Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 24 mars 2008

Ce n'est pas que ...

1378736210.jpgJe ne lis plus, en ce moment (l'absence de conte rendu pourrait le faire croire), mais je ne me fixe sur aucun en particulier. J'essaie, sans succès. Comme si les romans ne voulaient pas de moi, qu'ils faisaient semblant de m'accepter, puis, quelques dizaines de pages plus tard, me repoussent, deviennent obscurs, font exprès de me faire perdre le fil pour me lasser de recommencer.

1890501551.jpgIl faut dire aussi que la nuit est déjà bien installée quand j'arrive à hauteur d'une couverture apparemment aimable, que je la frôle (ne pas surprendre, créer le contact), la touche, plus fermement, et puis écarte ses pages, avec un semblant de violence, et elle un semblant de pudeur. Là, je me noie dans ces mots qui dansent devant moi, ils m'absorbent, m'envahissent, me bercent, m'aiguillent vers la page d'après. Et puis, au moment où l'esprit ronronne, la mécanique s'est installée, les yeux se ferment, se rouvrent, cherchent à raccrocher la  dernière phrase, le dernier paragraphe..
175630011.jpgQuand je les rouvre, le livre est à terre, vaincu, ou plutôt boudeur, se sentant dédaigné. Alors chaque soir, c'est le même scénario, le roman se fait de plus en plus récalcitrant.

Je crois avoir trouvé une ruse. Je m'éparpille dans des recueils de poésie. ils ne sont pas si prétentieux, eux. Heureux plutôt, qu'on s'intéresse à eux.

Je navigue entre , et puis ...1905162665.jpg

Commentaires

tu me parles au plein coeur de mon désarroi de lectrice... tout me tente rien ne m'accroche

Écrit par : fersenette | mardi, 12 août 2008

Oui, il est des moments où la vie pleine ne laisse place à aucun mot superflu, où elle se doit d'être vécue dans son entièreté, sans compromis, sans mots, compris ou non, sans relâche. On frôle, on survole, quelques phrases, par ci par là, surtout là-bas.
Et revenir, plein de vie, vide de mots. Avide de sens, à défaut de sensation.

Bien à toi,

Absolu.

PS : j'ai bien reçu ta ré-invitation, je m'y colle dès que possible :)

Écrit par : absolu | jeudi, 14 août 2008

Les commentaires sont fermés.