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mercredi, 17 avril 2013

Don Juin ou la conquête de l'alouette au temps des cerises sur les gâteaux ( Jules Laforgue - 2ème jour)

littérature, livre, poésie, poème, jules laforgue, avis je vous en prieIl courait, à perdre haleine, entre les poubelles et les plus moches mais qu'est-ce qui lui a pris de venir ici avoir été certifié infâme par Labelle Bleue pris comme un lapin dans la lumière des phares

Hélas ! des Lunes, des Lunes,
Sur un petit air en bonne fortune....
Hélas ! de choses en choses
Sur la criarde corde des virtuoses ! ...


s'en prendre à plus « sans-papier » que soi courir encore faire des vagues éviter les algues s'en prendre aux soirs clandestins colporter les secrets de jardin

Hélas ! agacer d'un lys
La voilette d'Isis !...
Hélas ! m'esquinter, sans trêve, encore,
Mon encéphale anomaliflore
En floraisons de chair par guirlandes d'ennuis !
Ô Mort, et puis ?

Courir à bride abattue battre l'enfer tant qu'il l'échauffe comment faire comme si de rien l'été
comment cultiver l'air de rien l'art de ne rien faire quand la vie vous tend des bras aimants

- Mais ! j'ai peur de la vie
omme d'un mariage !
Oh ! vrai, je n'ai pas l'âge
Pour ce beau mariage !...

Un Don Juin ne peut pas s'engager ne peut pas renoncer à la conquête de l'alouette au temps des cerises sur les gâteaux ne peut pas renoncer à son immortelle idée.. Apercevoir un liseré de Laure dans la vitrine d'un café changer de vie aller lui geindre une rédemption schizo-scénique :
- Oh ! j'ai été frappé de CETTE VIE A MOI,
L'autre dimanche, m'en allant par une plaine !
Oh ! laissez-moi seulement reprendre haleine,
Et vous aurez un livre enfin de bonne foi.

Renoncer à son carnet d'identités improviser une vie derrière de nouveaux rideaux remonter ses manches jusqu'aux coudes élimés, joindre les mains tomber à genoux :
- En attendant, ayez pitié de ma misère !
Que je vous sois à tous un être bienvenu !
Et que je sois absous pour mon âme sincère,
Comme le fut Phryné pour son sincère nu.(*)

Se relever se prendre les pieds dans le tapis boursouflé trébucher se raccrocher aux vestes aux nappes aux rideaux tout devient glissant les mains moites se réveiller en transe en sueur vite se désenvoûter coller le front à la fenêtre coller son âme à la voûte céleste..


Reprendre son souffle.

 

(* : Avis, je vous prie)

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