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vendredi, 25 juin 2010

Aime-moi, Casanova

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"Jack l'éventreur, le Poinçonneur des Lilas, Baby Face, Gueule d'Ange, Tombeur, Machine Gun Pussy, la Foreuse Ambulante, Casanova...
Tous ces surnoms liés à une certaine partie de son anatomie et à l'usage qu'il enfaisait avaient disparu avec ceux qui les avaient adoptés. Ils étaient pour la plupart morts ou - tout comme - à l'usine
.[...]
Son vrai nom était Milo Rojevic. C'était celui que lui avaient donné son papa et sa maman. Mais dans tous les services, non sans une pointe de féroce ironie, ses ennemis l'appelaient Casanova."


Rien de bon ne peut arriver quand on s'envoie une junkie dont la tête bute à chaque allée et venue contre la porte de chiottes on ne peut plus immondes. Non, rien de bon. Ou quand on se tape une stagiaire sur son lieu de travail avec un collier de perles comme accessoire. En fait rien de bon ne peut arriver quand on est un accroc de la cabriole, aussi glauque soit-elle. Surtout si elle est glauque d'ailleurs. Un gros besoin de se perdre, de s'oublier, d'oublier. De mourir un peu, en quelque sorte. Depuis que...
Et ça dérange, un beau gosse qui met jamais les pieds dans son bureau, qui laisse traîner ses hormones à tous les étages, dans les ascenseurs, les escaliers. Qui en oublie presque qu'il a un coéquipier, qui n'a pas donné signe de vie depuis quelques jours, alors qu'il enquête sur la mort d'une femme dans le corps de laquelle on a retrouvé des susbtances animales. Et des morsures de chien, dans le cou. Belle occasion pour le Manitou, Gus, et quelques autres, de purifier l'air des bureaux. Officieusement, Casanova est "chargé" de retrouver Giovanni. Officiellement, il est chargé de se perdre dans un monde de plus en plus noir. Des hommes accrochés par la peau côtoient des sexagénaires dînant nues, tandis que d'autres préfèrent explorer leur moi profond en compagnie de chiens, ou retourner aux sources sous les coups d'un ancien champion de boxe. Un petit monde dirigé par une imitation d'Elvis. Un petit monde dans lequel Casanova se sentirait presque "normal". Il y a aussi cette psychanalyste divinement gaulée qui a fait de son fils un Elephant Man obéissant, et ses deux hommes "deux mains" qui aiment à se les mettre là où on pense.
Il y a aussi La Feuille, le nouveau mec de Mathilde, un boucher au langage aussi fleuri qu'un groin persillé, aussi affûté que le hachoir dont il ne se sépare jamais.
Il y a Mathilde. Son ex-femme. La plage. Là où le pire a commencé.

Casanova finira par trouver une réponse, mais pas forcément à la question qu'il se posait.
Une histoire dérangeante, qui se glisse dans les méandres d'âmes plus très humaines. Ou trop. Trop humaines, justement ? La réponse est peut-être dans un scintillement.

Note : 8/10

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