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jeudi, 28 février 2013

Rimbaud, le roi de la petite annonce ? (Rimbaud - 4ème jour)

coffre.jpg- Voilà, chéri, j'ai rédigé l'annonce pour le buffet, tu peux m'dire c'que t'en penses ? :
« Vends
buffet en chêne massif. Ferrures vieillies, avec effet rouillé Très bon état. »
- Ou comment faire du vieux avec du neuf
...
- Connaissant ton esprit très critique, j'en ai rédigé d'autres :
« Suite décès, temps limité pour vider appartement. Il y a notamment: Un grand buffet rustique + table à rallonge + 6 chaises »

- N'oublie pas de joindre le faire-part !
- Tsss, très drôle.. et celle-ci :
"buffet en 2 parties en bon état style ancien !!le meuble du bas 1m30L sur 52cm profond et 97cm de haut!! le meuble du haut 1m20 de haut et 38 cm profond et 1m25"
- Le meuble du parfait petit mathématicien super enthousiaste !!
- Ah oui, pardon, la prochaine fois je le ferai dépressif. Quatrième proposition :
"beau vaisselier en bois massif...peut être séparé haut et bas....1 grand tiroir.....2 portes et étagère dans buffet...peut aller dans tout type d intérieur (peut être peint,  éventuellement...)... vaisselle non comprise...."

- Tu sais le style télégraphique... ça s'fait plus trop hein... moi j'dis ça... j'dis rien...
- Toi, ne rien dire ?... Bon, cinquième et dernière proposition :
"buffet haut et bas ancien"
- Pour du concis, c'est du concis. Tu vends du rêve là, ma chérie..
mais pas le buffet !
- Ah monsieur veut du rêve, eh bien monsieur va le raconter lui-même son rêve ! Tout ça pour un buffet !
- Ah non ! C'n'est pas n'importe quel buffet ! C'est notre buffet ! Regarde :

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mercredi, 27 février 2013

Rimbaud voyageait dans un wagon rose (Rimbaud - 3ème jour)

littérature,poésie,rimbaud,livre,gare,rêvé pour l'hiver- Ah mais c'est un scandale !
- Quoi, 45mn de retard ! Mais...
- Vous avez de la chance vous, au moins vous avez une information !
- C'est la loi des séries ! Depuis 6h30 j'suis dans les transports, debout, collée à une vitre ou à un pervers...
- Vous allez voir ils vont rien rembourser, comme d'habitude ! Ah tiens, un contrôleur.. Monsieur ! Monsieur !..
- Mamannnnn ! J'ai faimmmmm !
- … c'est toi qui devais les prendre les billets !
- Non, pour aller à Bruxelles vous n'avez pas besoin de passer par...
- .. mais quand j'ai pris mon billet le départ était en zone bleue !
- Mamannnnnnnnnnnnn ! J'ai soiiiiiiiiiiiiiif !
….

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Plume

plume.jpgzone du dehors.jpgmort d'un jardinier.jpg

Une plume dans La Zone du Dehors : Mort d'un jardinier.

mardi, 26 février 2013

- Alleluia Marie-Bernadette ! D'ici là, prenons donc une liqueur ! (Rimbaud - 2ème jour)

rimbaud.jpg- Ah, regardez donc, Marie-Bernardette, encore un peuple en guerre, à feu et à sang..
- Que voulez-vous, Henri-Paul, le peuple n'est jamais content !
- Je suis d'accord avec vous, Marie-Bernadette, mais enfin, les pauvres enfants..
- Oui, je sais, Henri-Paul, c'est affligeant, c'est affligeant..
- Tous ces orphelins, qui n'y sont pour rien, victimes des idéaux de leurs parents...
- Au nom de quoi se battent-ils, présentement ?
- De la liberté, Marie-Bernadette ! N'est-ce pas déroutant de quérir la paix en s'écartant du Paradis ?
- Evidemment, très cher, évidemment ! Avons-nous pris une quelconque vie pour atteindre aujourd'hui ?
- Que non, ma chère, nul besoin de prendre les armes pour donner du charme à ses jours !
- Comme vous parlez bien Henri-Paul, votre âme de poète m'a toujours ébahie
- Vous me flattez Marie-Bernadette, vous me flattez ! Qu'y puis-je, vous m'inspirez alentour !
- Arrêtez, Henri-Paul, je vais rougir.. c'est péché !
- Allons, Marie-Bernadette, allons, il est bien loin d'être capital ! Ah ah ah !
- Oh Henri-Paul ! Hi hi hi ! Si l'abbé nous entendait...
- Il rirait aussi, Marie-Bernadette, il rirait aussi ! Ah ah ah ah !
- Rooo, ce n'est pas bien Henri-Paul, ce n'est pas bien..
- Soit ! Nous irons demain au presbytère nous confesser, et surtout prier pour ces païens !
- Oh oui, Henri-Paul ! Purifions nos âmes, élevons nos cœurs !
- Alleluia Marie-Bernadette ! D'ici là, prenons donc une liqueur !

Heureusement pour Marie-Bernadette et Henri-Paul ils n'entendirent pas la suite du journal télévisé :

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Raccourcir le regard

 

Tomber sur un livre à regards raccourcis.

Jules Renard

lundi, 25 février 2013

On nous trait comme des vaches à lait non pasteurisé ! (Rimbaud - 1er jour)

littérature,livre,poésie,rimbaud,les effarés,bio"- Vous vous rendez compte ! On nous dit pas tout, on nous ment on nous spolie, on nous trait, comme des vaches à lait, jusqu'au dernier centilitre ! On n'sait plus c'qu'on peut manger ! Pas plus tard que la semaine dernière, j'achète un camembert, bah v'là ti pas, vous m'croyez ou pas, qu'il était pu bon d'deux jours, ni une ni deux dans la poubelle sans les p'tits tours !

- Un scandale, comme vous dites ! T'nez moi c'était avec des légumes. Not' nouveau voisin y cultive un p'tit jardin, bio et tout l'tintouin là. Et y vient toquer à not' porte, avec sa cagette remplie d'tomates et d'salades pleines de terre. Mon Jean, ni trois ni quatre y lui balance : c'est bin bio tout ça, mais sans chimie y a du mildiou ! Si vous voyez c'que j'veux dire.. (l'est instruit mon Jean, pi l'est drôle aussi). Vous auriez vu la tête du voisin, l'est r'parti la cagette entre les mains, tout penaud, avec son bio. Il a raison mon Jean, on a pas envie d'attraper des maladies en mangeant des radis !

- Z'avez eu raison, c'est des coups à finir chez l'docteur ça, ou pire, et à s'gaver d'antibiotiques, ou d'génériques.. Vous avez entendu cette histoire, du... "

Et, toutes à leurs malheurs, elles passèrent devant, sans les voir,

 

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Ardent défenseur d'une Reine persécutée

littérature, livre, poésie, char, rimbaud"Les poètes se révèlent pour la plupart au début ou à la fin d'une ère. C'est par des chants que les peuples quittent le ciel de leur enfance pour entrer dans la vie active, dans le règne de la civilisation. C'est par des chants qu'ils retournent à la vie primitive. L'art est la transition de la nature à la civilisation, et de la civilisation à la nature"

Hölderlin.

Recueil préfacé par René Char.

dimanche, 24 février 2013

"Dimanches de cons" ou "quand on pose un lapin à Verlaine" (Verlaine - bonus)

littérature, livre, poésie, verlaine, minuit,chairAllez, c'était trop beau ! Ça m'énerve ! Si j'l'intéressais pas du départ, l'avait qu'à l'dire, au lieu de me donner son numéro, après qu'j lui ai fait le mien. J'lui ai fait pitié oué, ça doit être ça. "Oh le pauv'garçon qui s'est donné du mal, on dirait qu'il a appris son texte par cœur, qu'il prépare ça depuis des semaines, comme un vieux rêve d'acteur jamais réalisé".  J'suis sûr que c'est un numéro bidon en plus... ma foi ça aura au moins fait rire quelqu'un... ou encore mieux, elle organise des « dimanches de cons », comme les dîners, sauf que là, y a que le con qui ronge son os... C'est bien la dernière fois que j'participe à c'genre de truc.. le speed-dating, c'est comme un CV, plus t'es original, moins tu plais...

Tu es là, assis à la table du café d'en face, sirotant ta rancoeur et sa mousse d'amertume, café où tu lui as donné rendez-vous, à la fin du message que tu lui as laissé, hier, sur son répondeur. Tu gribouilles quelques phrases, s'en t'en rendre compte, sur la nappe en papier, absorbé par l'échec présumé :

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samedi, 23 février 2013

Défilé speed-daté du règne ani-mâle (yeah..) (Verlaine - 6ème jour)

verlaine2.jpgTu n'y croyais pas, à ce genre de rencontres, ce sont tes amies qui t'ont convaincue : « 'toute façon, t'as rien à perdre, au pire on rigolera quand tu nous raconteras, au mieux on bavera quand tu nous l'présent'ras ».

Rasé, Robinson Crusoé, sobre, moins sobre, propre sur lui mais sale en dedans, cadre sup et moins que rien, ça défilait, sans intérêt, jusqu'à ce qu'il s'assoit, en face de toi. Physiquement, plutôt banal, il n'était ni ce que tu préfères, ni ce que tu détestes au sein du règne ani-mâle. Dans la rue il t'aurait laissé indifférente. Jusqu'à ce qu'il parle. Quand il a eu fini de se présenter, tu es restée silencieuse, secrètement interloquée. « cette femme inconnue et qu'il aime et qui l'aime et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre », tu t'es demandé, quand même, si c'était un homme à femmes, ou juste un homme affable. S'il pensait vraiment t'emmener dans son lit avec de sa pseudo-poésie. Ou si c'était juste une tentative désespérée de romantisme avant un autre genre de tentative.

Tu te cherchais des raisons de ne pas succomber, tu voulais te prouver que tu pouvais résister. Mais tu lui as donné ton numéro.

Et là, rentrant d'une journée potin-shopping au cours de laquelle tu ne livras qu'un vague « oh, non, rien d'bien palpitant » aux copines assoiffées d'amours naissantes, tu découvres un message sur ton répondeur :

 

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vendredi, 22 février 2013

Comment réussir son speed-dating, ou draguer à la Verlaine (Verlaine - 5ème jour)

littérature, livre, poésie, verlaine, mon rêve familier(Désolée mesdames, cet article est réservé aux hommes. Mais dites-vous que ça pourrait, tôt ou tard, vous profiter, qui sait..)

C'est vendredi, tu es célibataire (tu as raté ton speed-dating car tu n'étais pas astrologiquement compatible?) ce soir tu vas sortir, - non non non tu ne regarderas pas Splash, ni NCIS (10ème saison, quand même) -  café, resto, discothèque - ou peut-être vas-tu persévérer et speed-dater de nouveau?

Tu as tout essayé ou presque, le côté macho, l'âme chevaleresque, sobre, moins sobre, rasé, Robinson Crusöé, rien n'y fait. Avant de te résigner - tu as quand même lu "Les hommes viennent de Mars.."!- je te propose quelque chose. Tu prends le p'tit poème juste en-dessous, là, tu le lis plusieurs fois, à haute voix, de préférence. Tu le répètes jusqu'à ce qu'il n'ait plus l'air d'un poème. Tu n'hésites pas à le personnaliser un p'tit peu, pour qu'il gagne en naturel.

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.*

 

- Si tu rejoins des amis :
Lorsque l'un d'eux te demande :"Alors, quoi d'neuf?" tu lui réponds avec ce poème, en vérifiant qu'une jeune fille/femme ou deux passent à ce moment-là. N'hésite pas à intercaler quelques soupirs, à promener ton regard dans "le vague" jusqu'à ce qu'il "se perde" dans les yeux que tu auras déjà repérés.
- Si tu fais un speed-dating :
Pour te présenter, tu dis : "Bonsoir, je m'appelle Paul, j'ai 32 ans et Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant..." sauf si évidemment tu ne t'appelles pas Paul, et que tu n'as pas 32 ans. Mais ne digresse pas, s'il te plaît.
- Si, malgré mes conseils, tu restes chez toi pour regarder l'agent Gibbs faire un plat pour la 10ème fois, tu pourras toujours le réciter à ton chat.

*Si jamais tu tombes en face d'une littéraire, tu pourras toujours "l'impressionner" en lui donnant le titre du poème : Mon rêve familier et du recueil : Poèmes Saturniens (et, non, ne tente pas le jeu de mots "ça tourne hein" pour saturniens, car ce sont tes 7mn qui risquent de tourner court)

Un rêve d'Armageddon

un rêve d'armageddon.jpg

"Il y a environ trois mois, par un soir de confidences, Lionel Wallace me raconta l'histoire de la porte dans le mur, et je pensai alors que l'aventure était vraie, en ce qui le concernait tout au moins.
Il y mit une simplicité si convaincante que je ne pus faire autrement que de le croire."

Nouvelles extraites du recueil Au pays des aveugles, oscillant entre le merveilleux et le fantastique, on y découvre (du moins pour ma part) un Wells poète, qui fait parler deux hommes de l''amour, du bonheur : « la porte qui menait à la paix, au bonheur, à la beauté qui dépasse tous les rêves, à la bonté que nul ne connaît sur terre »,« J'étais venu là avec elle, dans cette cité ensoleillée du plaisir, et j'avais laissé tous mes biens à l'abandon et à la ruine, pour sauver au moins le reste de ma vie. Dès que je l'aimai, avant de savoir si elle se souciait de moi, avant de savoir si elle oserait m'aimer, dès que je l'aimai, tout me parut vain et vide, poussière et cendres... toute mon existence n'était que poussière et cendres. »

Ils nous parlent aussi de pouvoir, d'ambition, d'orgueil, de tout ce qui détruit les corps et les âmes, de tout ce qui conduit à la perte de l'humanité. Si jamais cette porte se présente de nouveau à ma vue, avais-je juré, j'entrerai, secouant, sur le seuil, la poussière et l'accablement de cette vie, renonçant au vain mirage de nos vanités, à toutes nos épuisantes futilités. J'entrerai pour n'en plus sortir... » (La porte dans le mur) «Nous ne sommes que fantômes, et fantômes de fantômes, désirs semblables à des ombres de nuages et à des brins de paille qui tourbillonnent dans le vent! Les jours passent, l'habitude et l'usage nous emportent, comme un train emporte la trace passagère que ses lumières projettent sur l'ombre. » (Un rêve d'Armageddon)

Les deux hommes narrent avec tant de détails, de conviction, de sincérité leur histoire, qu'il est presque impossible de n'y pas croire.

Et l'on se prend à faire un rêve, celui de refermer, une fois entrés, cette porte verte à tout jamais.

 

(Oserais-je mentionner La Vénus d'Ille, Le Horla ?)

 

jeudi, 21 février 2013

Tu crois au marc de café (Verlaine - 4ème jour)

Elle lit l'horoscope dans les magazines ? Elle t'a demandé ton signe lors du speed-dating? Elle a des copines qui lui ont donné le nom d'une voyante "j'extr'hallucine"? Elle doute de tout, d'elle-même, de toi, de vous? Pas de panique, j'ai le poème qu'il te faut !

Tu crois au marc de café,
Aux présages, aux grands jeux :
Moi je ne crois qu'en tes grands yeux.

Tu crois aux contes de fées,
Aux jours néfastes, aux songes.
Moi je ne crois qu'en tes mensonges.

Tu crois en un vague Dieu,
En quelque saint spécial,
En tel Ave contre tel mal.

Je ne crois qu'aux heures bleues
Et roses que tu m'épanches
Dans la volupté des nuits blanches !

Et si profonde est ma foi
Envers tout ce que je crois
Que je ne vis plus que pour toi.

 

littérature, poésie, livre, verlaine, chansons pour elles, tu crois au marc de caféJe ne sais pas si tu as vu le titre du recueil, mais moi je dis, c'est d'la prédestination ça ! 

En plus, si ça marche (ou pas d'ailleurs), tu pourras lui (/te) lire le reste..

mercredi, 20 février 2013

Kiss kiss

la passante.jpg    kiss kiss.jpg    délicieuses pourritures.jpg

La passante du Sans-Souci déambulait parmi les Kiss Kiss émanant de Délicieuses pourritures.

L'amour en cellule ( Verlaine - 3ème jour)

Si jamais votre dulcinée (ou votre prince charmant) vous reproche de ne pas l'aimer assez, vous pourrez toujours lui raconter cette histoire :

A trop aimer (Rimbaud) on peut finir en prison.
Et derrière les barreaux revenir à la raison.
Y a pas d'époque pour le "crime" passionnel,
(mais à celle-ci, valait mieux qu'ce soit pour "elle").

Le dernier vers n'est pas obligatoire évidemment, et vous pouvez en changer. Sinon vous pouvez aussi lui dire que vous préférez l'aimer à proximité et gentiment que passionnément avec un droit de visite.

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mardi, 19 février 2013

Le coup(chant) du soleil, ça marche toujours (Verlaine - 2ème jour)

Et ça, Paul, il l'a bien compris.
Tu prends une journée de printemps, un dimanche, à l'occasion, t'emmènes celle (ou celui hein, c'est comme on veut) que tu aimes (mais si, tu l'aimes, on le sait) à la campagne, ou le long du canal, ça peut le faire aussi, enfin, tu l'emmènes là où y a un peu d'verdure. Tu t'arrêtes, tu contemples l'horizon, le soleil qui descend se réfugier là-bas derrière, tu prends un air mélancolique (l'oeil perdu dans le vague, prêt à soupirer) et tu lui dis ça :

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleils couchants.
Et d'étranges rêves
Comme des soleils
Couchants sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
À des grands soleils
Couchants sur les grèves.

Si tu t'y prends bien, elle(/il) pourra même croire que c'est de toi.. Presque.. Sinon tu peux aussi le faire en slam, c'est comme tu veux.