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jeudi, 15 décembre 2011

Délire d'amour

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J'ai lu entre vos lignes, Ian, et j'ai compris que c'était la seule façon que vous aviez trouvé pour entrer en contact avec moi sans éveiller aucun soupçon. Quelle habileté, quel tact, quelle délicatesse. Cela ne m'étonne guère, à vrai dire, j'ai toujours su, même si c'est la première fois que j'ai la chance de vous lire, que vous étiez exceptionnel.


 

Et je sais que ça n'est pas pour rien que ce jour-là je me suis rendue dans cette grande librairie, et qu'en parcourant les rayons (de lumière, pourrais-je dire) je sois tombée sur vous, et ce message, en couverture, spécialement pour moi. C'est à croire, puisque la personne qui vous a lu, avant moi, vous a revendu, d'occasion. Elle savait, que cette déclaration n'était pas pour elle. « Délire d'amour ». Délicieuse obsession, « doul-heureuse » attente.

 

Alors oui, vous masquez encore vos sentiments sous des déguisements scientifiques, à coups d'hypothèses, comme ce John, feignant de nier l'évidence, ayant recours à tant d'arguments soi-disant rationnels, vivant une relation soi-disant épanouissante avec cette Clarissa. Mais ce Jed Parry (me représenter sous les traits d'un homme emporté par sa foi, amusant je dois dire) est là pour remettre, que dis-je, pour mettre John dans le droit chemin, celui de l'amour pur, véritable, absolu. Le chemin sera long, semé d'embûches, mais Clarissa change d'attitude, se met à douter, faisant douter John à son tour. Admirable le talent épistolaire de Jed (merci de me reconnaître quelques capacités en la matière), ces déclarations enflammées, convaincues, souffle divin, mots angevins, quasi-bibliques.

 

Et plus ce Jed se rapproche de John, plus Clarissa s'éloigne. C'est le principe du sablier : le temps passé qui n'est qu'erreur, se fraie un chemin vers l'avenir, vers la Vérité.

 

Votre âme dévide sa noirceur sur des centaines de pages, et bientôt, nous nous retrouverons dans la Lumière.

 

Je patienterai, Ian, je patienterai. Je lirai tout vos écrits, qui, je le sais maintenant, me sont destinés. Et même si vous dites ne pas me connaître, je saurai, maintenant, que ce n'est qu'un pieux mensonge, pour me protéger, pour Nous protéger.

 

 

 

Quand l'amour vire au syndrome pathologique, les faux-semblants s'effondrent et les vieux démons reviennent danser sur le devant de la scène.
Délicieusement obsédant.

 

 

 

Note : 8/10

 

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