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jeudi, 24 juillet 2008

La route

La route

"Aucune liste de choses à faire. chaque jour en lui-même providentiel. Chaque heure. Il n'y a pas de plus tard. Plus tard c'est maintenant. Toutes les choses de grâce et de beauté qui sont chères à notre coeur ont eu une origine commune dans la douleur. Prennent naissance dans le chagrin et les cendres. Bon, chuchotait-il au petit garçon endormi. Je t'ai toi."

Rien. Il n'y a plus rien. Rien à voir. Ou trop, justement. Trop de vide, de silence, de gris, de noir et blanc. Plus aucun mouvement autre que celui des éléments, encore actifs. L'eau, grise, noire, le vent, chargé de cendres. Le soleil, à jamais voilé par des nuages drapés de suie, eux aussi. Même les arbres sont noirs, brûlés. Les humains aussi. Certains fondus avec le bitume, comme une ultime union. Tu es né poussière, tu redeviendras poussière. Poussière qui s'infiltre d'elle-même. Elle est partout. Même dans la neige. Plusaucuen parcelle de blanc, même celui de l'oeil est terni. Veiné. Sombre. L'espoir y passe ses derniers instants. S'écoule, très finement. En même temps que surgissent les souvenirs, ceux d'avant, pendant, et après elle.

"Alors ne le fais pas. Je ne peux pas t'aider. On dit que les femmes rêvent de dangers qui menacent ceux dont elles prennent soin et les hommes des dangers qui les menacent eux-mêmes. [...] Elle était partie et le froid de son départ fut son ultime présent. [...] les centaines de nuits qu'ils avaient passées à analyser le pour et le contre de l'autodestruction avec le sérieux de philosophes enchaînés au mur d'un aqsile d'aliénés."

Elle est partie. Il y a longtemps. Mais le temps ne compte plus, de toute façon. Plus d'horloge, plus de fuseau horaire, le monde fume encore de ses cadavres, de ses maisons éventrées, de ses entrailles noires, d'un noir absolu, jamais vu, apocalyptique.

Ils croisent quelques vivants. Des pas encore morts. Car elle est là, la mort, chaque matin au réveil, chaque pas dans la neige noircie, chaque fois qu'il faut s'arrêter, sans jamais savoir s'ils pourront repartir.

"Il essayait de trouver quelque chose à dire, mais il ne trouvait rien. Il avait éprouvé ce sentiment-avant, au-delà de l'engourdissement et du morne désespoir. Le monde se contractant autour d'un noyau brut d'entités sécaboles. Le nom des choses suivant lentement ces choses dans l'oubli. Les couleurs. Le nom des oiseaux. Les choses à manger. Finalement les noms des choses que l'on croyait être vraies. Plus fragiles qu'il ne l'aurait pensé. Combien avaient déjà disparu. L'idiome sacré coupé de sesréférents et par conséquent de sa réalité. Se repliant comme une chose qui tente de préserver la chaleur. Pour disparaître à jamais le moment venu."

L'horreur humaine dans toute sa splendeur. Enfin, juste après sa splendeur. N'en reste que les miettes. Non pas les cadavres. Ceux qui marchent encore. L'horreur est là, dans ses derniers gestes... Et sera jusqu'à ce qu'ils succombent. Après ? Rien. Cendres, poussières, cadavres. Pousser le caddie, ne pas perdre le revolver. Unique protection (ir)réelle contre les plus malfamés qu'eux. Ceux qui se mangent entre eux.
Pourquoi ? Pourquoi marcher ? Pourquoi ne pas rester là, sans bouger, rien d'autre qu'attendre, défiant les lois les plus naturelles ? Attendre. Ou bien se donner la mort. Mais lui. Il ne peut pas la lui donner. C'est la seule chose qu'il ne pourra jamais lui donner. Pourquoi ? Parce que c'est son fils ? "C'est mon enfant dit-il. Je suis en train de lui laver les cheveux pour enlever les restes de la cervelle d'un mort. C'est mon rôle." Ou bien la dernière chose en laquelle il croit.. Allez savoir.

"Tu veux que je te raconte une histoire ?
Non.
Pourquoi pas ?
Le petit le regarda puis détourna les yeux.
Pourquoi pas ?
Ce ne sont pas des histoires vraies.
Ca n'a pas besoin d'être des histoires vraies. Ce sont des histoires
."

Note : 9,5/10

vendredi, 11 juillet 2008

Roza

Roza
 

"Je venais de découvrir que je ne savais rien ou presque de cette femme. Apparemment elle n'avait pas d'amis. Elle n'allait pas au travail. Elel vivait seule dans cette chambre carrée aux murs dénudés. Dans sa garde-robe en contreplaqué, badigeonnée d'une couche de peinture pour plancher, étaient accrochés sur des cintres deux ou trois robes et un manteau. Sur une étagère de la même couleur était posé un poste de radio semblable à un émetteur militaire et, à côté, une pile de revues épaisses empruntées à la bibliothèque municipale. Elle ne possédait ni réfrigérateur, ni téléviseur, pas même de petits tapis ornés d'une ravissante demoiselle assise ou des portraits sur les murs [...] En comparaison, Roza me paraissait pauvre, misérable même. Mais elle ne se plaignait jamais."

C'est ainsi qu'apparaît Roza au yeux de Sidelnikov, sa grand-mère semble-t-il, après sa mort. Cette mort qu'il essaie de compenser comme il le peut. Car c'est chez elle qu'il a vécu. Des parents toujours en voyage, qui lui accordent de temps à autre le privilège d'un opéra lors de leur passage en ville. Cette Roza, qui n'a rien, et qui, pourtant, lui donne tout. Et plus encore. Une relation forte mais discrète, un amour qui repousse les murs de cette petite pièce dans laquelle ils vivent, qui comble l'absence de confort. Le confort, c'était elle, qui l'aimait infiniment : "le plus incompréhensible, c'était son attitude à mon égard, la manière silencieuse, égale et persévérante, dont elle me prenait en charge et que je ne parvenais pas à m'expliquer. Elle veillait à mon bien-être, à l'infaillibilité de chacun de mes pas, comme si j'étais l'unique but de son existence et qu'elle n'en avait jamais eu d'autre."

Sidelnikov partira, ira se confronter à d'autres modes de vie, à la vie, tombera, et se relèvera. Mais ses pensées finissent toujours par retrouver le chemin qui mène à Roza.

Une relation grand-mère petit-fils sur fond russe, une chaleur contenue dans l'ère froide. Un phare dans la brume. Une relation en apparence banale, une étoile éternelle dans un ciel voilé par les nuages. Une poésie à couper le souffle. Poignant.

mardi, 08 juillet 2008

Deux jours à tuer

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Un éléphant, qui se baladait, sur une toile toile toile, toile d'araignée..

C'est un peu l'univers qui règne dans la chambre de Vincent et Alice. Dans la tête d'Antoine, il n'y a que l'araignée, à la toile de laquelle se balade son cerveau. comme le petit cochon, pendu au plafond. Cetet araignée ressemble à celel qui se lovait, se nichait, se réfugiait dans un creux du mur. Juste au-dessus de son lit. Avec laquelle il avait appris à cohabiter. "Rien à dire sur la Vie d'Antoine, sinon qu'en ce vendredi soir d'octobre, seul dans sa voiture parmi des millions d'autres, notre homme n'avait qu'une idée. [...] surgir à l'heure du dîner dans la cuisine équipée de sa maison des Yvelines et, par dégoût de lui-même, de ce qu'il avait engendré et de ce qu'il allait trahir, massacrer à coups de hache, de grille-pain, de plateau à fromages ou de n'importe quoi, ses enfants magnifiques et sa ravissante femme. Au fond de lui, l'araignée noire venait de sortir une patte."

Et là, cette araignée toque à son front. De l'intérieur. Il voudrait bien faire comme si, comme si elle n'existait pas, n'avait jamais existé. "En d'autres temps, Antoine aurait pleuré de rire. Cette fois, c'était juste le rire qui faisait défaut. Allongé sur le lit de son fils, la tête dans les nuages et le regard sur un mobile multicolore où tournaient sur eux-mêmes des oiseaux de toutes sortes, il se laissa porter par le courant jusqu'à la source même de sa vie. Oui, tout ici était tellement moins compliqué : il y avait quatre saisons, les nombvres ne dépassaient pas 10,l'alphabet ne servait qu'à relier les ananas aux zèbres, les ciels gribouillés de bleu étaient comme suspendus, en haut des feuilles Canson, le soleil brillait invariablement dans un coin de la page, les vaches étaient des vasses et même de cimpanzés si on le désirait, les oiseaux surgissaient plus gros que les maisons, les cheminées ne manquaient jamais de fumer, les arbres avaient l'allure de grosses sucettes vertes, les avions volaient malgré leurs ailes verticales, les papas étaient là, ils avaient une tête ronde et de longues fourchettes à la place des bras, ils avaient le sourire et ils ne partaient pas de la maison du jour au lendemain juste parce qu'une jolie dame le leur demandait."

Mais non, elle est là, et comme elle ne peut sortir, elle explore le reste du corps, s'immisce dans la trachée, glisse vers les poumons, frôle le coeur, puis le transperce. Cette araignée se nourrit de chair, de douleur, et guette, tapie dans un recoin, derrière l'oeil, dans la voix. Guette la moindre occasion de gagner du terrain.

Grignoter quelques zones cervicales. Jusqu'au jour où, profitant d'une faiblesse, de sa force accrûe au fil des jours, des semaines, des années. Elle fracasse la porte, laissant se déverser à l'extérieur un flot de rage, de colère, de tristesse, bref, la folie qu'il hébergeait éclate au grand jour, au visage  de tous ceux qui l'entourent. Sa femme, Cécile, ses enfants, ses amis, réunis à l'occasion de ses 42 ans. Un anniversaire surprise. Anniversaire durant lequel Antoine laissera progressivement sa place à cette mygale affamée. La toile qui s'est tissée en son for intérieur fait de lui son premier prisonnier. Et puis les autres.. Jusqu'à ce que... Jusqu'au bout. Car Antoine ira jusqu'au bout. Et n'épargnera personne. Même pas lui.

Note : 10/10

dimanche, 06 juillet 2008

Jouir

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Le pouvoir des mots. Exercer le pouvoir des mots. Le choc des corps, sans aucune chronologie, O, Y, R, garçons, hommes, filles, femmes.

Elle jouit avec les mots, les idées qu'ils contiennent, comme on joue avec les corps. Les souffles s'emmêlent et chantent une nouvelle écriture :

"Je suis jalouse des homosexuels, jalouse de mes amis pédés, jalouse de Renaud Camus et d'Hervé Guibert, même si Hervé Guibert est mort. Je les lis et les relis. A Paris, à New-York, à Londres, à Berlin, à Sydney ou à San Francisco, ils ont envie d'un corps et ils le prennent. Ils l'écrivent avec la même simplicité : sans émotion, sans angoisse, sans culpabilité."

Les mots éclosent, les souvenirs renaissent dans les caresses, les phrases effleurent, le désir s'élève, maintenant, il y a six ans, demain, tout à l'heure.

"Quand j'étais jeune, j'ai fait l'expérience du pouvoir des mots. [...] A. m'écoute avec attention. Mon discours produit sur lui une sorte de commotion. Quand je lui demande de se déshabiller, il se déshabille. Il enlève ses chaussures, son pantalon, son tee-shirt, ses chaussettes, . Il est en caleçon. [...] Le plus surpris de nous deux, c'est moi. Il suffit de parler : d'un coup de baguette les mots se réalisent."

On ne sait plus, peu importe. Ce n'est pas I. Le temps se dilate, le plaisir s'étire, seul, accompagné, se déploie, foudroie, mais pas toujours, pourquoi pas I. ? Oral, écrit, le mot se fait geste, la voix se fait tactile, subtiles variations de l'air, nouvelle gamme de frissons.

"A 20 ans j'ai exercé le pouvoir des mots. A trente-deux ans je l'ai subi. Un homme m'a dit : "Ton odeur m'excite." Il l'a dit dans une langue étrangère : "Your smelle arouses me." Il l'a dit lentement, avec un accent anglais doublé d'intonations étrangères, en me regardant dans les yeux. Son accent british a transformé la diphtongue avec la deuxième syllabe de "arouses" en une gamme musicale qui m'a émue comme des vibraitons lentes et graves des chants d'amour portugais."

La jouissance au service du mot, et non plus l'inverse.

" Les mots font lentement leur effet sur moi comme ces capsules qui fondent après avoir été avalées et répandent dans le sang leur drogue."

Mais avec I....

Note : 07/10

dimanche, 22 juin 2008

Le syndicat des pauvres types

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Le tri du courrier, la nuit. Garder l'appartement d'un couple "d'amis", partis au Vietnam pour l'été, appartement débordant de leur "réussite", sociale, professionnelle, sexuelle.

Quelle chaleur ! Elle semble dilater les heures autant que les pores, le saiguilles alanguies écoulent le temps si lentement qu'on le croirait arrêté, parfois, cherchant l'ombre, lui aussi.
Antoine traîne son corps, autant que son ennui, au travers des journées sa,s fin, sans but, sans rêve. Attend l'impératif h oraire qui lui permettra de fuir son habitat empli de cancrelats.

Mais surtout, Antoine  traîne une odeur, une sale odeur, dont ses vêtements, sa chair ne se départissement jamais. Elle est là, s'accroche, comme la chaleur au mercure du thermomètre. Les douches, le parfum, le ralentissement de ses (rares) activités n'y font rien, il (se) sent toujours mauvais. Pourtant les autres doivent la sentir cette odeur, ils ne peuvent pas ne pas la sentir, elle imprègne tout ce qui l'entoure. C'est même sûremetn pour ça qu'il n'a pas d'amis, des vrais, que personne ou presque, ne s'attarde à ses côtés. Les femmes, surtout. Une, en particulier.

Dès qu'il le peut (tout le long de la journée), il puise dans un grand livre les réponses à toutes ses interrogations sur l'homme, l'humanité. Son meilleur interlocuteur, celui qui l'écoute, lui répond, ne l'interrompt pas, le considère. Ce livre a besoin de lui, pour être livre. Aucune crainte d'être interrompu, personne ne frappe jamais à sa porte, le téléphone ne sonne jamais, sauf erreur.

Le parfait stéréotype du pauvre gars, celui qu'on prend en pitié, mais qu'on ne veut absolument pas approcher, qu'on plaint, sans jamais compatir. Un type qui n'existe que sur a sfiche de paie, sur sa déclaration d'impôts, et le dimanche, quand il fait un gâteau.

Malheureux ? On ne peut pas dire, il ne sait pas ce qu'est le bonheur. Passif, plutôt. Monotonie légèrement perturbée par l'annonce d'une femme, seule..

Et puis, (car il y a toujours un "et puis", enfin, la plupart du temps), un homme l'aborde, le reconnaît, l'a "flairé" (l'odeur, sûrement) comme l'un des siens, l'un des leurres. Un homme banal, affreusement banal, que la société méprise, essort jusqu'à en tirer la dernière goutte sans se préoccuper de le froisser. Une fourmi...

Cet homme est membre d'un syndicat, le syndicat des pauvres types. Et ce syndicat a besoin de lui, d'Antoine, comme un porte parole de ses ignorés, de ces gens qu'on bouscule sans jamais présenter d'excuse. Si tous les pauvres types se réunissaient, s'unissaient, le monde s'arrêterait enfin de tourner, et la verrait, cette masse invisible, mais indispensable. Antoine n'a jamais entendu parler de ce syndicat, comment est-ce possible ? Depuis quand existe-t-il, comment recrute-t-il  ?

Dans le même temps, une émission de télé le réclame, à corps et à cri. Sa banalité peut le rendre célèbre... Un jeu, consacré à des types comme lui, sans empreinte. Coïncidence  ? Complot  ? Et pourquoi lui, pourquoi Antoine....

Note : 9/10

mercredi, 23 avril 2008

Ah oui...

J'oubliais : j'ai tout ça encore à lire, urgemment :

111795870.jpg56699831.jpg1938605472.jpg1779732549.jpg1767606289.jpget tellement d'autres....

mercredi, 27 février 2008

L'isolement

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Le temps ne passe plus dans une prison, il se faufile entre les barreaux, vous frôle mais jamais ne vous prend dans ses aiguilles ; vous y passez tout ou partie de votre vie et la vie se passe de vous.

« C’est alors que j’ai décidé de me taire tout à fait. Il ne me restait plus grand-chose quand je suis arrivée ici. Mais c’était encore trop pour eux : ils me voulaient moi aussi. Ils y sont allés progressivement, par petits coups de becs – c’était, à chaque fois, un bout de moi qui partait (ils savent très bien ce qu’ils font) »

La fouille au corps, au cas où vous pensiez conserver un reste d'humanité au fond de vos entrailles : « Ça ne dure pas longtemps, mais une fois que c’est fini on n’a plus rien à soi ? on est tout entier ouvert, retourné comme un gant, une pièce saccagée, aux portes enfoncées, nulle part où s’abriter, on est un corps béant, un corps troué de part en part et sans merci violé. »

« J’avais l’impression que, quoi que je dise, on ne m’entendrait pas. Parler, ça n’ajoute rien, c’est à la fois obscène et vain. J’étais de ceux qui survivent en se teintant de gris – lisse, close, impénétrable. »

Aminata et ses chants d’Afrique,  son sac en toile bleu-blanc-rouge, ses boubous, ses pouvoirs mystérieux, ses légendes, et aucun papier. « Tant qu’elle était là je ne voyais pas les murs, les grilles, la crasse et les barreaux, je ne sentais pas les odeurs de pisse, de moisissure et de bouffe rance, je n’entendais pas la course des rats et les hurlements des toxicos. »

Les clans, la hiérarchie des crimes, des coupables, parfois juste coupable d’être là sans véritable raison. Et, quoi qu'il en soit : « -clandestines, toutes les femmes le sont ici, toxicomanes et prostituées enfantées de toxicomanes et de prostituées, privées, dès leurs premier cri, d’un passeport pour la vie, déposées, dès leur naissance, au seuil de portes verrouillées, grandies dans les marges, entre les lignes des livres, dans les recoins des villes, marges toutes proches, franges par tous visibles et parfois ravaudées, mais qui, à force de s’effiler, déroulent jusqu’ici leur trame usée. »

Un texte si court qui paraît tellement grand, comme si les mots se dilataient dans chaque phrase, repoussaient les limites des pages,  prenant le plein espace de cages emplies de l’absence du temps. Mots comme boussole temporelle, comme gravure sur les murs, qui transforme une existence réduite à néant en une esquisse de vivant.

« Car tout ici est fait pour notre salut les douches rares la bouffe avariée la puanteur aident à la mortification domptent la bête en nous matent le corps-tyran, l’enfermement nous invite à découvrir notre espace intérieur, l’arbitraire de nos supérieurs – parloirs supprimés, courrier ouvert, punitions collectives, fouilles nocturnes – nous enseigne l’obéissance. »

Mais Margot, elle, trouvera le moyen de s'échapper, d'une façon ou d'une autre..

mercredi, 20 février 2008

Poing mort

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Bon. Reprenons ce blog en main, il y a beaucoup de laisser-aller.. Voilà, on se retrouve enfoui sous une montagne de travail, et quand enfin on aperçoit une vallée, c'est le désert... Ah j'vous jure.. pour la peine, je vais vous parler (non pas de l'arme de demain), mais de Nina. Oui. Encore. J'y peux rien, elle a une écriture qui ne ressemble à rien (d'autre), autrement dit, qui ne ressemble à aucune autre.

"Je suis gardienne de cimetière. Je vis avec la mort et meurt d'ennui avec la vie. HAbituée au calme d'un curieux village bien hiérarchisé dans son tracé et sa composition, je fuis les veuves et les orphelins, l'effervescence et la complainte. Je ratisse, je tasse, je sème, j'arrose, je fleuris, je taille, j'embellis avec des moyens de fortune la terer des défunts pour le recueillement des vivants. Je suis la main invisible qui arrache l'aspérité et les travers, je calme la douleur en renvoyant l'image  colorée d'un plan de culture soigné. Je teins la miort en composant bien au-dessus d'elle et chasse en surface l'impression de disparition définitive."

Les présentations sont faites ! bienvenue chez la narratrice, sa vaste demeure dans laquelle les coeurs finissent d'exsuder leurs derniers regrets, impirment dans le bois leurs derniers désirs avant de s'effriter avec lui. Elle s'imprègne, la gardienne, de ses expirations palpables par elle-seule, se pare des couronnes mortuaires, s'enroule dans le voile de la Grande Dame en noir et parade à son bras. La mort est son domaine, son univers, son opium, son sang.

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lundi, 28 janvier 2008

le bar des habitudes

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Se prendre d'affection pour un tueur en série de femmes de notaires, qui pousse le crime à se considérer comme un artiste, qui aime à éveiller l'âme des foules, être considéré pour ses oeuvres et non plus des cadavres, être reconnu pour son talent. Et, le jour où il décide d'innover un peu, il n'est plus reconnu. C'est la grosse déprime, il lui faut remettre son ancienne technique au goût du jour.

Un couple aussi mou que le canapé dans lequel ils passeront mollement l'éternité, juste après que la télé a agonisé d'avoir éclairé 24/24h leurs pupilles et leurs paupières.

Une carrière de chanteuse, une vie brisée net par une simple couverture de magazine sur laquelle figure le nom de jeune fille de la star, nom qu'elle avait fui de tout son être

Un train qui n'en finit pas d'arriver à destination, encore faut-il en avoir une, de destination, tout du moins la fin de l'histoire

Que de destins d'inconnus, d'individus en apparence banals, au quotidien routinier, rouillé, voire triste, usé, et qui volent en éclat au moindre choc, au moindre mouvement inhabituel du temps, des éléments. Nouvelles aux allures de roman, elles se lisent sans discontinuer avec une facilité déconcertante. C'est surtout que, au fil des pages, l'on se demande si l'auteur va pouvoir faire encore mieux à la prochaine...

Encore un auteur à suivre, qui vous mène par le goût des mots et surtout par une imagination débordante, et contagieuse. Affreusement burlesque..

 

Note : 8/10

jeudi, 10 janvier 2008

Non ce pays n'est pas pour le vieil homme

abe28b9b299584d67f6a3636d34188a4.jpgDans un désert  Texan au Sud des  Etats-Unis, à la frontière du Méxique, Moss observe de la lunette télescopique de son fusil un troupeau d' antilopes... Il tire mais le chasseur n'a fait que blessé une des bêtes et le troupeau s'enfuit un peu en contre bas vers les montagnes Mexiquaines.

 

Il décide de les suivre, il parcourt 1500 mètres et au lieu de retrouver plus bas les animaux, il tombe sur 3 gros véhicules tout terrain... Tous criblés de balles...

   Les conducteurs sont morts, un véritable carnage... Faisant son tour d'inspection des véhicules il découvre une malette pleine de dollars, il y en a pour au moins 2 millions de dollards.

il rentre dans sa caravane rejoindre sa femme. Dans la nuit il a un regret, une question le taraude et si comme l'antilope de ce matin, le seul narco-traficant survivant du massacre et qui lui a demandé de l'eau  il y a quelques heures survivait...

Il retourne en pleine nuit, dans le desert et lui le chasseur va devenir le gibier...

    Non ce pays n'est pas pour le vieil homme est un chef d'oeuvre de "haute tension", une course poursuite haletante  écrit par  Cormac Mc Carthy qui à 75 ans est  en ce moment l'écrivain américain  le plus en vue dans le monde. En effet il vient de reçevoir pour son  dernier roman "La route"(sortie en 2007) le prix PULITZER 2007; et les frères Cohen (the big Lebowsky, the barber) ont adapté "No country for old men" au cinéma.

Le film sort le 28 janvier 2008 en France ce qui laisse exactement 20 jours aux passionnés de lecture,  pour lire ce superbe polar.

 

 

AGENT BEN.                                        

 

vendredi, 04 janvier 2008

Au SUD DE NULLE PART

 

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                                    Charles Bukowski (1920-1994)

 

 

232c0fd31368ba0b288d8f898e01d864.jpgPas facile d'être un poivrot!

 C'est un métier à plein temps surtout dans un pays, les Etats- Unis où soit tu bosses soit tu crèves, et pour ne  pas mourir de soif et s'adonner pendant 60 ans à la bibine  Charles Bukowski a du changer plusieurs fois de jobs...

    Mais celui qui lui apporta le plus de fric pour s'envoyer de bonnes bouteilles de whisky  se fût le métier d'écrivain.  La légende veut que c'est en état de  manque que Bukoswski écrivait cul sec  de ses nouvelles, en une nuit de tremblements.

Comme tout  ses écrits "Au Sud de nulle part"  est un instantané  de ce délire éthylique que fût sa vie. Vingt sept nouvelles.

 Toujours à l'affût d'une bonne cuite et d'une partie de jambe en l'air Bukowski sème le bordel  partout où il passe dans des bleds pourris "au sud de nulle part" dans lesquels il débarque en transit  derrière  un comptoir de bar. Il se fait des ennemis, baise de jolies filles. S'il tombe amoureux c'est d'un mannequin de vitrine, s'il travaille  crachant du sang dans un abattoire, c'est  pour survivre et faire vieillir  sa "folie ordinaire" comme du bon vin.

Agent Ben.

Extrait:    J'ai pris l'ascenseur jusqu'au premier étage, avec la pinte de Whisky bon marché que j'avais volée au magasin de spiritueux de Sam, une semaine auparavant. Puis j'ai pris l'escalier qui descendait à la cave. En bas, il y avait une petite veilleuse. J'ai déambulé, à la recherche d'une porte. J'ai fini par en trouver une. Il devrait être une heure ou deux du matin. J'ai frappé. La porte s'est entrebaillée, laissant apparaître une superbe femme en déshabillé. Je ne m'étais pas attendu à ça.

 Une jeune blonde, belle à croquer. J'ai coincé mon pied dans la porte, et puis j'ai poussé. J'ai refermé la porte derrière moi et examiné la pièce. Pas mal du tout.

"Qui êtes vous? elle a demandé. Foutez le camp!

-C'est assez coquet chez vous. Vous ne voudriez pas échanger avec ma piaule?

- Foutez le camp! Tirez-vous! Dehors!"

J'ai sorti la pinte de whisky du sac en papier. Elle l'a regardée.

" Comment t'appelles tu? J'ai demandé.

-Jeanie.

-Dis moi, Jeanie, où ranges tu tes verres?"

 Elle m'a montré une étagère, où j'ai été prendre deux grands verres. Il y avait un évier. J'ai mis un peu d'eau dans chaque verre, puis j'suis allé les poser, j'ai ouvert le whisky et j'ai mélangé.

On s'est assis au bord du lit pour boire. Elle était jeune et séduisante. J'en croyais pas mes yeux. Je m'attendais à une explosion névrotique, une crise psychotique. Mais Jeanie semblait normale, voire saine. Elle appréciait manifestement mon whisky. Elle picolait au même rythme que moi. La curiosité qui m'avait poussé à descendre dans cette cave avait disparu. Je veux dire, si elle avait couvé un petit cochon, si elle avait eu un truc indécent ou horrible ( dans le genre bec de lièvre par exemple) j'aurais eu davantage envie de l'entreprendre...

                                              

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lundi, 31 décembre 2007

LES Meilleurs romans 2007

Alors que nous sommes à la porte de l'année 2008, c'est l'occasion pour moi de faire un petit:" CLASSEMENT" des livres que j'ai lu cette année 2007 et que j'ai aimé ( un parti pris: sur ce blog je ne parle que des livres que j'ai aimé), petit   retour sur  selon moi les 9 meilleurs livres paru en  2007.

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Même si ce roman de Yasmina Reza est un peu creux dans son contenu parceque l'écrivain toute talentueuse qu'elle est n'a pas réussi à percer la carapace, il faut dire très épaisse (façon gilet par balles) du  candidat Sarkozy,   et qu'il reprend beaucoups d'événéments "vu à la télé" ,"L'aube le soir et la nuit" reste quand même à mon avis  un des livres important de cette années 2007, puiqu'il revient sur l'événement politique majeur de l'année  en France "la campagne électorale"  et "l'élection" de notre président de la République Nicolas Sarkozy. C'est aussi un livre sur le mouvement, on sent tout le long du livre la proximité d'un "homme pressé" qui "joue gros" car proche de devenir le futur homme le plus puissant du pays, résultat du travail de toute une vie.

chronique de la campagne électorale de Nico.

"Ils jouent gros. C'est ce qui me touche. Ils jouent gros. Ils sont à la fois le joueur et la mise. Ils ont mis eux mêmes sur le tapis. Ils ne jouent pas leur existence, mais plus grave, l'idée qu'ils s'en sont faites."Yasmina Reza.

 

 

 n°8

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Dixième roman de Frédéric Beigbeder Au "Secours Pardon" est la suite de 99 francs on y retrouve le héros de ce roman qui a fait un carton au cinéma cette année.

Octave se confesse à un pope qu'il connaît en plein coeur de Moscou et lui raconte les horreurs qu'il commet dans le milieu de la mode étant Talent scout c'est à dire chargé par la une grande marque de cosmétique l'IDEAL de chercher la futur top model qui représentera  la marque dans le monde entier.

Après s'être attaquer au milieu de la publicité Beigbeder s'attaque dans ce roman au monde de la mode et à ces dérives (prostitution came mafia) dans une Russie actuelle nationaliste et fachiste.

Le meilleur Beigbeder selon  moi depuis 99 francs.

n°7

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 Bernard Giraudeau l'acteur est aussi un excellent écrivain.

Avec ce livre Giraudeau rend hommage aux femmes, à leur sensualité,  à leur vertu et leur force morale. De Amélie l'amour d'enfance, à Mama l'initiatrice Africaine, en passant par Jo l'institutrice digne et courageuse, Marcia le travesti amoureux.

Ce roman est une ôde au voyage dans lequel  un jeune écorché vif: De l'Afrique à l'Amérique du Sud est confronté à la misère humaine et découvre en même tant  l'amour des femmes.

De façon poétique Giraudeau décrit les paysages sauvages et la sensualité de "ses dames de nage". On sent dans ce livre   le vécu, puisque Giraudeau s'est engagé à 15 ans dans la marine nationale et a voyagé très tôt sur l'Océan  "vers l'ouest infini".

                                         Un merveilleux roman qui est en fait une suite de nouvelles sur l'amour et le voyage.

                                         "Je peux voir la canopée comme des vagues immobiles auxquelles seul le vent de la montagne donne une vie de mer sombre." Bernard Giraudeau.

 

n°6

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  La bonne surprise de cette année littéraire 2007 vînt aussi d' Amélie Nothomb, son roman " Ni d'Eve ni d'Adam" est cette année un bon cru. Ce roman est à déguster car il déclenche à répétition l'hilarité.

   Amélie signe là une espèce de suite à son grand succés adapté au cinéma "Stupeur et tremblement", et raconte  l'histoire autobiographique de sa relation amoureuse avec un jeune homme japonais. 

La romancière Belge revient sur ses périgrinations au Japon et La plume d'Amélie  toujours teintée d'autodérision vient nous faire rire à nouveau.

Le choc des cultures  Belges et japonaises est toujours propice aux situations décalées et aux gaffes monumentales.

                                         

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Ce recueil de Nouvelles de Lionel Froissart m'a touché particulièrement car en tant que fana du noble art , j'ai été scotché par toutes ces histoires vraies et boulversantes de ces gladiateurs des temps modernes que sont les boxeurs.

Si comme moi vous êtes un mordu de boxe, vous aimerez ce livre car Lionel Froissart a écrit là une oeuvre historique, sans précédent, revenant sur les périls dans la vie et sur les rings de  12 grands noms de la Boxe.

Immersion totale dans le milieu de la boxe  tout le long du  vingtième siècle où la violence controlée et  stylisée du ring paraît au fond  presque moins dangereuse pour les boxeurs que leur entourage au bord du ring... On se rend compte aussi que le destin qu'ils ont forçé au départ (étant de naissance  plus que modeste), les térassent de façon tragique et injuste, que si ces boxeurs ont exceller dans l'art de parer,  d' exquiver les coups de poing dans la gueule, "les coups du sort" sont eux parfois  insurmontables et cruels. 

Mais comme le chante Eddie Mitchel et Johny Halliday cette année "on veut des légendes", oui on veut des légendes: Marcel Cerdan, Mike Tyson, Anthony Fletcher, Carlos Monzon... Ce livre  leur rend hommage car Lionel Froissart  réussi à faire ressentir aux lecteurs: les sacrifices dans leurs chairs et dans leurs âmes que tout ses boxeurs ont encaissés pour réussir et devenir ces légendes.

    n°4                     

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L' amour est très surestimé est un petit bijoux.

Les personnages de ce receuil de nouvelles (11 ) racontent la fin de leurs amours, des premiers signe de la déchirure de la relation amoureuse, en passant par le travail de deuil sur "l'ex" jusqu'à la première rencontre et la nouvel histoire avec un nouveau partenaire amoureux.

Le mal d'amour disséqué et parfaitement rendu par l'écriture simple et touchante de Brigitte Giraud.

 

 n°3

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Très beau roman que ce Roman "Alabama Song" prix Goncourt en cette année 2007.

Gilles Leroy est "récompensé" de ce prix Goncourt et  je trouve que cette distinction est méritée tant ce livre est bien écrit.

Gilles Leroy réussit la performance d'écrire à la première personne en se mettant ainsi dans la peau de Zelda Zaïre (écrivain, peintre) qui raconte sa relation sulfureuse entre elle et son mari le grand écrivain Scott Fidgérald  l'auteur du célèbre roman Gatsby le Magnifique.

Ce roman c'est la confession d'une femme moderne  Zelda Zaïre qui ne fut pas épargné par le destin et qui brûla sa vie entre vie mondaine, moments de gloire et descente au enfer.

        n°2                               

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Voir la note ci-dessous

 

n°1

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Voir note ci dessous.

 

Merci à tous les auteurs de ses livres pour m'avoir sorti du train train quotidien et sauvé de la monotonie de la télévision: Merci pour les rêves!

Merci  à Absolu de m'avoir permis de jouer le "chroniqueur littéraire "sur ce blog.

Merci à Hélène, Anthony Prezman, SOLKO, SYLVIE, TIETIE pour avoir réagis à mes articles  en cette année 2007

BONNE ANNEE 2008 à tous et à toutes!

Demain 1er janvier  on pourra lire toute la journée!

 

AGENT BEN.

 

mardi, 25 décembre 2007

Dans le café de la jeunesse perdue

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Le plus beau roman que j'ai lu cette année 2007!

Roland se souvient de "Louki", mystérieuse jeune femme qu'il a rencontré pour la première fois dans le café de sa jeunesse "le Condé" à l'Odéon dans les années soixante.

Il remet en place les événements, les lieux de cette rencontre avec cette jeune femme qui boulversa sa vie à jamais, que l'on découvre tout le long du roman et qui hante les rues et la mémoire de Roland tout au long de ses balades dans Paris.

Si l'on peut disparaître dans Paris, se faire oublier de certaines personnes que l'on ne veut plus voir, si la fugue est possible, les souvenirs restent gravés à jamais dans les lieux et l'âme, souvenir d'un amour, du bohneur, de sa jeunesse là au détour d'une rue, à une station de métro... 

                            Patrick Modiano signe là un roman nostalgique et  boulversant, qui nous promène dans un Paris intemporel, à la recherche d'un souvenir qui remonte à la surface, "éternel retour"  à la mémoire de Roland: Louki "la fugeuse", l'amour  de ses vingt ans...

 

 

AGENT BEN.

extrait:  Encore aujourd'hui, il m'arrive d'entendre, le soir, une voix qui m'appelle par mon prénom, dans la rue.

Une voix rauque. Elle traîne un peu sur les syllabes et je la reconnais tout de suite: la voix de Louki. Je me retourne, mais il n'y a personne. Pas seulement le soir, mais au creux de ces après-midi d'été où vous ne savez plus très bien en quelle année vous êtes. Tout va recommencer comme avant. Les mêmes jours, les mêmes nuits, les mêmes lieux, les mêmes rencontres.

L'Eternel Retour.

Patrick Modiano: Dans le café de la jeunesse perdue (Gallimard 2007.)

lundi, 24 décembre 2007

Si je t'oublie Jerusalem ou les Palmiers Sauvages

08b322286f05d7f9dccc5ed6bb47c24e.jpg Sortant cette année par la petite porte d'une belle histoire d'amour plutôt cahin caha, comme d'autres sortent alors qu'ils y ont cru du jeu le " Maillon faible" ma préoccupation littéraire cette année se porta donc sur les romans d'amuuur. On cherche toujours des réponses à nos interrogations dans les livres. Après la lecture de "l'amour est très surestimé"(de Brigitte Giraud) recueil  de nouvelles qui traite du deuil de la relation amoureuse et de ses multiples variantes, "du nouvel amour'  de philip Forest qui traite de la possible deuxième chance,  je décidai donc de m'attaquer à un roman d'amuuur écrit par le grand écrivain américain William Faulkner donné par d' illustres critiques littéraires comme un des grands chefs-d'oeuvres du maître et comme un grand classique du roman d'amuuur.

 

Ce roman se compose de   deux histoires que l'on suit en parallèle celle de deux amants intitulée "les palmiers sauvages" qui s'enfuient laissant pour la femme ses enfants et son mari et l'homme sa carrière  naissante de médecin pour essayer de vivre leur amour de façon absolu et "Vieux père": l'histoire d'un forçat qui est chargé par les chefs de son pénitencier de porter secours à des sinistrés, victimes de grandes innondations dans le sud de la Nouvelle Orléans.

Comme le chante cette année Amy Winehouse "love is a losing game" , et c'est tout à fait le thème de ce roman très riche en action, dont les deux héros perdront leur liberté, l'un (le forçat) parcequ'il refusera de se laisser tenter par une relation amoureuse avec une femme enceinte qu'il sauve des eaux boueuses du Mississippi  et  préférera  retourner à son pénitencier et l'autre amant dévoué et aimant, d'une femme ouragan qui tuera (au sens propre) malgré lui son amour et finira en prison pour payer cette erreur...

Oui décidemment les histoires d'amour finissent en général mal mais si vous aimez les bons romans vous serez touché et tenu en haleine tout le long de ces 350 pages de ce grand classique de la littérature américaine prodigieusement bien  écrit par William Faulkner.

AGENT BEN.

mardi, 11 décembre 2007

Les boxeurs finissent mal... en général

3c9d85f9dc986b74f44894f18b879376.jpgSi vous êtes comme moi un amoureux du "noble art" ce livre s'adresse à vous.

Lionel Froissart, journaliste sportif à Libération depuis une vingtaine d'année, nous expose dans ce livre "Les boxeurs finissent mal...en général et  en douze round les destins tragiques de plusieurs grands champions de la boxe.

De Marcel Cerdan à Mike Tyson, d' Anthony Fletcher à Carlos Monzon tout ces champions du monde, ascètes et véritables bêtes de travail ont réussi par la force de leur poings, dans le sang et la sueur à s'élever dans la société, réussissant ainsi  à forçer le destin d'une  vie souvent mal engagé.

Mais si tout ces héros ont excellés dans l'art d'éviter et de donner des coups sur un ring. Ils n'ont pas pu pour la plupart  esquiver les coups du sort, les pièges tendus par l'argent facile,  et celui d'un mileux sulfureux (Mafia, femmes fatales, faux amis).

                                         12 Histoires authentiques, faites d'échecs, d'assassinats mais aussi de grandes victoires, et d'histoires d'amour qui ont forgés à jamais la légende de la boxe.

AGENT BEN.

extrait:

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