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mardi, 01 novembre 2011

L'ampleur du saccage

Le mystère erre dans le désert, autour d'un puits comblé par les cendres d'un suicidé. Et non loin se dresse une maison aux murs repoussés par l'horreur, où la tragédie se jouera des  hommes par deux fois, la deuxième nourrie par un secret lourd d'une vingtaine d'années.


Fuir ce secret, dans les années passées de l'autre côté de la Méditerranée, sous la tôle froissée par les pluies glacées, l'âme esseulée dans un troupeau de pantins désarticulés. Présence au goût métallique, le sang n'est jamais loin du silence. Si Larbi veille et fuit Arezki, Riddah s'occupe des gardiens de la prison comme de ses fils, et Ryeb doit réunir des souvenirs autrefois amoureux.

Quatre hommes liés par l'indicible, femme au parfum de cendres d'un feu mal éteint qui consume depuis vingt les chairs privés d'affection. Gangrène des sens, hormones violemment réprimées, un ventre profané expulse la folie noyée de chagrin et d'alcool.

Aucun oasis pour reprendre son souffle, pour échapper à l'aridité de la phrase, au rythme quasi hypnotique. Écriture aiguisée comme un bout de métal affuté, qui grave à jamais dans les chairs l'écho du mystère enfin dévoilé. Spirale infernale, nul salut possible, sauf dans le sang. Et, peut-être, dans le Verbe.

 

Note : 11/10

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