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jeudi, 13 septembre 2007

Régis Jauffret

Oyez oyez,  braves bloggueurs (ça c'est du bon franglais, encore que, j'suis pas sûre)

7d2eb54b0199cf0466234952ee1cd1ad.jpgJadis au temps naguère (y a quelques jours) je faisais des commentaires de livres, nommés "contes rendus".. Et là, vous vous dites, ah oui, tiens, elle en fait plus.. Et vous aviez raison. Oui, "aviez". Normal, je me suis gavée de Jauffret. Sans contrainte ni menace. Sans douleur non plus. 1d28cc3a2303de776d2c146498985c86.jpgContrairement à tous ces personnages que j'ai cotoyés ces derniers jours.  Trois romans d'affilée, un quatrième lu il y a quelques années.. Qu'en dire ? Les trois notes à venir.. Cela dit, la méthode change quand vous avez plusieurs aspects d'un même auteur, différentes histoires, écrites par le même homme, à différents moments de son existence. 74da296da96565cbe41abd03192cf319.jpgCertaines choses se modifient, d'autres se solidifient. L'exercice du conte rendu s'en trouve plus ardu, mais "l'analyse" plus aiguisée. Et je compte bien m'appliquer. Qui sait, j'aurai peut-être une image... :)

mercredi, 05 septembre 2007

La Tante Julia et le scribouillard

cf94a5be46b5d31cda418bd8159b305b.jpgAuteur: Mario Vargas LLOSA

Ce roman est un des premiers livres à succès du plus grand écrivain sud américain Mario Vargas LLOSA.

Celui-ci parle dans son roman à la première personne, ce livre est largement inspiré de sa vie. De la belle histoire d'amour qu'il eut avec sa Tante Julia et qu'il épousa dans la vraie vie.

Cette belle romance se passe à Lima (Pérou) qu'il décrit à travers plusieurs histoires qui se succèdent hautes en couleurs où l'on trouve des personnages de la bourgeoisie locale, des policiers, des curés etc...

                                      

  Ce livre est aussi l'histoire de ses débuts en écriture, très laborieux  (tant ses nouvelles n'intéressent personne) alors qu'il est un étudiant en droit qui travaille à la radio  Panamérica comme pigiste aux infos.

C'est aussi l'histoire du loufoque  Pédro Camacho qui tient en haleine tout le Pérou avec ses feuilletons radiodiffusés.

Ce livre est très riche, on ne si ennuie pas une seconde, l' histoire d'amour  cachée et tabou du jeune homme et de sa tante nous tient en haleine tout le long du livre et les histoires parallèles à celle-ci sont toujours originales et marquantes.

Vargas Llosa signe là un petit chef d'oeuvre d'écriture à lire pour sa légéreté, sa bonne humeur et son romantisme.

Agent Ben.

Extrait

 

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dimanche, 26 août 2007

Sa femme

5ffd81d3c06653d37fef56c904652bcb.jpg"Elle contemplait son carnet de rendez-vous. Chaque moment passé avec Thomas y figurait. Un grand T et une double flèche verticale indiquant l'heure de son arrivée et celle de son départ. Claire prit une feuille de papier et un crayon. Une heure et quinze minutes, cinq jours par semaine, pendant près de trois mois. Elle calcula. Soixante-quinze heures.
Ce carnet contenait les soixante-quinze heures passées avec Thomas. Comment pourrait-elle se résoudre à le ranger auprès de ceux des années précédentes ?
Elle feuilleta son carnet de rendez-vous. Des heures, des jours, des mois, mais pas de T, et pas de flèches. Une nouvelle année allait commencer."

Voilà. C'est la vie de Claire, quand elle rencontre Thomas. C'est purement sexuel. C'est tous les soirs, une heure et quart. Sauf le week-end. Il est marié, deux enfants. Du moins, c'est ce qu'il a dit. Il a dit aussi qu'il ne voulait faire souffrir personne. Cela dit ils s'emboîtent à merveille. Alors, pour profiter au mieux de cette heure et quart, elle réorganise ses journées, ne prend plus de consultations après 19h. Ne preste pas seule chez elle une fois Thomas reparti. Et, entre deux patients, ou dans un demi-sommeil, elle imagine Thomas dans son autre vie. Sa vie des soirs, après elle, sa vie du week-end. Elle pense à ce corps qui vient de la quitter se débarrasser de la dernière empreinte de sa peau à elle, sous la douche, avant de se glisser auprès de sa femme, endormie. Elle imagine son fils sur ses genoux, son fils qui veut mettre les sucres dans la tasse de café.
Elle n'a rien de tout ça, Claire. Et elle n'en est pas forcément malheureuse. Elle n'est pas spécialement heureuse non plus. Elle garde les emballages dorés de leurs rendez-vous dans un tiroir, et puis le bouquet de roses qu'il lui a ramené, un soir. Elle prend même le contenu du tiroir en photo. Elle veut un souvenir elle aussi. Un souvenir de souvenirs. Mais surtout, elle se plonge dans ce qu'elle ignore, ce qu'elle ne voit pas, ce qu'elle croit percevoir. On peut se demander si, au final, les moments qu'elle préfère ne sont pas ceux qu'elle invente.
Jusqu'au jour où Thomas lui fait un aveu. Et pas des moindres. Mais ça ne changera rien. Enfin, en apparence. Car Claire vit dans le fantasme. Le fantôme de Sa femme, de cette vie sans elle qu'elle élabore plus qu'elle n'imagine. Ce morceau d'amour d'une heure et quart par jour lui donne le sourire, l'oeil qui brille, parce qu'il reste extra et pas conjugal, enfin je crois. Un oeil qui brille de curiosité, d'instants volés, du temps qui s'est arrêté. L'esprit s'engouffre alors dans la voie de l'hypothétique.

Une écriture douce, limpide, intime. Un style qui nous prend tranquillement par la main, nous dit la supériorité du fantasme sur l'instant présent, de l'inconnue sur ce corps qu'elle connaît maintenant. Un ton qui nous raconte une routnie en remplaçant une autre. Une vie fragmentée par ses patients, les courses, Thomas, et l'aspect virtuel de ce dernier. Un quotidien qui semble déjà rodé, bien qu'en partie interdit. Jusqu'à ce que... Et là...

samedi, 25 août 2007

Le jour où Beaumont fit connaissance avec sa douleur

               

1b1b290fb1f19072202e5c4bb8983a5d.jpg

                                                                  

 Un Ovni que cette nouvelle de Jmg Le Clézio!

Beaumont a un  mauvais pré-sentiment un après midi, il est fatigué, pas trop le moral et une dent qui commence a lui faire sentir sa présence...

Il rentre chez lui avec une dent qui lui fait mal...

Puis la douleur monte et devient une obsession.

Le calvaire de Beaumont commence seulement.

                                    

    Une nouvelle qui rappellera de mauvais souvenirs aux uns... et qui décrira la douleur aux autres... AYAYAÏÏÏ!!

                                         AGENT BEN.

    

 

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mercredi, 22 août 2007

Au secours pardon

59963f19bae877aafa9e7b0114c66c32.jpgAuteur: Frédéric Beigbeder

Voici donc le dixième livre de frédéric Beigebeder! Qui pour moi n'a commis aucune faute de goût dans son parcours littéraire, sa façon d'écrire tout en autodérision, et ses histoires romantico-égoîste m'ont toujours fait rire et aussi, il faut l'avouer  réfléchir...sur ma condition de terrien dans notre société de consommation immorale et cynique.

Dans ce livre on retrouve le héros "de 99 francs", Octave Parango par le biais duquel Beigebeder  dénoncait les dérives du monde de la publicité et  de la manipulation des médias sur nos cerveaux pour acheter un maximum de choses souvent inutiles.

Beigebeder réitère cette attaque en règle du système capitaliste, et tape  ce coup-ci  sur le monde de la mode, à la véritable traite des blanches que génére cette industrie censer pourtant  rendre les femmes du monde entier plus belles... Pire encore à la tendance actuelle de débaucher des filles de plus en plus jeunes, dans un monde sans pitié et par là même standardiser les canons de beauté vers une image de femme enfant, à deux doigt de l'incitation à la pédophilie...  Mais si ces dérives qu'il expose dans ce livre ne nous surprenne pas vraiment, il suffit de voire les couvertures de Elle ou de voir les ennuis de Kate Moss ou de Naomi Cambell pour entrevoir ce monde sulfureux. La véritable révélation de ce roman est la description de la Russie actuelle (très inquiétante), qui est plongée dans un système capitaliste très violent et où le pouvoir de certains oligarques russes qui vivent comme des nababs entraîne des désartres humains, dans une société  de plus en plus nationaliste et quasiment fachiste...

 Octave  attiré par l'appât du gain et véritable obsédé sexuel qui multiplie les conquêtes féminines est devenu après sa sortie de prison  un talent scout , c'est à dire un chasseur de futurs mannequins pour la firme l'Idéal "mon métier n'en était pas vraiment un : "talent scout" même le nom est pathétique j'étais payé pour chercher la plus belle fille du monde et en Russie j'avais l'embarras du choix" (...) mon modèle était Dominique Galas, le célèbre Français qui a découvert Claudia Schiffer en 1987 dans une discothèque de Dusseldorf. Je l'ai rencontré sur une plage de Saint Barthélemy où il a pris sa retraite à 43 ans."

 La société de cosmétique l'IDEAL visant à redorer son blason et à conquérir de nouvelles parts de marché charge Octave de trouver la première top model "humanitaire", une tchéchène en Russie! Celui-ci   toujours en proie à des problèmes de consciences  en rapport à sa vie de débauche se confesse à un pope qu'il a rencontré à Paris dans un café à la mode, l'homme lui présente Léna une adolescente de 14 ans.Le quadragénaire tombe immédiatement amoureux de l'adolescente pour lui la descente aux enfers va commencer.

Ce roman est le livre le plus sombre de Beigbeder et aussi je trouve le plus réussi depuis 99 francs (prix interallié 2000).

                                            AGENT BEN.

EXTRAIT

 

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lundi, 20 août 2007

Unica

5e1be231e2537aea0f4e195413892c22.jpg"Mon innocence a disparu le jour où une main de flic a écrit le nom de ma soeur au marqueur noir sur la couverture rouge du dossier. C'est rare de pouvoir dater la mort de son enfance à une heure près."

C'est bien de ça dont il est question, la perte de l'innocence, et surtout la traque de ceux qui la volent, ceux qui la violent, ceux qui aiment à contempler le passage aussi bref que brutal, aussi jouissif qu'horrible de l'enfance au monde des morts errants : les cyberpédophiles.
Une brigade s'est fait spécialité de poursuivre et d'arrêter ces cybercriminels, la Cyber, pour laquelle herb, 25 ans, travaille. C'est la disparition de sa soeur Alys, il y a quelques années de cela, qui l'a conduit à faire ce job. Qui l'a conduit à beaucoup de choses d'ailleurs. Jusqu'au point de non-retour même. Enfin, en apparence. Mais les apparences ne sont pas toujours trompeuses.
Mais la Cyber n'est pas seule à vouloir retrouver les cyberpédos. C'est sans compter sur une bande de vengeurs cagoulés qui injectent dans le cerveau de ces derniers une puce qui rend fou et aveugle si l'on s'attarde sur certains sites. Une fillette d'à peine 12 ans, cheveux blancs, dirige le groupe Elle se prénomme unica. Et c'est vrai, elle est unique. Heureusement d'ailleurs.

Si l'informatique vous rebute, ne lisez pas ce livre. Nous sommes dans le futur. Assez proche, semble-t-il. Un peu à la Minority Report, pour ceux qui ont vu le film. En découvrant l'histoire, c'est d'ailleurs à un scénario de film que j'ai pensé. Les grandes lignes. Un synopsis, à peine plus détaillé. Une armature. Ecrit un peu comme un polar. Sans détour. Sans détail. On reste à la surface. Le sujet méritait d'être développé. Plus étayé. Le concept de base m'a bien plu. Mais je reste sur ma faim. Remarquez, l'avantage, c'est que je l'ai lu rapidement. Sur une journée.
Une écriture comme la structure, sèche. Sans bavure. Nette. Presque décharnée. Il vaut mieux, cela dit, quand on y insère des mots technique. Mais quand même.

Ce livre me laisse perplexe. Intéressée, mais interrogative. Il manque quelque chose. Mais quoi ?

Note : 05/10

mercredi, 15 août 2007

Corpus Christine

f9c9a855e86d6155d4dc718a54aacae4.jpgC'est une femme, dans les yeux de laquelle il y eut, au tout début, " 2000 ans de compassion pour l'homme, une éternité d'amour pour [lui]" ; et, quelques années plus tard : " 2000 ans de haine pour l'homme, une éternité de dégoût pour [lui] ". C'est lui qui le dit : au début "si son regard s'était prolongé, je serais mort d'amour sur un trottoir" ; maintenant, "si son regard s'était prolongé, je serais mort par noyade dans un bidet".

Ce livre, c'est un peu le Misery de Stephen King, empreint d'un peu de la verve de Palahniuk, écrit par une jeune femme qui se met dans la peau d'un homme humilié, séquestré dans sa propre maison, aux mains d'une femme, sa femme, qui semble enfler, année après année, du mal qu'elle aime à lui infliger. Et le pire, c'est qu'il ne sait pas pourquoi. Il ne sait pas ce qui l'a conduite à le laisser croupir dans cette pièce, les pieds cassés, obligé de ramper dans sa propre crasse, de chier dans une boîte et la vider quand l'occasion se présente. Et encore, je reste polie. La raison au bord du suicide, la folie au garde-à-vous, il lui est difficile de faire taire ses amis imaginaires avec qui il dispute quelques parties d'échecs. Ses seuls repères temporels sont les hurlements à heure fixe d'un voisin sur ses gosses, et la sonnerie de l'école, pas loin. Assez ironique, quand on sait qu'il a la phobie des petits êtres, de ceux qui font moins d'un mètre cinquante. Si si ! Comble de cette infâmie, les voisins de l'immeuble sont tous sourds, à le faire hurler de rire.

 

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mardi, 14 août 2007

Pandémonium

b1b5e8aed020e65d2af8a753080ce567.jpg" Pandémonium était devenu un confortable couvent dont la règle immédiate consistait dans l'obéissance à Joachim et la mise en agonie de toute vie sociale et de toute attache, en dehors de ce cercle étroit.[...] contre le reste du monde, de gré ou de force, en un rassemblement cohérent, massif, uniforme, tous orientés dans le même sens, équidistants, un vrai ban de poisson, avec ses mouvements synchronisés et brusques de goûts, de plaisir et de peurs."

Quelle histoire, mes aïeux ! C'est pas peu dire, d'ailleurs, mes aïeux.. Vu la concentration d'octogénaires et nonagénaires sous le même toit.. On a du mal à y croire, même, quand on les "entend" parler.. Un discours toujours gaillard, cynique, aux expressions encore bien vertes.. Les corps semblent défier l'autorité du temps qui passe. Certes, ils se cassent plus vite qu'avant, mais ils tiennent encore tous debout, enfin, sauf Donatien, le pauvre, qui a perdu la majorité de sa cavité cervicale lors d'un accident de voiture pour le moins suspect. Il passe donc ses journées, depuis trente ans, alité, connaissant quelques rares moments d'extase, matérialisés par un léger filet de bave, une larme si fine qu'elle n'a pas le temps de rouler vers l'oreiller. C'est peut-être le plus heureux, dans cet ancien hospice pour mourants. Le seul épargné par le poids d'un terrible secret. Par le poids d'une culpabilité vieille de 40 ans.

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lundi, 13 août 2007

La vie d'une autre

f01ebdc41a70b098f862cbf0ec4ff8bd.jpg"Pour autant que j'aie pu en juger en observant d'autres couples, dès le début d'une histoire à deux, on accumule de la rancoeur. J'ai déjà expérimenté les mauvais temps où l'on regarde l'autre avec des manques d'amour, de petites blessures accumulées qui finissent par faire de larges plaies."

Marie se réveille un beau matin et découvre une mèche argentée sur la tempe de l'homme qu'elle a rencontré hier soir, au restaurant, et dans les bras duquel elle a passé la nuit. Il est dès lors aisé d'envisager la migraine naissante lorsque deux enfants débarquent dans la chambre, enfants dont on a perdu jusqu'à l'émotion de leur mise au monde, lorsqu'on ne sait pas utiliser un ordinateur quand hier encore c'était votre principal outil de travail, quand le téléphone sonne et qu'on ne peut mettre un nom sur une voix, et, surtout, réaliser que douze années de sa vie ont disparu, de son coeur, de son corps.

Que s'est-il donc passé ? Qu'est-ce qui a causé cette amnésie ? De quoi doit-elle se souvenir ...? Voilà l'aventure dans laquelle est embarquée Marie, et le lecteur, par la même occasion.
Le chemin qu'elle entame lui en apprendra plus sur elle en un mois que ces douze années envolées, lovées dans un repli cervical, enfouies au plus profond d'elle-même, et sur lesquelles elle n'est pas toujours sûr de vouloir faire main basse. En effet, si son organisme a décidé "d'effacer" de sa mémoire une partie de sa vie, il doit avoir une bonne raison.

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mardi, 07 août 2007

Le corps de Liane

fb9e97d846ad254be982a50a6239ca59.jpgQuand l'histoire commence, Liane a 12 ans. Elle vit dans ce monde, mais n'en a pas la même perception que nous. Remarquez, c'est plutôt normal, dans une famille où les hommes ne font pas long feu. Il arrive même qu'on oublie pourquoi ils ne sont plus là, s'ils sont morts, ou non. On ne sait pas bien.
Il y a Christine, la mère de Liane, Christine qui "se sentait pareille à un tube surmonté d'une tête. Sous la tête, c'était dur, sec, inerte. Il n'y avait ni chair, ni chaleur. Ce n'était même pas humain. Combien de temps devrait-elle encore traîner ce tube inutile ?"
Il y a Huguette aussi, sa grand-mère, qui "adorait sa Christine. Il avait bien fallu qu'elle l'adore d'ailleurs, pour réussir à surmonter son dégoût. Elle adorait sa petite Liane aussi. mais cette lignée de filles issue de Matteo, Huguette avait quand même dû s'acharner un peu pour réussir à l'aimer. Ca avait été un travail. Un vrai travail d'amour."
Il y a Eva, la femme de ménage qui ressemble à Pamela de Dallas, et puis sa fille Armelle, qui aime à dire des "beautés" du genre "va te faire tronçonner en apéricubes par le chef des crackers Belin", "je voudrais qu'un cyclopte pulvérise ta bouche et ton nez", ou encore "Je voudrais que tu te casses en mille morceaux sous les lances des guerriers molmons". Il y a l'arrière-grand-mère de Liane aussi, internée depuis des années, et qui va perdre définitivement la tête lors de l'arrêt de la diffusion de ladite série.
Et Roselyne, la meilleure amie de Liane, choisie parce qu'elle avait les plus gros seins. Eh oui. C'est pas facile non plus de se faire des amis, quand on n'ose participer en classe par crainte de vomir dès qu'on ouvre la bouche. Et puis cette manie aussi, de tout consigner dans des cahiers. Surtout le nom de tous les fromages qu'elle découvre, ou les marques de toutes les eaux, après les avoir goûtées. Elle continuera avec les shampooings, puis les produits de beauté, et les parfums. Elle entrera dans la féminité sans en avoir bien conscience. Presque malgré elle. Ailleurs que dans tous ces regards de femmes.

Cypora Petitjean-Cerf s'immisce dans les vies de famille sans forcer, naturellement. Un chassé-croisé de blessures, fêlures, manques, contraintes, lassitude, et puis de guérison, de cicatrisation, d'espoir et de liberté. Un chassé-croisé de femmes "libres, seules et bizarres." Femmes qui tour à tour nous donnent leur vision des choses, mais toujours à la troisième personne. Sans jamais imposer leur point de vue. Sans jamais s'imposer.

Note : 7/10 (parce que j'ai beaucoup ri)

mercredi, 01 août 2007

L'attrape-coeurs

e56e2de29aad356a93c8d9c5c5b7eb6f.jpgTitre: L'attrape coeurs

Auteur: Jérome David Salinger

Le héros de Salinger: "Holdem Caufield" est la figure de l'adolescent la plus vraie et la plus attachante de la littérature contemporaine, sa révolte face au monde des adultes est universelle et parfaitement décrite, tout en simplicité, et en moments émouvants.

Les trois jours de fugue de ce jeune américain dans le New-York des années 50 chassé de son collège trois jours avant Noël synthétisent les doutes, la frustration et la peur que l'on ressent à l'adolescence.

 C'est l'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

   Ce roman j'aurais aimé le lire quand j'étais adolescent, c'est LE roman sur l'adolescence. Je me serais senti moins seul dans cette période d'incertitude, d'anxiété et de révolte. Un livre qui devrait être au programme de l'éducation nationale.

Ce roman génial, qui s'est vendu à des millions d'exemplaires de par le monde, écrit dans un style argotique drôlissime qui n'a pas pris une ride et avec une virtuosité psychologique rare est un chef d'oeuvre immortel. Si votre adolescent s'ennuie dans ses lectures offrez-lui ce joyau de la littérature contemporaine, il vous en sera reconnaissant!

AGENT BEN.

dimanche, 29 juillet 2007

KING KONG Théorie

fe2ee3102675eca03f05ed8f01827eaa.jpgVirginie Despentes est une nana rock'n roll qui a trainé dans le milieu punk rock, dans les années 80, après plusieurs livres chocs,dont les jolies Choses (prix de Flore 1998)et Baise moi dont l'adaptation fut un des derniers scandale du cinéma français. Elle remet ça  avec kING KONG THeorie en 2006 avec un roman sur la condition de la femme actuelle, et s'est encore le bordel dans les milieux bien- pensants.

Dans cet essai parfois autobiographique Virgine Despentes opère encore une révolution à elle seule, à coups de stylo, faute de foutre des coups de docs (Marteens) dans la gueule de tous les machos et  mèmères Boutin de toute sortes. Elle s'attaque aux tabous du viol, de la prostitution , de la pornographie.

Toujours à contre-sens mais sincère, Despentes nous prévient elle s'attaque à une image de la femme et des hommes qui nous est imposés par les traditions et que les médias servent à longueur de journée par conservatisme et par intéret. Elle s'attaque à cette dictature et règle ses comptes avec elle.

                                         "J'écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n'ont pas envie d'être protecteurs, ceux qui voudraient l'être mais ne savent pas s'y prendre, ceux qui ne ont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parceque l'idéal de la femme blanche séduisante qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu'il n'existe pas."

Un livre courageux et authentique Virginie ne fermera jamais sa gueule et c'est tant mieux!

                                          AGENT BEN.

samedi, 28 juillet 2007

La promenade

0b616162a4283ea81a573a9081506773.jpgRobert Walser est né en 1878, à Bienne, dans le canton de Berne. Auteur allemand il publie son premier roman, les enfants Tanner, en 1907.

Dans la promenade, qui date de 1917, Robert Walser nous décrit une journée de flânerie, du matin jusqu'au soir.

Je vous conseille la lecture de cette nouvelle spécialement si vous avez du mal à vous détendre en vacances.

Cet ouvrage vous aidera à vous détendre par son  ton désinvolte et drôle. Il vous    invitera à observer ce qui vous entoure la nature, les maisons, les jardins, le sourire des enfants, les femmes, les cons...

 A lire en vacances... ce livre détend comme un massage!

AGENT BEN.

Extrait: "Les gens qui filent dans une automobile vrombissante ont toujours droit, de ma part, à une mine renfrognée. Ils pensent alors avoir affaire à un surveillant délégué par une haute instance, à quelque rigoureux et malveillant policier en civil contrôlant leur conduite et notant le numéro du véhicule pour le communiquer ensuite à qui de droit. Je jette un regard sombre sur les roues, sur l'ensemble, mais jamais sur les occupants, pour lesquels je n'ai, non pas personnellement mais par pur principe, que le plus grand mépris, car je ne saurais concevoir que l'on considère comme un plaisir de passer ainsi devant toutes les formes et tous les objets que présente notre belle terre en filant comme des fous comme si l'on avait perdu la tête et qu'on était contraint de courrir pour échapper au désespoir."

 

jeudi, 26 juillet 2007

Les dame de nage

9383dc381559f62f439a878a10615403.jpgAuteur: Bernard Giraudeau.

Ce roman de Bernard Giraudeau se place en neuvième place des meilleures ventes de ces deux derniers mois (plus de 70 000 exemplaires vendus) et se dirige vers une carrière de best seller.

On pourrait expliquer le succés de ce livre par la simple raison de la popularité et le charisme de cette icône du cinéma français des années 70 -80. On aurait tort de s'en tenir à cela!

D'abord parce que ce livre est bien écrit, on est  loin ici du simple livre people ou de la dernière niaiserie à l'eau de rose de Marc Levy.

 Ce livre est une véritable ode au voyage et à l'aventure et  rassemble des descriptions magnifiques de paysages que je comparerai au style de Le Clézio. Dès la première phrase Giraudeau "le voyageur" dépeint la nature avec l'oeil expert du poète : "Je peux voir la canopée comme des vagues immobiles auxquelles seul le vent de la montagne donne une vie de mer sombre". 

Ce livre  transpire le voyage. Giraudeau sait de quoi il parle, né au port de la Palice et fils d'un père militaire absent. Pour fuir les bancs de l'école sur lesquels il s'ennuie, il s'engage dans la Marine nationale à 15 ans pour le voyage vers l'ouest infini.

De l'Afrique à l'Amérique du Sud, à travers le monde le jeune écorché vif sera confronté à la misère humaine, et découvrira l'amour et la force des femmes. "Les dames de nage" est un hommage aux femmes, à leur caractère et leur force à soigner la faiblesse des hommes...

De Amélie l'amour d'enfance, à Mama l'initiatrice Africaine, Jo, l'institutrice africaine digne et courageuse et Marcia le travesti amoureux, toutes les héroïnes de ce livre ont un charme, une force, une sensualité différentes.

Ce roman, car il ne s'agit pas là d'une autobiographie, bien que, derrière le héros du livre, on reconnaisse Giraudeau, est le théâtre de passions amoureuses, d'histoires d'amour très touchantes comme celle d'un couple qui va se former au beau milieu d'une gare isolée d'Amérique du sud, en plein désert, à l'écart de toute humanité...

Un merveilleux livre à lire absolument pendant vos vacances, tellement puissant, sensuel et émouvant que vous ne le lâcherez que pour vous mettre de la crème solaire.

  AGENT BEN.   

                            

                           

mercredi, 25 juillet 2007

NAUSICAA de la Vallée du Vent

60e011cb3c6b799cd9eda6d75d81b6d6.jpg

Série: Nausicaa.

Auteur: HAYAO Miyazaki.

Genre: Seinen (Aventure, écologie,fantastique)

Hyao Miyazaki est un réalisateur Japonais mondialement connu. Ces dessins animés font de lui un mythe vivant du cinéma d'animation. Le voyage de Chihiro, le Château ambulant, Princesse Mononoke ont connu partout dans le monde un succès populaire et les honneurs de la critique.

Nausicaa est le seul manga écrit par Miyazaki qui a fait ses premières armes graphiques à travers cette série qui a tenu en haleine des milliers de jeunes japonais, pendant plus de dix ans, dans le magazine Animage. Avec en trame de fond la défense de la nature, à une époque (le début des années 80) où le problème de l'écologie n'était pas aussi respecté, reconnu et médiatisé qu'aujourd'hui Miyazaki se montre visionnaire. Il dénonce dans "NAUSICAA" les méfaits de la civilisation industrielle sans conscience et les progrès technologiques de l'homme souvent utilisés à des fins militaires...

Sorti en Août 2006 le film d'animation est très réussi mais je conseille aux fans de mangas la redécouverte de la bande dessinée qui garde le charme naïf  et la fraîcheur d'une première oeuvre.

Le résumé ?

 

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