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dimanche, 11 novembre 2007

Le monde selon Garp

ce2af5f3507cff654406894d36cc9bae.jpgS'il y a un livre à lire pour se remonter le moral  en ces temps difficiles et pour découvrir  la littérature américaine, c'est bien ce roman de John Irving.
Ce roman est une cascade de scènes burlesques, dans lequel John Irving nous plonge dans  un monde peuplé de personnages franchement décalés, les jeunes diraient " plus graves les uns que les autres".
Le roman, c'est l'histoire d'un homme Garp, dont la maman infirmière et féministe "une louve solitaire" qui refusa toujours tout contacte avec les hommes, procréa à l'hopital avec un blessé de guerre en 1942 , le sergent britanique Garp en pleine régression infantile, dont les seuls mots qu'il pouvait prononcer en raison d'une blessure au cerveau étaient justement: Garp Garp Garp... On suit tout le long de ce roman le destin de Garp,de sa mère, d'une communauté d'américains qui ont tous une cause, un idéal à défendre: Le féminisme pour Jenny Field la maman de Garp, la famille pour Garp, la condition des transexuelles pour sa meilleure amie... "Le monde selon Garp" est un roman plein d'humanisme et de joie de vivre pour le meilleur comme pour le pire .
En 1980 avec ce livre John Irving s'impose  comme l'un des auteurs majeurs de la littérature américaine, avec un don inné pour le romanesque et un grand humour (noir).
 Un livre rare  à lire car il vous fait du bien aux zygomatiques et fait l'apologie selon moi d'une valeur dont on parle de moins en moins: la tolérance!
Extrait:


A l'hopital, elle voyait davantage de soldats et d'ouvriers que d'étudiants, et leurs visées avaient le mérite d'être plus franches et moins prétentieuse, si on leur cédait un peu, du moins manifestaient-ils quelques reconnaissance à la perspective de vous revoir. Puis un beau jour, il n'y eut plus que des soldats- Tous aussi vaniteux que des étudiants- et Jenny Fields cessa de s'intéresser aux hommes.

Ma mère, écrivit plus tard Garp, étais une louve solitaire.  

(...)Lorsque le sergent débile arriva au Mercy de Boston, Jenny Fields eut du mal à le cataloguer. C'était de toute évidence un Absent, plus docile qu'un enfant, mais mis à part, elle n'aurait guère su dire ce en quoi consistaient ses autres afflictions.

-Bonjour. Vous allez bien? lui demanda-t-elle lorsque couché sur sa civière-et souriant, il fit son entrée dans la salle.

-Garp! aboya-t-il.

(...) du point de vu de Jenny Fields, il était séduisant. L'ex mitrailleur de la tourelle de queue était un petit homme bien tourné, aussi naïf et franc dans ses exigences qu'un bébé de deux ans. Lorsqu'il avait faim, il riait "Garp" et encore "Garp" lorqu'il était heureux; Garp?" demandait-il lorsque quelque chose l'intriguait ou lorsqu'il s'adressait à des inconnus, tandis que, lorsqu'il reconnaissait quelqu'un, il disait "Garp", sans ajouter de point d'interrogation. Bien qu'il fit le plus souvent ce qu'on lui ordonnait, il était impossible de lui faire confiance; il oubliait facilement, et si par moments, il se montrait aussi docile qu'un enfant de six ans, il était en d'autres occasions aussi étourdi et curieux qu'un bébé d'un an et demi.

Ses dépressions, abondamment commentées dans son dossier médical, paraissaient se produire en même temps que ses érections. En ces occasions, il agrippait sa pauvre quéquette hypertrophiée entre ses mains gantéees de gaze, et fondait en larmes. Il pleurait parceque le contact de la gaze était moins agréable que le souvenir éphémére qu'il gardait de ses mains. C'était alors que Jenny Fields venait lui tenir compagnie...

 

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