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mercredi, 10 octobre 2007

Poète Noir

Poète noir, un sein de pucelle

te hante,

Poète aigri, la vie bout

et la ville brûle,

et le ciel se résorbe en pluie,

ta plume gratte au coeur de la vie.

 

Forêt,forêt des yeux fourmillent

sur les pignons multipliés;

cheveux d'orage, les poètes

enfourchent des chevaux, des chiens.

 

Les yeux ragent, les langues tournent,

le ciel afflue dans les narines

comme un lait nourricier et bleu;

je suis suspendu à vos bouches

femmes, coeurs de vinaigre durs.

ANTONIN ARTAUD.

 

 

Commentaires

Merci pour ce poème de mes veines, shooté à mes veines dans mon âge d'enfance. La jeunesse afflue en moi, vive, vive !

Écrit par : Rire, amour ! | mercredi, 10 octobre 2007

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