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lundi, 29 septembre 2008

Plus de vie dans la vie

"Nous nous sommes quittés. Je l'ai regardée s'éloigner. Elle sanglotait ; sa frêle silhouette en était secouée. D'où vient que certains êtres, parfois morts, nous font mettre plus de vie dans la vie ? Nous donnent le goût d'exister sans mesure, en nous faisant souvenir que nous sommes nés pour tutoyer l'infini ?
D'où vient qu'après ces rencontres pleines de glissades rien ne sera plus comme avant ? "

Extrait du Zubial, d'Alexandre Jardin

lundi, 22 septembre 2008

Bio-top ! mais trop court

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NaaAAaAAaaaaaAAAaAaaN !

C'est fini ! Deux tomes, et hop, plus rien... Pffff.. D'accord, on dit "les histoires les plus courtes sont toujours les meilleures", mais on dit aussi "plus c'est long, plus c''est bon".. Un tome ou deux en plus, ça n'aurait rien gâché. C'est comme un roman qui nous absorbe tout entier et nous rejette violemment au moment où l'on s'y attend le moins, c'est-à-dire à la fin, cette fin qu'on ne voulait pas voir arriver. Comme la nature, qui parfois préfère l'autodestruction à la mutilation humaine. Cette nature qui reprend ses droits, et surtout celui de vie ou de mort. Sur elle-même, et donc sur les hommes..
Comme j'aime cette citation : "l'homme est un loup pour l'homme". Notre pire ennemi, bien souvent, n'est autre que soi-même....

N'est-ce pas Commissaire Toussaint...

Note : 08/10

L'avis de BDthèque 

dimanche, 21 septembre 2008

Bio-top !

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Mot de l'éditeur :

Trois flics noirs, deux hommes et une femme sont envoyés sur Biotope, une planète écologiquement protégée pour enquêter sur un assassinat. Une fois arrivés à la base, ils sont accueillis par des scientifiques particulièrement peu coopératifs et ont interdiction de sortir pour ne pas risquer de modifier l’écosystème. Commence alors une enquête difficile au milieu d’une base hostile dans une ambiance seventies extrêmement jouissive.

AAAAAaaAAAAaaH ! Je veux la suite ! C'est trop de suspens !
J'adore les différentes personnalités des membres de l'équipe chargée de l'enquête, le commissaire Toussaint qui fume partout sauf là où il a droit, qui déteste la nature, Eunice qui envoie bouler Eugène Leblond, qui s'envoie en l'air avec Aristide pendant que l'enquête stagne, histoire de passer le temps. Bref, une équipe décalée dans une atmosphère complètement déglinguée. La nature apaise ? Pas si sûr...

vendredi, 05 septembre 2008

Très doucement, plus doucement encore

Très doucement, plus doucement encore,
Berce ma tête entre tes bras,
Mon front fiévreux et mes yeux las ;
Très doucement, plus doucement encore.
Baise mes lèvres, et dis-moi
Ces mots plus doux à chaque aurore,
Quand me les dit ta voix,
Et que tu t'es donnée, et que je t'aime encore.
[...]

Emile Verhaeren, extrait de Les heures d'après-midi.

jeudi, 04 septembre 2008

Le cancre (vive la rentrée)

Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.

Jacques Prévert, extrait de Paroles

mardi, 02 septembre 2008

Au bord du quai

Et qu'importe d'où sont venus ceux qui s'en vont,
S'ils entendent toujours un cri profond
Au carrefour des doutes !
Mon corps est lourd, mon corps est las,
Je veux rester, je ne peux pas ;
L'âpre univers est un tissu de routes
Tramé de vent et de lumière ;
Mieux vaut partir, sans aboutir,
Que de s'asseoir, même vainqueur, le soir,
Devant son oeuvre coutumière,
Avec, en son coeur morne, une vie
Qui cesse de bondir au-delà de la vie.

Emile Verhaeren, extrait de Les visages de la vie