Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 30 juin 2008

Contempler sa bibliothèque

Contempler sa bibliothèque, c'est rêver qu'on ne saurait mourir avant d'avoir lu tous les livres qui la remplissent.

JacquesAttali, estrait de Lignes d'horizon.

dimanche, 29 juin 2008

La part manquante - lu par lui-même

3260050647175.gif

 

En onze courts textes intensément poétiques, Christian Bobin dresse onze tableaux saisissants, épurés et lumineux de la mère, del'enfance, de la lecture, de la jalousie, de l'homme d'affaires ou de l'écrivain..

 

 

samedi, 28 juin 2008

Suicide

"Rien ne vaut la tentation d'un suicide quand on veut s'en épargner la tentative."

François d'Epenoux, extrait de Deux jours à tuer

mardi, 24 juin 2008

Le Verbe

" Sur cette route il n'y a pas d'hommes du Verbe. Ils sont partis et m'ont laissé seul. Ils ont emporté le monde avec eux. Question : Quelle différence y a-t-il entre ne sera jamais et n'a jamais été ? "

Cormac Mac Carthy, extrait de La route

lundi, 23 juin 2008

Musique

La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée.

Platon.

Temps volé.

Le temps de lire est toujours du temps volé. C'est sans doute la raison pour laquelle le métro se trouve être la plus grande bibliothèque du monde.

Daniel Pennac, extrait de Comme un roman

dimanche, 22 juin 2008

Le syndicat des pauvres types

9782070343522.gif

Le tri du courrier, la nuit. Garder l'appartement d'un couple "d'amis", partis au Vietnam pour l'été, appartement débordant de leur "réussite", sociale, professionnelle, sexuelle.

Quelle chaleur ! Elle semble dilater les heures autant que les pores, le saiguilles alanguies écoulent le temps si lentement qu'on le croirait arrêté, parfois, cherchant l'ombre, lui aussi.
Antoine traîne son corps, autant que son ennui, au travers des journées sa,s fin, sans but, sans rêve. Attend l'impératif h oraire qui lui permettra de fuir son habitat empli de cancrelats.

Mais surtout, Antoine  traîne une odeur, une sale odeur, dont ses vêtements, sa chair ne se départissement jamais. Elle est là, s'accroche, comme la chaleur au mercure du thermomètre. Les douches, le parfum, le ralentissement de ses (rares) activités n'y font rien, il (se) sent toujours mauvais. Pourtant les autres doivent la sentir cette odeur, ils ne peuvent pas ne pas la sentir, elle imprègne tout ce qui l'entoure. C'est même sûremetn pour ça qu'il n'a pas d'amis, des vrais, que personne ou presque, ne s'attarde à ses côtés. Les femmes, surtout. Une, en particulier.

Dès qu'il le peut (tout le long de la journée), il puise dans un grand livre les réponses à toutes ses interrogations sur l'homme, l'humanité. Son meilleur interlocuteur, celui qui l'écoute, lui répond, ne l'interrompt pas, le considère. Ce livre a besoin de lui, pour être livre. Aucune crainte d'être interrompu, personne ne frappe jamais à sa porte, le téléphone ne sonne jamais, sauf erreur.

Le parfait stéréotype du pauvre gars, celui qu'on prend en pitié, mais qu'on ne veut absolument pas approcher, qu'on plaint, sans jamais compatir. Un type qui n'existe que sur a sfiche de paie, sur sa déclaration d'impôts, et le dimanche, quand il fait un gâteau.

Malheureux ? On ne peut pas dire, il ne sait pas ce qu'est le bonheur. Passif, plutôt. Monotonie légèrement perturbée par l'annonce d'une femme, seule..

Et puis, (car il y a toujours un "et puis", enfin, la plupart du temps), un homme l'aborde, le reconnaît, l'a "flairé" (l'odeur, sûrement) comme l'un des siens, l'un des leurres. Un homme banal, affreusement banal, que la société méprise, essort jusqu'à en tirer la dernière goutte sans se préoccuper de le froisser. Une fourmi...

Cet homme est membre d'un syndicat, le syndicat des pauvres types. Et ce syndicat a besoin de lui, d'Antoine, comme un porte parole de ses ignorés, de ces gens qu'on bouscule sans jamais présenter d'excuse. Si tous les pauvres types se réunissaient, s'unissaient, le monde s'arrêterait enfin de tourner, et la verrait, cette masse invisible, mais indispensable. Antoine n'a jamais entendu parler de ce syndicat, comment est-ce possible ? Depuis quand existe-t-il, comment recrute-t-il  ?

Dans le même temps, une émission de télé le réclame, à corps et à cri. Sa banalité peut le rendre célèbre... Un jeu, consacré à des types comme lui, sans empreinte. Coïncidence  ? Complot  ? Et pourquoi lui, pourquoi Antoine....

Note : 9/10

lundi, 16 juin 2008

Roubaix, l'imaginaire en actes

9782952471701.jpg

Des hommes et des femmes vont au bout de leurs rêves. Flux, lumières, reflux, Roubaix est un lieu de tous les passages. Les cheminées d’usines grattent le ciel et témoignent de cette aventure humaine.

Parcs, jardins, musées, ateliers et fabriques s’ouvrent sur tous les horizons et rappellent la force attractive de la ville. Née de la plaine , façonnée par le travail, la cité des grands patrons et des ouvriers du textile s’invente désormais de nouveaux projets. Chatoyante et chaleureuse, Roubaix est en pleine effervescence. Elle attire les étudiants, les  créateurs, les stylistes. Ancrée dans le vingt-et-unième siècle, elle se retrouve au cœur des enjeux de la société contemporaine.

 

 

Ce beau livre, illustré par les deux photographes Jean-Pierre Duplan et Eric Le Brun, révèle le caractère et l’énergie de Roubaix. Hervé Leroy dévoile l’âme de la cité et de ses habitants. Marie Desplechin qui préface l’ouvrage, ravive les souvenirs d’une enfance roubaisienne. Portrait sensible. La mémoire est invoquée, l’avenir inventé. La beauté d’une ville se construit sur l’imaginaire en actes.

 

 

Extrait : "Margarida Guia brûle de l'intérieur. Alors, pour le plaisir des mots, elle déambule le long des rues, colporte la poésie, dévoile les lèvres du livre. Sa complice  ?Une bibliambule qui vous met la tête dans les étoiles. A l'intérieur de cette boîte aux trésors : Beckett, Prévert, Verlaine, Rimbaud."

dimanche, 15 juin 2008

Vouloir écarter de sa route

Vouloir écarter de sa route toute souffrance, signifie se soustraire à une part essentielle de la vie humaine.

Konrad Lorenz.

mercredi, 11 juin 2008

Cent mots

La culture, c'est connaître cent mot de plus que les autres.

Frédéric Dard

lundi, 09 juin 2008

Le coeur des hommes

Le coeur des hommes est une bibliothèque où s'alignent les romans tragiques, les idylles, les livres gais et aussi quelques livres légers : une bibliothèque rangée sans ordre apparent, mais complète.

 henri Duvernois, extrait de Edgar

Première promenade

Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même. Le plus sociable et le plus aimant des humains en a été proscrit par un accord unanime. Ils ont cherché dans les raffinements de leur haine quel tourment pouvait être le plus cruel à mon âme sensible, et ils ont brisé violemment tous les liens qui m'attachaient à eux. J'aurais aimé les hommes en dépit d'eux-mêmes. Ils n'ont pu qu'en cessant de l'être se dérober à mon affection. Les voilà donc étrangers, inconnus, nuls enfin pour moi puisqu'ils l'ont voulu. Mais moi, détaché d'eux et de tout, que suis-je moi-même? Voilà ce qui me reste à chercher. Malheureusement cette recherche doit être précédée d'un coup d'oeil sur ma position. C'est une idée par laquelle il faut nécessairement que je passe pour arriver d'eux à moi.

dimanche, 08 juin 2008

Elle vous dit

« Elle vous dit :  la maison est sur les hauteurs, perdue dans les bois. Suivez-moi. Conduisez doucement car le chemin est mauvais. Elle est devant, seule dans sa voiture. Vous, vous êtes derrière, dans une autre voiture. La route, c’est une route du midi de la France, l’heure c’est loin dans la nuit. Le ciel est noir et bleu. Une cendre bleuie avec des étoiles grésillant par-dessous, attisées par un vent insensé, violent, un vent fou furieux. Vous quittez bientôt la route pour un chemin en pente, n chemin de misère qui tutoie les étoiles. Enfin la maison, massive, serrée à ses flancs par les chiens du vent fou. Vous y entrez pour y trouver aussitôt une fraîcheur et une amitié. La fraîcheur, c’est celle des vieilles pierres, des escaliers en bois, des pièces creuses et rondes comme un ventre, comme une fable. L’amitié c’est celle d’une parole, la parole de cette jeune femme qui vous donne asile pour cette nuit. Elle vous parle d’elle c’est-à-dire de ceux qu’elle aime. Nous somme faits de cela, nous ne sommes faits que de ceux que nous aimons et de rien d’autre. »

Christian Bobin, extrait de L'inespérée

samedi, 07 juin 2008

Entre les seins d'une femme

Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre.

Proverbe arabe.

vendredi, 06 juin 2008

Les bourdes de Millenium

Retour sur un succès

Les bourdes de «Millénium»

Par Jacques Drillon «Millénium» est un excellent roman policier. Tout le monde a lu «Millénium»; donc je l'ai lu. Les trois volumes. J'ai adoré. Mais vers la fin du premier, la moutarde m'est montée au nez, et à partir de la page 370 à peu près, j'ai mis des croix au crayon dans la marge, à chaque fois que les traducteurs se plantaient.
Millenium_1.jpg

Que diriez-vous d'un livre où l'on lirait: «Camilla avait été pleine de réussite à l'école» (vol. II, page 104) ou «Il reçoit des soins compétents» (II,168)? «Je suis désolée de la tournure que ça a prise» (III,53) ou «Il se frotta les yeux pour enlever le sommeil» (I,383)? D'un digne inspecteur demandant à un prévenu: «Pouvez-vous décrire cette personne que vous dites l'avoir agressée» (II,284)? Que diriez-vous d'une femme qui écrirait: «Je ne suis pas sûre que j'aie envie de le faire» au lieu d'avoir envie (III,458), «Elle haïssait qu'il la touche» (II,11), au lieu de détestait? Qui écrirait «Il ne lui rebattait pas les oreilles», comme cela, c'est tout, point final, sans dire de quoi (I,497)? Que faites-vous dans la vie? Je lui rebats les oreilles.

la suite ici