Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 11 avril 2012

Comme

 

anthologie poésie.jpg

je bois, comme le jus pressé d'une grenade, la fraîcheur étoilée qui se répand des nues (Paul Fort)

 

il y a le sens il faut le chercher
Comme on cherche un ressort secret (L.-P. Fargue)

 

Le temps passe et m'emporte à l'abyme inconnu,
Comme un grand fleuve noir, où s'engourdit la nage. (P.-J. Toulet)

 

La terre est une grande bouche souillée. (M. Jacob)

 

l'amour s'en va comme cette eau courante (Apollinaire)


 

Tu es chaude comme le dedans d'une chair (J. Romains)

 

Tu étais douce
Douce comme les dents de l'ivoire des morts (Pierre Jean-Jouve)

 

Les soleils disparus sont des mots éternels (ibid)

 

mon cœur, tour à tour, brûlait comme le temple d’Éphèse ou comme la place rouge de Moscou
Quand le soleil se couche. (Cendrars)

 

 

Je suis couché dans un plaid
Bariolé
Comme ma vie (ibid)

 

Le ciel est comme la tente déchirée d'un cirque pauvre dans un petit village de pêcheurs (ibid)

 

Ce jour-là, quand je t'ai vue,
j'étais comme quand on regarde le soleil (C.-F. Ramuz)

 

Ce souvenir que l'on cache dans ses bras, à travers la fumée et les cris,
Comme une jeune femme échappée à l'incendie (Supervielle)

 

Nul n'a surpris, nul n'a connu, au plus haut front de pierre, le premier affleurement de cette heure soyeuse, le premier attouchement de cette chose fragile et très futile, comme un frôlement de cils. (Saint-John Perse)

 

Le sommeil est une fontaine pétrifiante (Cocteau)

 

Son âme religieuse
Souriait à mesure que ma vie originale
Se donnait tout
entière
Comme un soleil de soie (F. Picabia)

 

comme ta main est fine comme le soir est impalpable comme le repos (T. Tzara)

 

Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel (Eluard)

 

Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs (ibid)

 

la terre est bleue comme une orange (ibid)

 

(Dans tes yeux il y a )
Un château charmant
Ouvert comme un papillon à tous les vents (ibid)

 

Si je vous dis que le soleil dans la forêt
Est comme un ventre qui se donne dans un lit (ibid)

 

Les torpeurs se déployaient comme la buée (A. Breton)

 

La poésie se fait dans un lit comme l'amour (ibid)

 

et j'imagine
Ce qui passe entre nous de sombre et d'inégalable
Comme un dialogue de miroirs abandonnés (Aragon)

 

Elle avance vers vous comme l'eau d'une crue (ibid)

 

seulement les trottoirs longs comme les années (Soupault)

 

je m'appuyais sur le parapet
comme on s'agenouille pour prier
les mots tombaient comme des larmes
douces comme des bonbons (ibid)

 

vous êtes laids comme des interrogatoires (ibid)

 

le soleil se lève comme une fleur (ibid)

 

il est célèbre comme la mécanique (Benjamin Péret)

 

dans cet océan tordu comme le fer par la flamme (ibid)

 

Comme, je dis comme et tout se métamorphose, le marbre en eau, le ciel en orange, le vin en plaine, le fil en six, le cœur en peine, la peur en seine. (Desnos)

 

Quand la neutralité dans l'air était sensible
Comme une paix adultérée et impossible... (Marcel Thiry)

 

sang caillé comme le lait
comme le lait quand il tourne
quand il tourne comme la terre
comme la terre qui tourne (Prévert)

 

Je haïssais toujours le dimanche comme un ennemi (P. Morhange)

 

Loin du temps, loin de l'espace, un homme est égaré,
mince comme un cheveu, ample comme l'aurore (Queneau)

 

Les murs sont comme ces plantes bizarres qui semblent fermées et quiètes. (Guy Levis Mano)

 

Ton amour m'épouvante comme le moyen-âge. (Gilbert Lely)

 

Tous ces crapauds gonflés comme une cornemuse (Maurice Fombeure)

 

La couleuvre enroulée comme les nuits les jours (ibid)

 

clarté rebelle comme une femme étrangère à l'appel (Paul Valet)

 

Bleue comme la chemise neuve que lisse le jeune homme
En chantonnant, comme le ciel et la mer et mon rêve
Ta lettre. (L. S. Senghor)

 

Comme un remords, je ne suis pas sûr de mourir (ibid)

 

Je ne t'ai pas perdu et pourtant je te cherche dans des ruelles obscures où mes pas d'enfants luisent comme un collier (Louis Guillaume)

 

...

Commentaires

http://goo.gl/bx0AY en écho.

Écrit par : Strofka | mardi, 17 avril 2012

Belle répercussion

Écrit par : absolu | jeudi, 19 avril 2012

Les commentaires sont fermés.