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lundi, 23 juillet 2007

La douceur des hommes

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"Ma vertu, c'est les hommes. Mon rythme, c'est eux. Leur douceur. Il faut juste leur en laisser la possibilité, tu sais, le droit de l'être. C'est si dur de devenir un homme : c'est pour ça qu'il leur faut cacher cette douceur."

Une rencontre sur la terrasse d'un restaurant, friture de poisson et vin blanc. Une jeune et une vieille femme. Rencontre entre une "voluptueuse avec sagesse" et une silhouette traversant les pays sans véritablement se connaître. Fosca et Constance. Elles parleront, jusqu'à tard dans la nuit, et décideront d"un voyage. Constance nous dit ce voyage, le dernier pour Fosca, son premier vrai voyage, pour elle.

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samedi, 14 juillet 2007

Aujourd'hui

"OUHHHOUUUH0UUUUUUU"... Oui,  vous pouvez me huer.. me huhuer même. Je le mérite.. Tant de temps pour lire un roman si court.. "Shame on ne", comme ils disent de l'autre côté de la Manche, et ailleurs. Eh non, ce n'était pas un roman en anglais, c'est ça le plus honteux. Du français, ma p'tite dame, du bon français biern lisible.. bien clair, propre sur lui, comme il faut ! Alors ? Aucune excuse.. JE mérite une sanction digne de ce nom.. Allez, ej sais, j'vais m'noyer dans les mots à venir. Voilà, ça m'apprendra... non mais, faut pas me laisser faire, vous avez raison !

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"Plus d'imparfait, plus de passé, regarder les verbes dans leur présent quand ils tournent, jaillissent, se dispersent et disparaissent, éclaboussures du monde, vitesse des atomes, semences infinies, terrasses ouvertes sur le ciel, chansons des hirondelles."
Je l'ai dit dans un commentaire : "Colette quitte la terre au travers des mots, s'envole, lyrique, mais surtout simple, goûte aux nuages, aux atomes du ciel, au soleil, croque dans ce temps si précieux pour n'en perdre aucune virgule, et redescend vite vite avec les hirondelles pour nous dire, au creux des pages, tous ces instants qu'elle vole au sommeil, ces rayons qu'elle vole à l'astre suprême."
J'ajoute : Elle prend son envol, le temps suspend le sien, vers le ciel dont elle n'a jamais su prononcé le nom. "Le ciel, je n'ai jamais su prononcer son nom, mais peu à peu j'ai appris à y poser mes yeux, longtemps, sans effort, sans bouger ls paupières, jusqu'aux larmes, jusqu'à peupler le calme. Le regarder, c'était déjà le nommer."

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jeudi, 28 juin 2007

Caresse de rouge

fa6be0b0648ff4a00ff1e640951909ac.jpgFélix doit constater les dégâts causés par un incendie dans l'appartement d'un de ses clients. Les locataires, une jeune femme et son fils, ont disparu peu avant que le feu ne dévore leur intérieur. Quelqu'un les a vus partir, s'enfuir, il ne peut pas bien dire. Ce qu'il peut certifier, c'est qu'ils n'avaient aucune affaire avec eux.

Cela lui fait penser à Marie, qui elle aussi est partie sans ses affaires, sans son fils, qui lui a laissé, une fois qu'elle a eu suffisamment materné. Elle lui avait dit, d'ailleurs, quand Colin est né, qu'elle le lui rendrait plus tard, qu'elle le lui "donnerait". C'est ce qu'elle a fait.

Alors Félix a dû improviser.

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lundi, 11 juin 2007

voix sans issue

a778364df2ad01fe33dfe35f9584612d.jpg"Une semaine a passé. Sans nouvelles. C'est un peu inhabituel mais elle ne veut pas l'appeler. Cela donnerait une drôle de tournure à l'accident des lèvres. [...] Est-ce que l'on demande pourtant des justifications à un baiser ? On l'ignore ou on passe aux étapes suivantes, on s'abstient généralement de le commenter."

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mardi, 29 mai 2007

Suzanne et les ringards

(Oui, j'avoue, je suis en retard pour ce conte rendu.. Mais j'avoue aussi que je déménage.. j'avoue enfin que je bosse..)

c15ab41d1dee665d0ea86aea7acaa254.jpgUn rejeté de la société, un ex-taulard, (trois ans pour avoir fracassé des activistes d'extrême-droite) à la gueule d'Elephant Man devient garde du corps/vigile/conducteur de poids lourds. Il écoute le chant désespéré des baleines dans sa cabine la nuit.
Une star de ciné a eu un accident de voiture, dans lequel elle a perdu l'amour de sa vie. Elle en profite pour goûter un anonymat précieux et fait une fugue professionnelle. Elle s'est kidnappée. Elle veut comprendre. Echapper au monde du business, monde de ringards.

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samedi, 19 mai 2007

L'amour dure trois ans

medium_516R2RPFZNL_SS500_.jpgFrédéric Beigbeder va sortir son nouveau roman au mois de Juin 2007, il va s'appeler "Au secours pardon". Avant la lecture de ce livre pour patienter ou si vous ne connaissez pas encore l'écrivain Beigbeder je vous conseille la lecture de L'amour dure trois ans.

Ce livre est le compte à rebour de la fin d'un amour, durera trois ans cette relation amoureuse ou pas ?

Fréderic Beigbeder fait rire sur un sujet grave :" La première année on achête des meubles, la deuxième on les déplace et la troisième on les partage".

Où encore "Si votre femme est en train de devenir votre amie il est temps de proposer à une amie de devenir votre femme."

A la question Frédéric Beigbeder "êtes-vous mysogine ?" le génial cynique répond dans une interwiev "non mais c'est vrai que j'ai rencontré jusqu'ici trois types de femmes. Les nymphos qui profitent et qui s'amusent. Les oiseaux mazoutés traumatisés par des salauds et qui refusent de faire confiance aux hommes. Enfin, les masquées-coincéees.(...) Mais c'est dur d'être une femme aujourd'hui. Elles en prennent plein la tête : à leur place, je n'aurais pas envié la routine métro, boulot, dodo des hommes."

AGENT BEN.

vendredi, 18 mai 2007

Le joueur d'échecs

medium_410Y8T5CTFL_SS500_.jpgQuatre personnages passionnés du jeu d'échecs se croisent sur un bateau au cours d'une croisière. Le défi : gagner contre le champion du monde d'échec Czentovic présent sur le paquebot.

Un merveilleux roman, qui vaut d'être lu aussi bien pour la philosophie du jeu d'échecs, que pour la profondeur psychologique de ces personnages. Stephan Zweig signe ici un petit chef d'oeuvre.

Extrait:

"Alors se produisit un fait nouveau, inattendu : Czentovic leva les yeux et il examina nos rangs. Il cherchait manifestement à savoir qui lui opposait tout à coup une si énergique résistance.

Dès ce moment, notre excitation ne connut plus de bornes. S i nous avions été jusque-là sans espoir, la pensée de briser la froide arrogance de Czentovic nous brûlaît maintenant le sang. Déjà notre nouvel ami avait décidé du coup suivant. Mes doigts tremblaient quand je saisis la cuiller pour rappeler Czentovic en frappant sur le verre. Nous conçumes alors notre premier triomphe. Le champion qui avait toujours joué debout, hésita...hésita, et finit par s'asseoir."

                                                  AGENT BEN.

jeudi, 17 mai 2007

Le pays où l'on ne meurt jamais

medium_vorpsi.2.jpg"Je dédie ce livre au mot humilité, qui est absent du lexique albanais. Une telle absence peut donner lieu à des phénomènes très curieux dans la destinée d'un peuple."

Par contre, dans le lexique albanais, on trouve pas mal de synonymes de putain, de traînée, de pervertie, de traître, de vendu, de tuerie, aussi... Eh oui, la "Mère-Parti" n'est pas si affectueuse que cela, sa terre se nourrit beaucoup plus du sang de ses filles lassées d'insultes que d'engrais. A croire que là-bas la Nature n'aime pas le beau, ne supporte pas la grâce surtout si elle est humaine, et qu'elle entame alors une lente procédure conduisant à l'auto-destruction de la beauté.

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mercredi, 16 mai 2007

En rade

medium_4187HG6A17L_SS500_.jpgL'histoire d'En rade est celle d'un couple de Parisiens du XIXème siècle, malades de coeur et d'argent, qui va se réfugier dans un chateau de la Brie auprès de cousins paysans.

Hélas! le chateau est une ruine, la campagne est sinistre: quand il ne pleut pas, on est dévoré par les aoûtas, et les cousins paysans sont de patibulaires canailles.

Une échappée :le rêve, et c'est dans En rade que se manifeste pour la première fois la curiosité de Huysmans pour le surnaturel.

"Avec une clairvoyance sans égale, écrit André Breton, Huysmans a formulé la plupart des lois qui vont régir l'affectivité moderne et s'est élevé avec En rade au sommet de l'inspiration".

                               medium__Huysmans.jpg                   

 (avril 1887, En rade, JK Huysmans)

lundi, 14 mai 2007

Le magasin des suicides

medium_teule.jpg" Nos suicides sont garantis. Mort ou remboursé ! " "Et puis, comme je dis toujours, on ne meurt qu'une fois, alors autant que ce soit un moment inoubliable."

Le ton est donné.. La mort n'a qu'à bien se tenir et aiguiser sa faux correctement..  Y a des jugulaires à trancher, du sang à empoisonner, des crânes à fendre et des poumons à noyer... Mais attention.. Tout cela a un prix. Eh oui, se suicider, d'accord ! Mais faites-le bien ! Il faut que ça marque les esprits de votre entourage, qu'on se souvienne de vous !

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mardi, 08 mai 2007

La vie de Joséphin le fou

medium_Devi_Josephin.2.jpgC'est un roman très court, moins d'une centaine de pages, mais tellement dense, que je n'ai cessé de prendre des notes au fil de cette lecture. Et ça ne sera pas facile de raccourcir... Le mieux encore, c'est de le lire. Vraiment.

Une écriture toujours aussi pleine, pleine de vie, de mort, enceinte d'émotions toujours plus fortes, prête à accoucher à chaque page, et pourtant, toujours contenue.

Un style rythmé comme l'océan et ses marées, plein de lui-même, de lumière, d'obscurité. Plein de douleur et des caresses qui bercent, celles de l'eau, pas de la mère.

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12:40 Publié dans contes rendus | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature, roman, devi | | | |  Facebook

samedi, 05 mai 2007

Les lois de la gravité

medium_gravite.jpgC'est l'histoire d'un flic qui voulait finir sa journée sans histoire.

C'est l'histoire d'une femme qui veut se constituer prisonnière pour le meurtre de son mari commis il y a presque dix ans.

Deux histoires qui se croisent, l'espace de quelques heures, dans le bureau d'un commissariat.

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dimanche, 29 avril 2007

Anansi boys

medium_anansi_boys.jpg"Tout commence, ainsi que la plupart des choses, par une chanson.Au commencement après tout, étaient les paroles, et elles s'accompagnaient d'un air. Voilà comment fut créé l'univers et divisé le néant, comment les terres et les étoiles, les rêves et les petits dieux aussi bien que les animaux firent leur entrée dans le monde. Ils furent chantés"

Gros Charlie commence mal sa vie... Enfin, c'est son père qui lui commence mal sa vie. Il lui fait honte. Il le "ridiculise" aussi. Déjà son surnom. Il n'a jamais été gros, mais une fois que son père le surnomma de la sorte, tout le monde en prit le pli.

Gros Charlie par la suite n'arrange rien. Il va jusqu'à se tromper d'enterrement au cimetière, déclamant sans conviction un hommage posthume à son père devant une tombe qui n'est pas la sienne.. Même mort, son père le tourne en dérision...

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mardi, 24 avril 2007

Agent Ben : La Compagnie de l'Arcade te réclame !

medium_spectacle_20Corpus2007-5.3.jpg... du moins ton point de vue ! Eh oui, personne n'oublie, le compte rendu que tu as promis :-) !Alors surtout, tu copies pas sur moi, non mais !

Sophie Torresi (tu sais, celle qui a joué Corpus Eroticus), et Virginie Deville (autre comédienne de la compagnie) aimeraient beaucoup savoir ce que tu en as gardé, de cette représentation.

Allez, rappelle-toi ces lumières rouge-orangé, rappelle-toi cette ambiance intimiste... Rappelle-toi...

Je me rappelle de ce soir-là...

Je me souviens que c'était la première sortie que je faisais depuis bien longtemps..., depuis la fin d'une histoire...

Je me souviens que j'ai accepté parce que c'est toi qui m'a convaincu d'y aller...

Je  me souviens de m'être dit : " Allez, Corpus eroticus, ça te changera les idées."

Je me souviens qu'il faisait beau pour un mois de mars et qu' on s'est baladé d'un pas léger tous les deux de la place de l'Hôtel de Ville jusqu'à cette rue de Flavigny où se cache le théatre de La Manufacture.

 Je me suis souvenu que c'était la deuxième fois que je sortais après ma rupture et pas la première. En effet j'avais déjà pu apprécier au théâtre Jean Vilar le travail de la Compagnie de l'Arcade sur Faust, une bande dessinée dont les dessins avaient été mis en scène sur grand écran et pour laquelle Sophie Torresi (qui m'avait fait très peur) faisait la voix du diable. 

Nous sommes arrivés à la Manufacture, avons été bien accueilli par un café ou une infusion au gingembre, chaud, très chaud.... Je me laissai tenter par l'infusion. oh ! faux ! c'était un café ! :-)

Je me souviens t'avoir accompagnée dignement jusque dans la salle, pour me précipiter sur la meilleure place (surtout qu'il n'y en avait pas)  et là, deuxième surprise (le gingembre commençant à faire son effet) (surtout celui de l'infusion que tu n'as pas bue) les ouvreuses nous demandent de bien vouloir les suivre derrière la scène. Diantre ! me dis-je, si je dois payer de ma personne dans ce spectacle je crois que je n'vais pas me sentir bien !

En fait nous nous installâmes alors sur des tabourets, dans des boxs, dans la pénombre, oui là, à Saint Quentin, j'étais au peep show ! Plus tristounet du tout, j'attendais avec une excitation soudaine, ce qui allait se produire... Et magie du spectacle : là, devant moi, derrière la vitre sans tain, une créature de rêve en lingerie rouge, escarpins assortis,

 Je pouvais scruter derrière ma vitre sans tain, le diable dans la peau, les jolies formes de la comédienne. Je me pris vite au jeu. Mais le choc de la nudité passé, doucement, le corps nu, appétissant, vint me  parler. D'un seul coup la comédienne, l'air grave, se colla à ma vitre. Le jeu était devenu pour moi honteux. Je ne voyais plus la sensualité du corps de la comédienne, mais je l'écoutais parler de  ce corps qui, oui, avait une âme. Son monologue sur sa vie quotidienne était alors complètement décalé, voir touchant. Entendais-je vraiment ce qu'elle voulait dire? Peut-être pas, mais je l'écoutais alors religieusement.

A la fin du spectacle (court, une demi-heure) les spectateurs hommes pris par surprise étaient comme moi touchés, redevenus des  petits enfants. La mise en scène très originale de Virginie Deville avait fait son effet. Elle nous a ramené à nos premiers émois face aux femmes des magazines, de celles qu'on ne considérait alors que comme des images.

La Manufacture, j'y retournerai !

AGENT BEN.

lundi, 23 avril 2007

Avis de recherche

Ami(e)s lecteur(trice)s,

J'ai besoin de votre aide...

Je recherche quelques auteurs de littérature japonaise contemporaine, dans la lignée de Natsuo Kirino....

J'attends vos suggestions avec impatience en commentaires, merci !

Absolu