne cherche pas à reproduire immédiatement ce qui nous a coûté un peu de prison. Non. Sauf si l'on estime ne rien avoir commis de répréhensible.

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samedi, 15 septembre 2007

Même sans encre, le papier parle

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capté

vendredi, 14 septembre 2007

Asiles de fous

20213cbbb6e1078b38c32e99b3f8eb09.jpg"A la longue, il finira de toute façon par m'indifférer, parce que tu l'appliqueras sur le mien comme un emplâtre. Ta conversation m'exaspèrera, toujours les mêmes histoires de carburateurs, de tension artérielle, de bricolage, tes rêves de ferme à rénover dans une région boueuse où les agriculteurs rendus neurasthéniques par le climat bradent leur bien pour ne pas devenir fous. Ton petit emploi, ta mère qui téléphonera chaque jour pour te reprocher tes dents de lapin. Ta peur du vide, de la guerre, de la vieillesse, des rides, d'une alimentation trop carnée, de la cuisine grasse à la cantine. Ta terreur devant la moindre ambulance, tes érections dans l'escalier quand tu croiseras la voisine du second, étudiante en économie politique, et mon amour pour toi dont tu riras quand je te le montrerai sous la couette comme un trésor. Car malgré tout je t'aimerai comme on souffre, comme on se sacrifie, mais mon amour t'incommodera comme une odeur de friture. Tu me diras sans cesse de le cramer dans le four, de l'enfermer dans un poudrier et d'aller l'enterrer au pied d'un arbre du Forum des Halles."

Une rupture, le sujet a été maintes fois étudié, explicité, romancé. Mais jamais de la sorte. Imaginez, votre beau-père, sous prétexte de changer votre robinet de cuisine qui fuit, vient vous annoncer que son fils vous quitte. Imaginez tous les arguments qu'il va mettre en place, déployer dans votre esprit, pour vous convaincre que  c'est la meilleure chose à faire de toute façon. Que Damien ne pourra pas évoluer dans une relation comme celle-ci. Qu'ils (ses parents), le rémunèrent chaque fois qu'il prend une bonne décision (leur décision). Qu'il vous dit que vous avez eu de la chance de le connaître, qu'il ne faut pas en vouloir à Damien, il n'a jamais été un grand passionné, à peine affectueux, et surtout par obligation. Imaginez qu'il commence à vous dire qu'à votre place, il n'aurait pas supporté de vivre avec un tel homme, qu'il n'est pas forcément un fils exemplaire, mais que c'est le sien, et qu'il doit faire avec. Là, vous venez de pénétrer l'univers de Régis Jauffret. Le monologue à deux personnes.

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