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jeudi, 02 décembre 2010

May le monde

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Si jamais vous vous promenez du côté de la Magerie, faites attention à ne pas tomber dans un trou à changement (l'abri des Crapauds, la chute de la Demoiselle, la Fourmilière noire, ou même les Sagittaires furibardes), c'est un coup à vous chiter la cheviller et vous biller la tête, mais surtout, à vous retrouver dans un monde en précohésion ou dans beaucoup, peut-être tout le Méga. Et, allez savoir, peut-être pour l'éternété.


Cela dit, si vous croisez Anne, elle pourra vous faire avoir une illuse, ou une hallu, comme vous voulez, et voir la nuit du changement en plein jour, avec un serpent si froid et si venimeux que vous en aurez la chair de cloque et des brûlures comme des poules. Mais, ma foi, tant que vous n'attrapez pas la fièvre de Suru comme Isabella et ne naviguez pas entre un monde et un autre en construction, tant que vous ne vous faites pas préder par un oeuf comme modèle méga de tute salope tueuse, vous avez encore des chances de rencontrer May.

Car si vous veniez à disparaître, il faudrait que quelqu'un fasse appel au Red, à Sister Naya, qui enquêterait alors d'un mode à l'autre, en passant par celui-ci et là-bas. A moins que des docteurs Blocus ne vous aient attrapé avant, pour vous analyser sous toutes les plumes d'oiseaux-chemise cachés dans les dieuls. Egologique mon cher Goldberg.

Alors regardez dans quel monde vous mettez votre âme, May n'a peut-être plus trop le temps de vous attendre, ici ou ailleurs, parallèlement ou pas, quoi qu'il en soit, car elle attend son mom, et le temps, c'est à chacun d'en faire bon usage. A condition d'avoir toujours de l'eau, sinon, la terre elle arrêtera de grimmser et fini les berceaux d'anges.

Comme une histoire écrite par Tim Burton et Boris Vian, avec quelques interventions ushuayesques d'une chouette hulot et de Neil Gaiman (Anansi Boys), comme six millions de rêves qui se succèdent, comme si chacun était tout le monde et le monde une infiniade dans chacun.

De toute façon, le Docteur Goldberg le dit : "Ouin nous allons raconter des histoires de changement, des vraies, des presques vraies, des plus qu'à moitié fausses et surtout des inclassables."

C'est tout à fait ça.

Note : 7/10

(D'autres critiques : http://www.babelio.com/livres/Jeury-May-le-monde/187144)

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