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jeudi, 31 janvier 2008

la solitude de l'écriture

"La solitude de l'écriture c'est une solitude sans quoi l'écrit ne se produit pas, ou il s'émiette exsangue de chercher quoi écrire encore. Perd son sang, il n'est plus reconnu par l'auteur. Et avant tout il faut que jamais il ne soit dicté à quelque secrétaire, si habile soit-elle, et jamais à ce stade là donné à lire à un éditeur."

 Marguerite Duras, extrait de "Ecrire".

lundi, 28 janvier 2008

le bar des habitudes

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Se prendre d'affection pour un tueur en série de femmes de notaires, qui pousse le crime à se considérer comme un artiste, qui aime à éveiller l'âme des foules, être considéré pour ses oeuvres et non plus des cadavres, être reconnu pour son talent. Et, le jour où il décide d'innover un peu, il n'est plus reconnu. C'est la grosse déprime, il lui faut remettre son ancienne technique au goût du jour.

Un couple aussi mou que le canapé dans lequel ils passeront mollement l'éternité, juste après que la télé a agonisé d'avoir éclairé 24/24h leurs pupilles et leurs paupières.

Une carrière de chanteuse, une vie brisée net par une simple couverture de magazine sur laquelle figure le nom de jeune fille de la star, nom qu'elle avait fui de tout son être

Un train qui n'en finit pas d'arriver à destination, encore faut-il en avoir une, de destination, tout du moins la fin de l'histoire

Que de destins d'inconnus, d'individus en apparence banals, au quotidien routinier, rouillé, voire triste, usé, et qui volent en éclat au moindre choc, au moindre mouvement inhabituel du temps, des éléments. Nouvelles aux allures de roman, elles se lisent sans discontinuer avec une facilité déconcertante. C'est surtout que, au fil des pages, l'on se demande si l'auteur va pouvoir faire encore mieux à la prochaine...

Encore un auteur à suivre, qui vous mène par le goût des mots et surtout par une imagination débordante, et contagieuse. Affreusement burlesque..

 

Note : 8/10

vendredi, 25 janvier 2008

Elégie à une Dame

" Si votre doux accueil n'eût consolé ma peine,
Mon âme languissait, je n'avais plus de veine,
Ma fureur était morte, et mes esprits couverts
D'une tristesse sombre avaient quitté les vers. "

 

Théophile de Viau

mardi, 22 janvier 2008

Au bord de la mer

La lune de ses mains distraites
A laissé choir, du haut de l'air,
Son grand éventail à paillettes
Sur le bleu tapis de la mer.

Pour le ravoir elle se penche
Et tend son beau bras argenté ;
Mais l'éventail fuit sa main blanche,
Par le flot qui passe emporté.

Au gouffre amer pour te le rendre,
Lune, j'irais bien me jeter,
Si tu voulais du ciel descendre,
Au ciel si je pouvais monter !

Théophile Gautier

samedi, 19 janvier 2008

Le temps de lire

Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre.

Daniel Pennac

mercredi, 16 janvier 2008

Jetable

Dans ma p'tite ville y a pas mal de choses bien, et même plutôt sympathiques, entre le culturel et l'artistique, ou un mélange des deux, c'est un peu comme on veut. Enfin tout ça pour dire, quoiqu'on puisse en penser, il arrive que ça swingue.

c16490d6e1b054adb2e0506a565698ae.jpgPersonne ne me l'a demandé, mais j'ai envie d'en parler. C'est en feuilletant le programme culturel du premier trimestre 2008 de cette "petite ville" que j'ai aperçu ce jeune artiste accompagné de son groupe, programmé un soir de janvier, une des dix sorties découpées et punaisées sur un grand tableau de liège posé, sur la cheminée (non fonctionnelle), presque juste en face de moi. J'ai vu l'adresse de son "myspace", j'suis allée faire un tour, d'ailleurs j'y suis encore là, et j'me passe les quelques chansons déposées là comme ça, en écoute, pendant que je surfe sur la longue liste de ses amis. Pour sûre elle est longue. Mais surtout, ce qui m'interpelle, chez ce jeune homme, c'est le nom de certains de ses amis : Jeff Buckley, The Beatles, Gainsbourg, j'en passe quelques-uns sinon c'est le concert qui se passera de moi. Certes, ce sont des pseudos. Mais voilà. Jeff. Paf. Ca fait mouche. Enfin non. Paf, c'est le bruit que fait la tapette sur la mouche. Mmmm.  Je m'égare non ? En plus ce n'est pas vrai. C'est la musique qui m'a fait rester. Sinclair, dans quelques accords, Souchon, "entr'entendu", quelques autres inspirations, mais surtout la sienne, un souffle propre. Peut-être pas transcendant, mais peu importe. A 15 mn de chez moi, à pied, ça s'rait dommage de le louper. Pour sûr, à moins d'un sérieux empêchement, j'viendrai.

Julien Cocset à la Manufacture le samedi 26 janvier 2008 (pour l'heure, par contre, d'un côté marqué 20h, de l'autre 20h30, j'éclaircis l'affaire, j'vous tiens au courant)

mardi, 15 janvier 2008

Petites misères d'hiver

Pour compenser un peu le temps qu'il fait (car je ne sais pas chez vous, mais par chez moi, c'est avis de tempête déclaré) :

Vers les libellules
D'un crêpe si blanc des baisers
Qui frémissent de se poser,
Venus de si loin, sur leurs bouts cicatrisés,
Ces seins, déjà fondants, ondulent
D'un air somnambule...

Et cet air enlise
Dans le défoncé des divans
Rembourrés d'eiders dissolvants
Le Cygne du Saint-Graal, qui rame en avant !
Mais plus pâle qu'une banquise
Qu'Avril dépayse....

Puis, ça vous réclame,
Avec des moues d'enfant goulu,
Du romanesque à l'absolu,
Mille Pôles plus loin que tout ce qu'on a lu !....
Laissez, laissez le Cygne, ô Femme !
Qu'il glisse, qu'il rame,

Oh ! que, d'une haleine,
Il monte, séchant vos crachats,
Au Saint-Graal des blancs pachas,
Et n'en revienne qu'avec un plan de rachat
Pour sa petite soeur humaine
Qui fait tant de peine....

Jules Laforgue (in Des fleurs de bonne volonté)

lundi, 14 janvier 2008

Eco-logique

J'ai toujours eu un peu de mal avec tous ces livres qui traitent de l'écologie et de tous ces petits gestes au quotidien qui permettent, non pas forcément d'améliorer la situation, mais tout du moins de ralentir l'irrémédiable. Ce ne sont pas ces petits gestes qui m'ennuient, mais bien ces livres. En effet, parler d'écologie, sur tant d'arbres abattus... Vous me direz, il faut bien communiquer, d'une façon ou d'une autre. Je suis d'accord. Mais à notre époque, avec tous les moyens existants, n'y en a-t-il pas de moins polluants ? Je suis pour la littérature, celle qu'on peut tenir entre ses mains, qu'on feuillette, encore et encore. Je ne pousse pas un cri de révolution. C'est juste une réflexion. Comment parler écologie autrement que sur papier ? L'écologie est-elle un devoir ou une machine financière ?

dimanche, 13 janvier 2008

Paris et les livres

Paris expose ses plus belles pages à la Bibliothèque historique de la ville de Paris, jusqu’au 8 février 2008, dans le cadre de l'exposition Le monde des livres et de la presse à Paris, du Moyen-Âge au XXe siècle. Un voyage dans le temps et dans les reliures qui permet de découvrir la place "capitale" qu'a occupé la cité lutétienne dans l’industrie du livre en Europe. Pour cela, de grands partenaires, tels que la BNF, les Archives nationales ou le musée Carnavalet, ont été mis à contribution. Des copistes laïcs du XIIIe siècle à l’industrialisation du XIXe, en passant par la première presse installée dans l’enceinte de la Sorbonne en 1470, on suit les évolutions et révolutions de la fabrication parisienne du livre.

publié sur le site de l'Express

12:25 Publié dans cultiver | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, livre, histoire, paris | | | |  Facebook

samedi, 12 janvier 2008

Sonnet : Se voir le plus possible...

Se voir le plus possible et s'aimer seulement,
Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge,
Sans qu'un désir nous trompe, ou qu'un remords nous ronge,
Vivre à deux et donner son coeur à tout moment ;

Respecter sa pensée aussi loin qu'on y plonge,
Faire de son amour un jour au lieu d'un songe,
Et dans cette clarté respirer librement -
Ainsi respirait Laure et chantait son amant.

Vous dont chaque pas touche à la grâce suprême,
Cest vous, la tête en fleurs, qu'on croirait sans souci,
C'est vous qui me disiez qu'il faut aimer ainsi.

Et c'est moi, vieil enfant du doute et du blasphème,
Qui vous écoute, et pense, et vous réponds ceci :
Oui, l'on vit autrement, mais c'est ainsi qu'on aime.

Alfred de Musset (in Poésies Nouvelles)

vendredi, 11 janvier 2008

Un maître de la bande dessinée érotique: MANARA

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AH! qui n'a jamais eu le fantasme d'être invisible pour observer librement les formes voluptueuses de belles nanas!

C'est tout le programme de cette bande dessinée pour adultes "Le parfum de l'invisible" dont l'héroïne Miel (voir ci dessous: la figurine en vente actuellement chez votre marchand de journaux préféré) jeune blonde aux formes généreuses et sensuelles ( justement aux prises avec un homme invisible...) et dessinée par la main experte  de MANARA l'un  des maîtres de la bande dessinée érotique qui   devrait réchauffer messieurs et mesdames (bah oui...) votre libido en ces temps de grisaille.

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3114d08136895b2e38b98465846243a1.jpgMANARA Maurillio  Milo pour les intimes est né le 12 septembre 1945 à Bolzano en Italie.

Dans les années soixante l' assitant-sculpteur qu'est Manara découvre  chez l'artiste espagnol Berrocal le monde de la bande dessinée à travers notamment  "Barbarella"  de Jean Claude Forest dont nous reparlerons sur ce blog. Attiré par le dessin, c'est en 1969 qu'il se lance en réalisant 22 épisodes de "Genius" pour les éditions "Erregi" . Mais sa première oeuvre reconnu est "Los Scimmiotto" (le singe) qui paraît en 1976 et qui attira sur lui les yeux experts des éditions Casterman. Son talent exceptionnel dés lors détecté, les éditions Larousse l'emploie pendant deux ans entre 1976 et 1978 pour réaliser la célèbre  collection "L'histoire de France en Bande dessinée". 

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5c17d4c4560322e4efb337a6a6756c67.jpg  C'est dans les années 80 que Manara va acquérir sa réputation dans le domaine de la bande dessinée érotique en dessinant  pour les magazines masculins Playmen (Italie) et l'echo des Savanes le premier volume de "Le déclic".

 Les dessins de Manara sont toujours sculpturaux, les lignes de ses héroïnes (blondes de préférence) rappellent je trouve la statuaire  antique.

    Incontournable dessinateur, véritable figure de la Bande dessinée  du vingtième siècle Manara à travailler avec les plus grands auteurs du genre avec Hugo Pratt  en 1991 avec qui il collabore sur  "EL Gaucho",  Jodorowski avec qui il travaille sur la bande dessinée retraçant l'histoire de la sulfureuse famille des Borgia avec 'Du sang pour le pape" (2005)  .Enfin il fût très ami avec Frédérico Fellini le célèbre  réalisateur italien dont il illustra en 1986 le synopsis du "voyage pour Tulum".

                               Un grand monsieur de la bande dessinée dont vous pourrez  admirer  tout  le talent  sur son site  officiel http://www.milomanara.it).

AGENT BEN.

jeudi, 10 janvier 2008

Non ce pays n'est pas pour le vieil homme

abe28b9b299584d67f6a3636d34188a4.jpgDans un désert  Texan au Sud des  Etats-Unis, à la frontière du Méxique, Moss observe de la lunette télescopique de son fusil un troupeau d' antilopes... Il tire mais le chasseur n'a fait que blessé une des bêtes et le troupeau s'enfuit un peu en contre bas vers les montagnes Mexiquaines.

 

Il décide de les suivre, il parcourt 1500 mètres et au lieu de retrouver plus bas les animaux, il tombe sur 3 gros véhicules tout terrain... Tous criblés de balles...

   Les conducteurs sont morts, un véritable carnage... Faisant son tour d'inspection des véhicules il découvre une malette pleine de dollars, il y en a pour au moins 2 millions de dollards.

il rentre dans sa caravane rejoindre sa femme. Dans la nuit il a un regret, une question le taraude et si comme l'antilope de ce matin, le seul narco-traficant survivant du massacre et qui lui a demandé de l'eau  il y a quelques heures survivait...

Il retourne en pleine nuit, dans le desert et lui le chasseur va devenir le gibier...

    Non ce pays n'est pas pour le vieil homme est un chef d'oeuvre de "haute tension", une course poursuite haletante  écrit par  Cormac Mc Carthy qui à 75 ans est  en ce moment l'écrivain américain  le plus en vue dans le monde. En effet il vient de reçevoir pour son  dernier roman "La route"(sortie en 2007) le prix PULITZER 2007; et les frères Cohen (the big Lebowsky, the barber) ont adapté "No country for old men" au cinéma.

Le film sort le 28 janvier 2008 en France ce qui laisse exactement 20 jours aux passionnés de lecture,  pour lire ce superbe polar.

 

 

AGENT BEN.                                        

 

Dream

Rêvez, quand le jour s'achève

Rêvez, peut être se réaliseront vos rêves

La vie n'est jamais si noire qu'on croit

Alors rêvez, rêvez, rêvez...

 

Johny Mercer.

mercredi, 09 janvier 2008

FUN HOUSE

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 Cet album des Stooges est à écouter en lisant un bon Polar. L'atmosphère de fin du monde qui se dégage des éructations d'Iggy Pop sur  les déferlements sonores des guitares aiguisées comme des couteaux de chasse des frères Asheton mélés  aux airs de Saxo décadents  et frénétiques free-jazz de Steven Mckay  sera la parfaite "Bande originale" de votre Polar du moment  ( plus du dernier Cormac Mc Carthy que des "trois petits cochons" d'Agatha Christie il est vrai).
Pas une minute de relâchement dans ce disque mythique qui sent la poudre.
Fun House est un monument du Rock'n roll! Iggy Pop et ses potes de Détroit inventent avec presque 10 ans d'avance la musique Punk alors que l'ambiance en cette année 1970  était plutôt au Power flower et aux airs planants qu'au no futur et au métal en fusion!
Un disque pionnier donc qui fera dire aux générations futur que Iggy est le parrain du Punk, puis du Grunge.
Bonne lecture!
Agent Ben.

La fée carabine

"Le bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives, faute de quoi la société n'est qu'un rêve de prédateur".

Daniel Pennac.