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samedi, 21 avril 2007

Je m'appelle Elisabeth

medium_je_m_appelle.jpgMmmmmm... Alors euh... Comment dire... Autant faire simple...

C'était pas l'extase. C'était pas transcendant... Certes, Anne Wiazemsky a une écriture très simple, sobre, concise. Pas un mot ne dépasse d'une phrase. Comme pas un cheveu ne dépasserait d'une coiffure parfaitement laquée. Net. Sans bavure. Dommage...

Il est assez normal, me direz-vous, qu'après avoir lu des histoires comme celles de La voyeuse interdite, d'Eve de ses décombres ; qu'en ayant sur la table de chevet Anansi Boys ; qu'en ayant déjà feuilleté Le magasin des suicides, cette histoire-là me paraisse assez fade. Non, même pas, ce n'est pas l'histoire qui manque de saveur. C'est la description qui est faite des sentiments de Betty, alors qu'elle a la charge d'un "fou" échappé de l'asile dont son père est directeur.

Une jeune fille de douze ans qui prend le risque de cacher un malade dans la cabane au fond du jardin (non, aucun rapport avec la chanson) est exaltée, excitée, inquiète, et même un peu "honteuse". Et tout cela est dit, dans le livre. Seulement je ne l'ai pas ressenti. Je n'ai pas vécu ses émotions, je ne suis pas entrée dans l'histoire.

J'essayai de toutes mes forces de me mettre dans la peau de Betty, qui va nourrir son fou, qui pense en être responsable, jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'il est capable d'inverser les rôles. J'ai tenté de voir le regard de ce pauvre homme anxieux, perdu, apeuré ; tenté d'imaginer ce regard évoluer vers une certaine reconnaissance.. J'échouai. Encore dommage...

Je crois savoir ce qu'il me manquait : le rythme bouillonnant du sang qui coule dans les veines d'une gamine de douze ans.. Quelque chose comme ça...

Note : 4/10 (oui je sais, c'est dur.. mais ça reste purement subjectif..)

dimanche, 15 avril 2007

Les femmes du métro pompe

medium_les_femmes_du_metro_pompe.3.jpg"Les rendez-vous avec notre passé sont les seuls auxquels on peut se rendre sans risque d'attendre."

C'est l'histoire d'un jeune garçon vu par les yeux de l'homme qu'il est devenu. C'est ce passage sans conscience à travers l'adolescence, aveuglé par la beauté des soleils d'Espagne, le coeur chauffé à blanc. Plus tout à fait un enfant, pas encore vraiment un homme. Ses "soleils" (qui brûlent ses plus sombres pensées et dispersent leurs cendres au courant d'air du métro) prennent leurs distances avec celui qui n'est plus tout à fait innocent, mais pas encore prédateur.

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mercredi, 11 avril 2007

Corpus eroticus

medium_spectacle_20Corpus2007-5.2.jpgArrivés dans la salle, Agent Ben et moi, ainsi que les 10 autres spectateurs, posons nos affaires sur les fauteuils. L'on nous invite sur la scène, derrière un rideau, qui cache un endroit plutôt étroit, intime, très intime.. L'étau se resserre.

Du rouge, pour nous accueillir. Et puis le noir des rideaux derrière lesquels on se glisse nous coupe du monde environnant. Un autre nous attend. Très privé.

Nous sommes répartis sur trois côtés d'un cube, chacun dans un "isoloir". Les petites lumières rouges s'éteignent. Nous plongent dans le noir.

Ambiance peep-show.

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lundi, 09 avril 2007

La verrière

medium_la_verriere.jpgCe qui vient de me frapper, en reprenant le livre quelques jours après l'avoir refermé, c'est qu'il n'est nulle part fait mention du prénom de l'héroïne-narratrice.. On ne la connaît qu'à travers son "je", à travers cette verrière aussi. Elle en fait sa frontière d'ailleurs, entre le monde hostile et la découverte d'un autre, entre le rien et l'éternité..

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lundi, 26 mars 2007

Elfriede Jelinek - Enfants des morts

medium_enfants_des_morts.jpgDécidément, j'ai du mal à lire cette auteure. Enfin, ses mots, et encore, ce sont ceux du traducteur. Donc plus vraiment les siens. Mais même là, la difficulté s'installe, et semble se plaire à vous torturer l'esprit, à vous faire relire mainte et mainte fois la même phrase, piégés de mots inconnus, voire inventés, entravées de virgules impromptues.. Et puis les images, des métaphores pour le moins troublantes, mais surtout, complètement décalées.

medium_lust.jpgAlors, je vous le demande, est-ce que c'est moi ou Madame Jelinek est un tantinet sadique ? Ou bien sa pensée est-elle foncièrement complexe ?

Oui, je vous avoue, j'ai peur de lire Enfants des morts et de passer à côté du sens, à force de relire, de buter sur cette complexité...

dimanche, 25 mars 2007

La voyeuse interdite

C'est bien ce qui m'semblait. Je n'ai fait aucun compte rendu de "La voyeuse interdite" de Nina Bouraoui.. Pourquoi ne m'avez-vous rien dit ?

medium_la_voyeuse_interdite.2.jpgElle voit, elle entrevoit, elle aperçoit au travers de la fenêtre les travers de la société dans laquelle elle vit. Elle obderve, à travers les interstices des volets la vie qui s'est arrêtée, dans ces corps vides d'humanité. Elle regarde. Elle n'a pas le droit.

Pas le droit d'être vue, non plus. Surtout pas. De l'extérieur, ni de l'intérieur. Surtout pas par son père. Femelle qui saigne, impure, elle ne mérite qu'indifférence, mépris, et même violence.

 

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samedi, 24 mars 2007

Au-delà du voile

medium_spectacle-au-dela-du-voile-5.2.jpgSous le voile se dévoilent deux jeunes femmes, deux soeurs, deux âmes pour une même douleur.

Au sol deux demi-cercles, (comme deux C dans un miroir), dont les courbes tendent l’une vers l’autre, sans jamais pouvoir se rejoindre vraiment. Et si l’une en sort pour étreindre l’autre, elle y revient aussitôt, s’enfermant dans ses convictions.

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vendredi, 23 mars 2007

Au-delà du voile

medium_au_dela_voile.2.jpgMmmm, je suis allée la voir, cette pièce, dont je vous ai parlé, et pour laquelle j'avais laissé un post-it, en haut, à droite.. Je me dois donc de vous la raconter. J'ai fait un petit "compte-rendu" aujourd'hui, et vous savez quoi ? J'l'ai oublié :|

Il vous faudra donc patienter jusqu'à demain (on ne trépigne pas s'il vous plaît), mais vous verrez, ça en vaut la peine !

 

mercredi, 07 mars 2007

J'étais derrière toi

medium_fargues.jpgBanal. D'apparence une histoire banale. Une séparaiton, chacun trompe l'autre, physiquement, spirituellement aussi. Les SMS, les mails, tromperie virtuelle, moderne, facilitée. Confortable même.

Le récit est un peu moins banal. L'on ouvre patiemment d'abord, le sac que le narrateur pose sous notre nez, qu'il déballe ensuite pour mieux nous expliquer les raisons de ses choix. A nous de trier..

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samedi, 24 février 2007

Eve de ses décombres

medium_eve_de_ses_decombres.gifUn cercle dans un cercle. Eve débute et clôt l'histoire. Ou plutôt son sac, le début et la fin de tout. Un sac empli de livres, monnayés contre son corps. L'intérieur de son corps lui permet de monnayer la sortie de son esprit, hors de ce cercle vicieux, pour le plonger dans un autre.

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mercredi, 07 février 2007

L'usine à lapins

medium_l_usine_a_lapins.3.jpgEn fait, je pensais que tous ces personnages étaient liés, d'une manière ou d'une autre, à une intrigue. Je pensais, comme ce livre était classé dans les polars, qu'il y en avait une, d'intrigue... une enquête, quoi... En fait non. Chaque personnage a son propre mystère.

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lundi, 29 janvier 2007

Mangez-moi

medium_mangez-moi.3.jpgForce des images, sens de la métaphore : " Il arrivait avec son camion bleu, un très joli bleu, entre dur et clair un bleu de quand on était petits"... et là, je le visualise, ce bleu, je me le représente très précisément. alors que celui de la narratrice est purement subjectif, je le vois quand même, comme si elle m'entraînait dans ses images, dans sa vision des choses...

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jeudi, 25 janvier 2007

Le mec de la tombe d'à côté (ma mère a lu pour vous, mais d'abord pour elle)

medium_le_mec_de_la_tombe_d_a_cote.2.jpgBah oui, ça peut vous étonner, mais ma maman à moi elle lit aussi.. les chiens ne font pas des chats hein... et puis, je suis assez bien placée maintenant pour ramener de bons p'tits livres, à ma môman..

Alors elle m'a dit, ma mère ici présente, qu'elle avait bien ri, en le lisant.. Elle m'a même laissé quelques mots glissés entre les pages du livre.. Et dessus, il y a marqué :

"Rencontre de deux êtres que tout oppose, amusant, drôle et tendre à la fois"...

Ca tombe bien remarquez, c'est ausi ce que m'avait dit la lectrice qui l'avait ramené quelques jours plus tôt, à la médiathèque.. Comme quoi, ça doit être vrai !

"Placez côte à côte sur un banc, dans un cimetière, un vieux garçon séduisant et une jeune veuve terne. Elle est bibliothécaire et ne pense que culture, il est agriculteur et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ». Avec ces ingrédients, Katarina Mazetti a conquis les lecteurs suédois qui se sont arraché "Le Mec de la tombe d’à côté". Il est vrai qu’un coup de foudre parmi les tombes, à l’heure où l’horloge biologique de Madame sonne l’alarme, ne manque pas de ressorts comiques. Mais ce roman d’un amour hors norme fait aussi la démonstration qu’on ne s’affranchit pas sans douleurs de sa classe sociale : lorsqu’il s’agit de choisir entre opéra et traite des vaches, la passion est requise. Et c’est un minimum."
Epok, l'Hebdo de la Fnac.

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21:00 Publié dans contes rendus | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, roman | | | |  Facebook

dimanche, 21 janvier 2007

Mise en bouche (Mangez-moi - 1)

medium_mangez-moi.jpgMmmmmm... rien que la couverture, ces oranges sur fond noir, avec quelques grains de raisin, ces fruits qui occultent presque la moitié du visage en arrière-plan, rien que ces fruits, sous ce titre provocateur, me donnent envie de toucher ce livre, de le caresser, de le prendre en main comme on prend un quartier d'orange en bouche.. On s'attend à l'explosion de la chair, le jus qui éclate sur la langue, contre les dents, cette saveur sucrée qui emplit la bouche.. Cette couleur orange, vive et douce à la fois, qui brave l'interdit du noir, derrière.. ce noir qui semble derrière, alors qu'il est au même plan. On sent la peau du grain de raisin qui se fendille, qui craque, sous nos dents, cette chair pulpeuse qui s'étale, qui se glisse dans les moindres interstices, avant d'aller nous caresser l'oesophage.

Et cet oeil, qui nous fixe, cette bouche, qui reste fermée. Comme par défi.. Oserez-vous toucher à ces fruits ? Oserez-vous ouvrir la bouche en même temps que le livre ?

lundi, 15 janvier 2007

La reine d'Amérique

medium_reine_d_amerique.jpgQuand elle débarque, cette jeune fille rousse, vierge de tout soupçon, on lui donnerait le bon Dieu sans confession.. C'est sans compter sur le contenu de son baluchon, une baïonnette pour soi-disant se protéger des mauvais garçons.

Ig, Ignacio, est un bon garçon, au fond, même s'il rêve de cambrioler une banque, et même s'il pose des micros chez ses voisins d'en face pour écouter leur réalité. Et puis il a pas une vie facile, avec son père dépressif, enfermé dans sa chambre jour et nuit, en proie à ses fantômes. A priori, Ig n'a donc pas à craindre un coup de baïonnette de la part de Betsy, puisqu'il l'a aidée à trouver un toit où crécher, chez Sandra Jean, sa secrète bien-aimée..

 

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18:25 Publié dans contes rendus | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, littérature, polar | | | |  Facebook