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mercredi, 27 août 2014

En vieillissant les hommes pleurent

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"- Le passé, ça sert à quoi ?" (Gilles)


"Et puis il y avait ce mot de "Moderne", que tout le monde avait à la bouche, le diapason des temps nouveaux qui donnait des vertus presque magiques à chaque objet, comme ce poste de télévision, et les contraignant au pire des sacrifices : le renoncement à tout ce qui s'était passé avant."


 

C'est l'histoire d'un fils qui s'efface des souvenirs de sa mère, ou d'un père prêt à sacrifier les siens pour l'avenir de ses enfants. L'histoire d'un mari qui ne s'accorde plus avec la nouvelle décoration intérieure. Dont l'enfance revendue au brocanteur contre une machine à laver, un aspirateur.

C'est aussi l'histoire d'un soldat non décoré, revenu mais toujours prisonnier des éclats de rire comme des bris de verre qui tailladent le cœur.
L'histoire d'un mensonge collectif, d'une culpabilité individuelle.
D'un silence sur le point d'être brisé dans un hurlement.

Quand les aiguilles du réveil à remonter le temps s' affolent, le passé s'empare du présent, s'unit à lui pour se reproduire et lui prend quelques enfants. Alors, en attendant qu'ils reviennent, morts, ou vivants, on les guette, derrière le tout nouvel écran.

C'est l'Histoire des hommes, vingt-quatre heures de la vie d'une famille balzacienne des années 1960, célébrant l'entrée de la modernité sur le territoire de la mémoire.

Une vie, touchée par la grâce et la poésie.

 

Note : belle comme un sacrifice, puissante comme un présage

 

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