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samedi, 21 avril 2007

A consommer sans modération

Voutch !

medium_voutch1.2.jpgNon, ce n'est pas une insulte... C'est un auteur de BD incroyable ! En une image (ce qui correspond à une page, dans ses albums), Avec une phrase, il parvient à dépeindre tout un contexte, une situation, parfois tragique, mais avec un tel humour, une telle ironie, qu'on ne peut s'empêcher d'esquisser au minimum un sourire.

Lisez du Voutch entre les repas, avant de conduire, après surtout, le dimanche soir, pour éviter le célèbre coup de blue's.. L'excès de Voutch nuit à votre stress..

medium_voutch7.jpg(J'crois que je vous l'ai déjà dit non, que j'étais ridicule dans les critiques BD.... Si je ne l'avais pas encore fait, maintenant au moins, vous êtes au courant !)

Alors pour la peine, je mets le lien directement à gauche là, dans la catégorie "promenons-nous" ! (Quelle punition...)

 

Je m'appelle Elisabeth

medium_je_m_appelle.jpgMmmmmm... Alors euh... Comment dire... Autant faire simple...

C'était pas l'extase. C'était pas transcendant... Certes, Anne Wiazemsky a une écriture très simple, sobre, concise. Pas un mot ne dépasse d'une phrase. Comme pas un cheveu ne dépasserait d'une coiffure parfaitement laquée. Net. Sans bavure. Dommage...

Il est assez normal, me direz-vous, qu'après avoir lu des histoires comme celles de La voyeuse interdite, d'Eve de ses décombres ; qu'en ayant sur la table de chevet Anansi Boys ; qu'en ayant déjà feuilleté Le magasin des suicides, cette histoire-là me paraisse assez fade. Non, même pas, ce n'est pas l'histoire qui manque de saveur. C'est la description qui est faite des sentiments de Betty, alors qu'elle a la charge d'un "fou" échappé de l'asile dont son père est directeur.

Une jeune fille de douze ans qui prend le risque de cacher un malade dans la cabane au fond du jardin (non, aucun rapport avec la chanson) est exaltée, excitée, inquiète, et même un peu "honteuse". Et tout cela est dit, dans le livre. Seulement je ne l'ai pas ressenti. Je n'ai pas vécu ses émotions, je ne suis pas entrée dans l'histoire.

J'essayai de toutes mes forces de me mettre dans la peau de Betty, qui va nourrir son fou, qui pense en être responsable, jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'il est capable d'inverser les rôles. J'ai tenté de voir le regard de ce pauvre homme anxieux, perdu, apeuré ; tenté d'imaginer ce regard évoluer vers une certaine reconnaissance.. J'échouai. Encore dommage...

Je crois savoir ce qu'il me manquait : le rythme bouillonnant du sang qui coule dans les veines d'une gamine de douze ans.. Quelque chose comme ça...

Note : 4/10 (oui je sais, c'est dur.. mais ça reste purement subjectif..)

Le Jardin des supplices

medium_arton321.jpg"C'est que l'art ne consiste pas à tuer beaucoup… à égorger, massacrer, exterminer, en bloc, les hommes… C'est trop facile, vraiment… L'art, milady, consiste à savoir tuer, selon des rites de beauté dont nous autres Chinois connaissons seuls le secret divin… savoir tuer !… Rien n'est plus rare, et tout est là… Savoir tuer !… C'est-à-dire travailler la chair humaine, comme un sculpteur sa glaise ou son morceau d'ivoire… en tirer toute la somme, tous les prodiges de souffrance qu'elle recèle au fond de ses ténèbres et de ses mystères...

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vendredi, 20 avril 2007

Quand le livre se fait "destroy"

medium_found_reference.jpgQuelle... euh... originalité... enfin je crois.. :/

Autant je considère Béatrice Coron (voir le lien livr'artiste, à gauche) comme une artiste du livre, autant je suis sceptique concernant Cara Barer. Elle construit, tandis qu'il abîme.

medium_homageToChamberlain.jpgIl y en a pour appeler ça de l'art... C'est vous qui voyez..

Cogito V1.1

medium_grosCogito.gif
capté
Pour télécharger les quatre premières pages du projet : ici

Auteurs:

Gautier Langevin au scénario, Olivier Carpentier à l'illustration.

La vie de Joséphin le fou

medium_Devi_Josephin.jpgJe suis sorti, j'ai plongé dans l'eau à la bouche de la cave pour me retrouver dans la mer et les laisser se calmer et me calmer aussi. Nager longuement, puissamment, grandes brasses, grands coups de jambes pour bien labourer la mer, elle se plaint pas, elle, elle a pas peur de moi, elle sait qui je suis, elle me connaît, Joséphin qui ferait de mal à personne, Joséphin aux mains qui donnent, aux mains larges pour porter tellement de choses, porter les gros mulets blessés hors du chemin des requins, et porter les petites filles qui menacent d'être fracassées hors du chemin de la vie, les porter toute ma vie, s'il le faut, sur mes épaules, s'il le faut, serais prêt à le faire,

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jeudi, 19 avril 2007

La peste

medium_faces_de_rat.jpg

Journal d'une femme de chambre

medium_mirbeau.jpg"Il y a une chose qui me tourmente. J'aurais dû, peut-être, en finir une bonne fois avec toutes ces sales places et sauter le pas, carrément, de la domesticité dans la galanterie, ainsi que tant d'autres que j'ai connues et qui - soit dit sans orgueil - étaient «moins avantageuses» que moi. Si je ne suis pas ce qu'on appelle jolie, je suis mieux ; sans fatuité, je puis dire que j'ai du montant, un chic que bien des femmes du monde et bien des cocottes m'ont souvent envié.

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Bookmates

medium_bookmates.JPG

Vous avez des livres qui traînent depuis des années sur des étagères dont vous aviez oublié jusqu'à l"existence ?

Vous cherchez une oeuvre devenue introuvable dans le commerce ? Mais surtout, vous aimeriez rejoindre une petite communauté et devenir à votre tour passeur de livres ?

Allez voir là-bas ce qui s'y passe, ne serait-ce que pour encourager une telle initiative, dénuée de tout aspect financier (bon d'accord, les timbres, c'est payant...)

Rappelez-vous Pennac, quand il dit qu'il vaut mieux être passeur de savoir que gardien...

mercredi, 18 avril 2007

Et le copyright alors ?

Capté dans le magazine Marianne n°509 :

A COUTEAUX TIRÉS.

« Mon mari ? Des sushis »

L’art ancestral de la coutellerie japonaise vient de faire une nouvelle victime. Une femme de 32 ans qui en avait assez que son mari al tabasse avait décidé de se venger. Une nuit de la semaine dernière, elle lui fracasse donc le crâne durant son sommeil, à l’aide d’une bouteille de vin. Or, après son geste fatal, elle se rendit compte que l’on ne se débarrasse pas si facilement d’un corps. Que faire ? Bien plus lourd qu’elle le mari était intransportable… à mois de le réduire en pièces détachées. Le cadavre fut donc découpé façon sushis et éparpillé façon puzzle aux quatre coins de Tokyo. Bien vite les enquêteurs se doutèrent de l’identité de la dépeceuse qui, du reste, ne chercha pas à nier. 

 

medium_out.jpgEt là, j'ai immédiatement pensé au polar Out dont j'ai fait le "conte rendu" il y a quelques mois... La seule différence avec ce fait divers, c'est le fameux geste fatal : dans le polar, la femme battue étranglait son mari avec une ceinture... Alors... Y a-t-il non respect du copyright ?

Si seulement elle était jolie

Pour (f)redonne(t)r

Si seulement elle était jolie
Je dirais: "tout n'est pas perdu.
Elle est folle, c'est entendu,
Mais quelle beauté accomplie!"
Hélas elle est plus laide bientôt
Que les sept péchés capitaux. {2x}

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Sans fil

medium_sans_fil.2.gifPrésentation de l'éditeur
Quatre protagonistes en pleine crise. Sara, récemment quittée, et sa fille Rosa règlent leurs comptes avec cet homme absent. Claudia, femme autoritaire, a substitué le travail à l'amour en assujettissant l'existence de Jan. Ces quatre destins vont se croiser à l'aéroport, cible d'un attentat terroriste. Si le sujet est grave, Sergi Belbel le traite sur le mode de la comédie. Par téléphones portables interposés, la communication est cahotante, les relations évoluent vite : on se parle ou on tente de le faire, en direct ou par messages, l'écran du mobile montre autant qu'il cache. Quoi de plus pratique qu'un sans-fil pour braver les non-dits et faire tomber les masques ? Avec cette " comédie téléphonique et digitale ", l'auteur de Après la pluie propose une nouvelle pièce brillante où des situations du quotidien, en apparence anodines, révèlent le grotesque et la gravité des relations humaines.

 

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mardi, 17 avril 2007

Ce qui dure

Le présent se fait vide et triste,
Ô mon amie, autour de nous ;
Combien peu de passé subsiste !
Et ceux qui restent changent tous.

Nous ne voyons plus sans envie
Les yeux de vingt ans resplendir,
Et combien sont déjà sans vie
Des yeux qui nous ont vus grandir !

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Auto-satisfaction

medium_20041207194331_t12.2.jpg
capté sur coinBD

Rébecca Dautremer

medium_dautremeramour.jpgLorsque j'ai vu la couverture de L'amoureux en librairie, j'ai cru que cet ouvrage était pour les "grands", un je ne sais quoi dans la finesse du trait, dans la poésie du dessin, dans la délicatesse des couleurs. Quelle agréable surprise de constater que Rebecca Dautremer s'adressait aux enfants !

Du coup j'ai arpenté les rayons de cette librairie, puis les page du net... et là, extase... *

medium_tortue_geante.jpgEn feuilletant ses livres, je ne peux m'empêcher de penser à Frédéric Clément, j'y retrouve un peu de cette "préciosité" du trait, de cette douce musique du texte... Lui aussi a fait des livres pour enfants..

Ce qu'il y a de magique, avec ces auteurs, c'est qu'ils parviennent à réveiller en nous cet instinct du beau, cette naïveté du vrai, du simplement merveilleux.

medium_princesses1.jpgDes livres donc à offrir sans l'ombre d'une hésitation..