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mercredi, 31 octobre 2007

SAN ANTONIO "Valsez, pouffiasses"

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Rions un peu c'est les vacances. Attention...Cheeeese!

Béru hésite puis théâtral, relève sa blouse bleue, déboutonne son grimpant et sort son outil à ramoner les dargeaots.

-Comme t'es pas mal bousculée, si tu s'rais copérante, t'aurais droit au super-guisseau de môssieur, ma mignonette. C'est pas du braque d'archiduc, ça? Et encore, tu contemp' alors qu'il est comme qui dirait en pantoufles, l'apôtre. Mais tu le verrais caracoler du gland, du coup tu chantes le grand air de l'Acné! Ah! j'voye à ton regard qu'il t'intéresse mon Pollux, pas vrai? Tu chatoyes de la moniche, ma loute! Tu permets qu'j'controlasse?

Il coule sa main sous la jupe de Miss Lowitz.

-Moi l'uniforme Air France, ça m'a toujours excité. Fais voir! Qu'est-ce j'disais! Elle a l'escardinche qui s'laisse aller, la mère! Et pas qu'un peu, mon n'veu!Oh! dis donc, t'es pas feignasse des glandes, toi!Inutile d't jouer l'Beau Danube bleu pour qu't'humectes du sensoriel! Lève-toi un peu, minette! Là maint'nant assoye toi su' mon gros zygomatique joufflu. T'as vu qu'il est sous pression, l'artiss'? Opérationnel jusqu'aux roustons! Pose-toi, j'te dis! Qu'est ce tu risques pusq'c'est toi qui contrôles la dévalable? Tu m'enfournes à ta botte, si j'pourrais dire. Mollo, la glissade sur la rampe. Qu'est ce tu dis? T'as gardé ta culotte? Ca te cigogne le frifri? Voilà! cric-crac merci Kodac! On peut batifoler tout notre chien de soûl! C'est bonnard, non?Tu joues sul'velours. Maintenant qu'la tronche est passée, l'reste c't'une prom'nade d'santé. Continue d'm'gainer la rapière, chérie! C'te science! Merde, on comprend qu't'aimes mieux ça qu'd faire du point croix! Dans ta situasse, y aller à la langoureuse, pareillement, faut pas craindre!

"San Antonio, tu pourrais p'têtre poser tes questions à cette friponne du temps qu'on lime, les deux, ça s'rait un gain d'temps. J'ai idée que la pointe, ça la conditionne mieux que les m'naces. Ya des gens qui sont un sifflet*. Le tisonnier rougi dans le fion, ça la laisse froide, mais un beau chibre qui y effervesce ça lu disjoncte la volonté. Surtout que là, matte comme elle langoure bien. J'laide en lu r'montant le baigneur à deux mains, pas qu'é peinasse dans les côtes! C'est gode for you, hein, ma bioutifoule?"

-Mademoiselle Lowitz, risqué-je, je suis au courant du téléphone clandestin dans la cahute du cantonier. Je sais beaucoup de choses sur vous ( là je bluffe, mais hein,). Beaucoup, mais pas tout, or je dois tout connaître. Etes-vous d'accord pour répondre à mes questions?

Mais la dame, elle, a d'autres chats à fouetter: le sien!

-Après, apèèèèèès! gémit-elle en accélérant sa gym.

*Nous estimons que Bérurier par " qui sont un sifflet" a voulu dire "qui sont ainsi faits". Qu'on lui pardonne le lapsus. compte tenu des circonstances.         l éditeuse.

Extrait de San-Antonio 141 "Valsez pouffiasses" éditions fleuve Noir 1989.

Commentaires

J'aimais bien San Antonio, mais cela fait très longtemps que je n'en ai plus lu !

Écrit par : Tietie007 | jeudi, 01 novembre 2007

Moi aussi ça fait longtemps mais je suis tombé sur ce passage en ouvrant un de mes San Antonio ,j'en ai pas mal et j'me suis bien marrer je lis actuellement les Bienveillantes ça détend eh eh
Merci pour le com et à Bientôt
Agent Ben

Écrit par : Agent Ben | jeudi, 01 novembre 2007

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