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mercredi, 16 juillet 2014

Déneiger le ciel

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"Cette nuit lui paraissait être une porte. S'il la franchissait, il serait libre d'aller et venir, n’importe où. Dans le présent, les souvenirs, partout, tant que ses jambes le soutiendraient."

 

"Était-ce le début ou la fin d'une histoire ? Difficile à dire. Les nuages s'occupaient du décor et le vent des mots."

 

 

 


 

C'est l'histoire d'un pêcheur d'âmes parti à la recherche d'une étoile musicienne, le temps d'une nuit, et d'un bijoutier pris de folie qui déverse sa fortune sur le vieux ventre de neige d'une nature endormie.
Ou peut-être juste celle d'une chemise et d'une robe du soir qui ne tiennent qu'à un fil et dansent, à l'abri des regards, répétant inlassablement le même mouvement, le même prénom, depuis si longtemps.

C'est le genre de nuit pendant laquelle les vivants parlent aux morts et les morts font semblant d'être vivants, dansent sur l'eau et murmurent à l'orée des bois. Une nuit dans laquelle on marche comme on parle, « où chaque pas ressemble à un mot qu'on prononce ».
Ou peut-être juste la nuit qui, inlassablement, recouvre la plage blanche qu'on déneige chaque jour.

Une chose est sûre : c'est une histoire d'amour écrite avec des mots pour dire la neige, qu'il vaut mieux lire avant d'avoir à se la raconter, un conte de fées écrit avec de jolis petits chevaux engourdis, tissé de rêves dérobés et d'avis de recherche placardés au cœur des vivants.

 

Note : blanche, bucolique et rafraîchissante en plein été. En hiver aussi, remarquez..

 

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Pour compléter la découverte d'André Bucher et de son territoire :
http://andrebucher.tumblr.com

Écrit par : Benoît | vendredi, 18 juillet 2014

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