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mardi, 05 juillet 2011

Confessions d'une radine

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Une fourmi qui écrit mais n'aspire qu'à chanter tout l'été, remarquez ça coûte rien en chauffage, ni en électricité. Non, quand même pas.. Ce n'est pas ce genre de femme... quoique..


A l'heure d'en faire un p'tite "conte rendu", je soupire un peu (j'me permets, personne pour me pomper l'air, c'est toujours ça de gagné). Je ne sais pas si ce livre a vocation de servir à quelque chose, en ce qui me concerne il m'a fait passer le temps.

Ca contrarie l'auteure, c'est sûr. Elle souffre de cette incapacité à se laisser aller. Elle préfère laisser l'argent venir à elle. Ou plutôt les occasions de ne pas le dépenser. Ce n'est pas la richesse qui l'intéresse, c'est le principe de gratuité, de bénéfice. De n'avoir pas à dépenser.

Alors certes, c'est facile, pour ne pas dépenser. Il suffit de ne pas avoir d'argent. De ne pas gagner sa vie. Mais non, elle en gagne...

Elle souffre de voir les autres gaspiller leur fric, mais pas autant, tout de même, que de devoir le dépenser. Elle a du mal à concevoir de donner, sans rien recevoir. Donner, tout simplement. C'est peut-être pour ça, d'ailleurs, qu'elle n'a pas d'enfant. Donner la vie. Non mais.. Abandon de soi surtout ! Et les charges..
Non, sérieusement, ce n'est pas ce genre de femme.. Bien que...

Vénale? Allez savoir.. Elle aime son mari, elle l'envie. Elle voudrait pouvoir être comme lui. Généreux. Mais où y a d'l'onéreux y a plus d'plaisir.

Ca a commencé jeune. héritage d'une contradiction familiale : "de mon père la passion des objets, des listes, de l'installation, de l'organisation, des calculs, de l'investissement, de la possession. De ma mère : la haine du matériel." A dix ans elle vole juste pour ne pas avoir à payer. Même si elle en use ses semelles à courir, même si elle perd un peu d'haleine. Elle vole pour elle, mais aussi pour ses frères. Elle fait les poches des manteaux de ses camarades de classe, elle fait les armoires de sa grand-mère pour des chocolats...

Elle souffre de ne pouvoir renoncer. Car "renoncer, c'est peut-être, plus qu'offrir, le principe de la vraie générosité. Et d'une certaine liberté."

Note : 5/10

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